jeudi 17 novembre 2016

Le matin en avait décidé autrement de Salomé Vienne


Présentation de l'éditeur : Éda et Théo avaient tout pour être heureux. Des gamins comme les autres, qui jouaient à se faire peur en se racontant des histoires au pied du grand châtaignier. Un jour pourtant, Éda disparaît sans laisser de traces. Et tout le monde oublia l’arbre, Éda et ses rêves étranges. Tous, sauf Théo… Commence alors pour lui l’expérience du doute, l’adolescence puis l’âge adulte. Mais de l’autre côté des mondes, prisonnière de la cellule 222 du Centre de tests génétiques de l’Empire, Éda vit encore et lutte, chaque matin, pour un fol espoir : retrouver Théo et lui confier sa dernière histoire, celle de sa survie… Salomé Vienne nous entraîne aux confins des mondes, là où l’impossible et le merveilleux se rencontrent pour forger un récit hypnotique.





Poétique !

C'est le tout premier mot qui me vient quand je veux résumer ce roman. Il est poétique. L'écriture de ce livre est magnifique et je dois dire que c'est rare que le style soit aussi soigné pour un roman jeunesse donc. Il faut le faire remarquer, le souligner, le surligner. Ce roman est un plaisir des yeux, pour sa couverture. Pour son écriture (et son histoire aussi, mais nous y reviendrons). Aussi, lorsque mes copines de choc m'ont demandé de lire ce roman en partenariat avec les Editions Memnos, forcément, j'ai eu hâte de m'y coller. Et pourtant, nous avons pris notre temps, Ptitelfe et Livrement vôtre  . Peut être avions nous eu peur de gâcher cette lecture. Peut être est ce aussi pour la savourer à sa juste valeur.

Quand nous avons lu ce roman, j'ai redécouvert le plaisir de lire à haute voix certains passages, voire même de relire certains passages pour en découvrir la musique. Quant à l'univers, on ne parvient absolument pas à deviner ce qui semble réel ou pas. Et j'ai envie de dire qu'on s'en fiche un tout petit peu. Puisqu'on est bien dans ce livre qui ressemble à un rêve.


Deux personnages qui ne cessent de vouloir se retrouver.

La beauté de ce livre reste aussi dans l'incarnation de ces deux personnages : Théo et Eda. Ils vivent dans deux mondes séparés mais ne cessent de vouloir se retrouver. Ils ont leur monde propre ce qui leur permet d'échanger. Ils sont séparés et cela n'est pas si grave en fin de compte, tant que Théo parle pour Eda et qu'Eda puisse raconter à Théo.

Quant à tout ce qui se passe. On se demande constamment quelle est la chronologie, ce qui appartient à notre monde ou pas. C'est comme se réveiller d'un rêve et de se trouver à la frontière de deux réalités. Sauf que l'auteure, Salomé Vienne poursuit cet état pendant près de 350 pages.

En bref : Un grand merci aux Editions Memnos pour ce livre de qualité. Je n'en doutais absolument pas quand on m'a proposé cette lecture mais j'ai été encore plus agréablement surprise. J'espère voire d'autre jolies choses de l'auteure.

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