jeudi 9 février 2017

De Force de Karine Giebel

Présentation de l'éditeur : « Le temps de l'impunité est révolu. Le temps des souffrances est venu. » Elle ne m'aimait pas. Pourtant, je suis là aujourd'hui. Debout face au cercueil premier prix sur lequel j'ai posé une couronne de fleurs commandée sur internet. Car moi, j'ai voulu l'aimer. De toutes mes forces. De force. Mais on n'aime pas ainsi. Que m'a-t-elle donné ? Un prénom, un toit et deux repas par jour. Je ne garderai rien, c'est décidé. A part le livret de famille qui me rappelle que j'ai vu le jour un 15 mai. De mère indigne. Et de père inconnu. Lorsque j'arrive devant la porte de mon ancienne chambre, ma main hésite à tourner la poignée. Je respire longuement avant d'entrer. En allumant la lumière, je reste bouche bée. Pièce vide, tout a disparu. Il ne reste qu'un tabouret au centre de la pièce. J'essuie mes larmes, je m'approche. Sur le tabouret, une enveloppe. Sur l'enveloppe, mon prénom écrit en lettres capitales. Deux feuilles. Ecrites il y a trois mois. Son testament, ses dernières volontés. Je voulais savoir. Maintenant, je sais. Et ma douleur n'a plus aucune limite. La haine. Voilà l'héritage qu'elle me laisse.



Je tiens à dire que je voulais un Giebel "soft".

Oui parce que début d'année, je me sentais un peu fébrile, voire fragile. Et déjà, une Yumiko qui débarque genre : t'as vu ? on n'a pas lu un Karine Giebel. Oui mais on avait dit pas la torture bordel ! Effectivement, on peut dire gentiment que question torture physique. Ca va, le contrat est plutôt bien respecté dans le sens où on peut dire qu'il y a moins de dix litres de sang dans le bouquin. On peut dire qu'il est soft.

Sauf qu'il y a tout le processus mental derrière. Et Croyez moi, elle n'a pas lésiné du tout madame Giebel. Je me suis retournée la tête au moins un million de fois, je pense qu'on a lu vite tout de même avec Yumi (quoique pas si vite pour notre rythme habituel). J'avoue qu'on a eu des coups de mous car pas mal d'interrogations mais alors, dès qu'on était parties.... On avait clairement du mal à nous arrêter. !


Pour un soft, j'ai bien dérouillé tout de même.

Je pense que jusqu'à la fin, savoir qui était le méchant, qui était qui, qui en voulait à qui.... J'ai dû abandonner l'idée de me projeter dans les personnages car à chaque page, Karine Giebel a tenté de me destabiliser. Et je dois dire qu'elle y est arrivé comme toujours : avec panache. Je dirai bien que c'est agaçant, mais c'est évidemment ce qui nous fait revenir et lire comme des forcenées chaque tome que l'on trouve.

Mes recommandations ? Ne pas lire à Halloween. Ou seules dans votre maison plein de bruits. Cela vous ferait du mal inutilement alors pourquoi se donner le bâton pour se battre ? Lisez du Giebel entre amis comme un bon film d'horreur ou un bon film gore. Car un esprit qui psychote. C'est déjà pas mal. Mais deux qui s'entraînent.....

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