vendredi 29 juillet 2016

Meurtres pour rédemption de Karine Giébel



Présentation de l'éditeur : Si jeune, Marianne devrait être insouciante et rêver à l'avenir, des projets plein la tête. Mais son seul rêve, c'est la liberté. Car Marianne est en prison. Perpétuité pour cette meurtrière. Indomptable, incapable de maîtriser la violence qui est en elle, Marianne refuse de se soumettre, de se laisser briser par l'univers carcéral sans pitié où elle affronte la haine, les brimades, les coups, les humiliations. La tête haute, toujours. Elle s'évade parfois, grâce à la drogue qu'elle paye en nature, grâce aux romans qu'on lui laisse lire, grâce à ses souvenirs aussi. Grâce au bruit des trains, véritable invitation au voyage. Elle finit par apprendre l'amitié, la solidarité, et même... la passion. Mais sans aucun espoir de fuir cet enfer, hormis dans ses rêves les plus fous. Et puis un jour, l'inimaginable se produit. Une porte s'ouvre au parloir. Trois hommes, trois flics lui proposent un odieux marché, lui offrant une possibilité de quitter ce purgatoire. Mais en échange de sa liberté elle devra tuer pour eux. Des derniers meurtres à commettre… pour rédemption.





Je pensais que j'avais un certain coffre pour lire n'importe quel Giébel.

Waouw. Je savais que la dame aimait nous mettre de la noirceur humaine plein les mirettes. Mais là, sérieux. On a été loin, très loin. Marianne est une femme condamnée à quelques dizaines d'années de prison pour avoir tué des gens. Et on se dit que la prison, c'est pas mal. Mais quand on voit tout ce qu'elle subit en prison, de la part des gardiens, des prisonniers, de tout ceci, on se dit que personne ne mérite cela. Et à chaque page, on va beaucoup plus loin dans l'horreur et on comprend aussi pourquoi Marianne paraît tellement asociale.

Parce qu'elle a dû se faire une carapace. Parce qu'on croit qu'elle est horrible alors qu'en fait elle est paumée. Parce qu'on se met à compatir pour elle, puis à l'aimer et enfin, on souffre pour elle. Tout le temps. Et c'est pas un livre à 200 pages. Je me suis couchée pendant une semaine en ayant peur littéralement sur ses chances de survie. Et j'ai été libérée d'avoir terminé ce livre. Car c'est la fin que je voulais (même si j'ai pleuré ma race. Merci encore Karine pour ces sillons sur ma peau à chaque lecture).


Je pensais que niveau psychologie des personnages, j'avais vu pas mal de choses.

Mais je ne pensais pas qu'on pouvait aller si loin. Et même que sur ce coup là, même si je comprends à quel point cela a servi l'histoire. Si je comprends à quel point on a pu jouer avec nos sentiments et que cela nous a permis de ressentir tout cela. Et bien je pense qu'on a été trop loin. C'est quelque part comme si on vous forçait à regarder les pires horreurs. Comme si on vous forcer à voir des choses qu'on ne voulait pas voir. Il y a quelque part un vrai traumatisme à lire ce livre et je suis très contente de ne pas l'avoir lu seule. Car le fait d'en parler m'a permis de prendre du recul.

En bref : c'était génial mais ce n'est vraiment pas à mettre dans toutes les mains (je pense à vous, parents d'ado, genre). Non, et habituez vous aussi à lire du psychologique avant. Parce que là on va très très loin. Et du coup, vous risquez de vous brûler les yeux. 

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