jeudi 9 juin 2016

Ganesha : Mémoires d'un homme-éléphant de Xavier Mauméjan






Présentation de l'éditeur : Londres, fin du XIXe siècle.
Qui est réellement Joseph Merrick, celui qu'on surnomme « l'Homme-Eléphant » ? Homme ou bête ? Monstre de foire ou curiosité scientifique ? Une simple anomalie de la nature ou... un dieu ?
Lorsqu'il rédige ses Mémoires, il n'a pas trente ans et réside depuis quelques temps à l'hôpital de Whitechapel sous la protection du médecin Frederick Treves. Un refuge qui lui permet d'observer les splendeurs et misères de la capitale, et de mener l'enquête : quatre affaires, précisément, soit autant de saisons dans une année. De leur résolution dépendra peut-être plus que son destin, car « le monde s'efface dans les rêves de l'éléphant... »
Je suis Ganesha, le dieu éléphant, et les horreurs du monde savent trouver ma maison.




Entre l'envie de découvrir l'auteur et l'envie de découvrir le personnage.

Rha mon cœur balance encore. Le Ganesha, il me faisait de l'oeil depuis quelques temps déjà. Mais vous savez ce que c'est, lorsque vous avez une bibliothèque à lire, on trouve toujours le moyen dese procurer un petit poche, comme ça pouf à la volée. Et donc, lorsque j'ai reçu Ganesha, je n'avais en tête que le film : Elephant Man avec le fameux cri : je ne suis pas un monstre, je suis un être humain (ce film est une tuerie d'ailleurs, courrez le visionner). Et donc, la surprise fut totale en lisant Ganesha, car l'auteur a décidé de nous faire découvrir un autre visage de John.

Pour ce faire, il divise son roman en quatre longues nouvelles qui correspondent chacune à une saison. Vous allez me dire, suivre cet homme malade pendant une année, dans un hôpital, voilà qui ne sera pas très palpitant. Mais Xavier Mauméjan arrive à transcender cette maladie et à nous le faire voir sous différents aspects.


Entre divinité et esprit brillant.

C'est exactement cela. John Merrick a d'abord été considéré comme l'incarnation vivante du dieu Ganesh, le dieu Elephant, par une partie de la population. Et ces gens viennent ainsi à l'hôpital spontanément pour leur parler de leurs problèmes. Et certains de ces problèmes sont en fait de véritables enquête policières. Aussi, John a cette espèce de devoir inné de les rassurer, de les bénir à sa manière, leur apportant un certain réconfort spirituel. Et là où il est génial, c'est qu'il ne prend pas du tout la grosse tête (sans mauvais jeu de mots). Il garde en lui cette humilité due à sa vie dans les freaks shows mais aussi à son handicap physique très lourd.

Toutefois, il arrive aussi à leur apporter un réconfort plus matériel, à sa manière. Il utilise son esprit brillant pour résoudre leurs cas et se fait petit à petit un nom dans la police. Ainsi, chaque saison va nous apporter son enquête différente, de la présentation à ladite enquête à sa résolution. C'est un peu comme un mini Sherlock et on se prend au jeu de la déduction et de l'enquête avec lui.

En bref : Xavier Mauméjan a réussi à transcender le mythe de l'Homme Eléphant pour nous le rendre beaucoup plus tangible, beaucoup plus passionnant, beaucoup plus humain. On en oublie son infirmité pour s'attacher uniquement à son esprit.

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