jeudi 7 juillet 2016

Beyond Evil,Tome 1 de Miura et Ogino


Présentation de l'éditeur : Quand Gôta Terajima décide de porter secours à un camarade de classe que les dettes mettent en danger de mort, il ne se doute pas de ce qui l’attend. Le fougueux jeune homme se retrouve plongé dans un monde au-delà des apparences, où le temps est la seule monnaie qui compte et où les forts se nourrissent littéralement de la vie des faibles : il existe des immortels aux pouvoirs surhumains capables de transférer des années de vie d’une personne à l’autre. Gôta ne pourra compter que sur l’aide du puissant Victor pour l’initier aux rouages de cette société de l’ombre dont il est l’un des maîtres. Mais cet homme aussi dangereux que charismatique cache de lourds secrets. Et on ne parvient pas au sommet sans se faire des ennemis mortels...






Un premier tome qui m'a bien rappelé ma série Chouchou : Eiji the Psychometrer

Et il en fallait pas mal pour égaler un peu, dès le premier tome cette série là ! C'est pour vous dire dès de départ la qualité de ce manga. Pour faire court, nous suivons les aventures de Gôta, un lycéen (à vue de nez). Il va pour aider un de ces petits camarades de classe alors qu'il semble réellement pas bien et que tous les autres l'ignorent. Gôta a l'air d'un petit caïd qui utilise ses poings pour la bonne cause. Et on se rend compte qu'il est sous les ordres de Victor, une espèce de démon, d'esprit (maléfique ou bénéfique, telle est la question) qui l'a choisi justement pour son comportement.

Ainsi, avec lui, on découvre l'envers du décors. On est dans un monde où la faiblesse de chaque humain est automatiquement exploitée. J'ai l'impression que l'auteur considère un peu la population japonaise comme des chiffes molles, ni plus ni moins. Et dès qu'il y'a une personne qui flanche un peu, un démon (celui là vraiment maléfique), vient lui piquer tout ce qu'il a. Et quand je parle de ce qu'il a, ce sont des années de vie, la véritable monnaie des marchés démoniaques.


Un manga plus profond qu'on ne le croit.

Car oui, s'il y a un monde obscur derrière notre monde, une belle critique de notre société se cache derrière ce Seinen. Déjà, le truc le plus évidement, l'arbre au milieu de la forêt, c'est que les gens ont perdu la volonté de se battre. Ainsi, lorsqu'on leur apprend qu'on peut négocier des années de vie contre de l'argent, et que le démon les arnaque, et  bien il ne se révoltent que moyennement. Le pendant c'est que leur vie n'a pas l'air de coûter grand chose. On brade ses années de vie contre peu d'argent en fin de compte. Et surtout on monétise sa vie ! C'est fou ! (et c'est ce que pense notre héros bien entendu).

Ainsi, en fréquentant Victor, Gôta mesure la folie humaine, mesure à quel point les gens sont désespérés parce qu'ils ont des dettes, parce qu'ils jouent de l'argent (et après des années de vie), parce qu'ils n'arrivent pas à trouver du travail. D'un autre côté, il y a des gens fortunés qui négocient de retrouver des années de vie, contre de l'argent. Et que c'est un vrai business. Il se rend compte aussi que Victor est un peu filou, tout de même, qu'il ne faut pas toujours lui faire confiance. Qu'il faut se méfier d'une promesse d'un démon, qu'il soit gentil ou non.

En bref, merci à la Masse critique de Babélio pour cette découverte car bien entendu, je prendrai la suite, et avec un grand plaisir. C'est un premier tome très divertissant mais aussi en même temps très profond. J'ai hâte de voir comment l'intrigue va se développer. Il va de soit mes chers lecteurs, que vous êtes maintenant un peu obligés de le lire aussi. Parce que j'ai mis en gage vos années de vie *oups*

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