vendredi 30 octobre 2015

Oliver ou la fabrique d'un manipulateur de Liz Nugent traduit par Edith Soonckindt






Présentation de l'éditeur : Alice et Oliver Ryan sont l'image même du bonheur conjugal. Complices, amoureux, ils mènent la belle vie. Pourtant, un soir, Oliver agresse Alice avec une telle violence qu'il l'a plongé dans le coma. Alors que tout le monde cherche à comprendre les raisons de cet acte d'une brutalité sans nom, Oliver raconte son histoire. Tout comme les personnes qui ont croisé sa route au cours des cinquante dernières années. Le portrait qui se dessine est stupéfiant. Derrière la façade du mari parfait se cache un tout autre homme. Et lorsque le passé ressurgit, personne n'est à l'abri, pas même Oliver.








Un voile se lève petit à petit dans ce livre.

Le but du jeu est simple : Alice Ryan tombe dans le coma suite aux coups portés par Oliver. Pourtant, les deux ont l'air d'un couple parfait. Les proches s'interrogent et l'on apprend à connaître Oliver selon différents points de vue. On voit se dessiner des profils, des mystères et surtout on voit des divergences, des choses qui ne collent pas. Petit à petit, on devine puis on connaît Oliver, peut être mieux qu'il ne se connaît lui- même d'ailleurs.

Et plus on apprend à le connaître plus on comprend pourquoi il a frappé Alice, et plus on se demande pourquoi on n'a pas fait quoique ce soit avant. Entre tromperies de la part d'Oliver ainsi que les gens qui ont fermé les yeux tout au long de sa vie, est arrivé l'inévitable. Et le pire, c'est que cela n'a pas l'air de bouleverser autant les gens que cela.


Un véritable livre psychologique.

Et vous allez me dire que dans la vraie vie c'est comme ça. Et c'est vrai et c'est surtout ce qui fait la beauté de cette histoire. C'est qu'au fur et à mesure de notre enquête, on ne s'arrête plus. La machine s'enraye et on sait que rien mais rien n'empêchera la fin d'arriver. C'était inéluctable. Et on se perd littéralement dans ces témoignages de proches et on revient en arrière pour se préciser un point de détail.

Et en gros, pour un livre où il n'y a pas d'action réelle. Et bien c'est vraiment un excellent projet, surtout que c'est un premier roman. Il n'y a pas de fausse note du tout là dedans. Cela coule de source, c'est plaisant mais dérangeant, et surtout, indice suprême, on me l'a déjà piqué au boulot (deux fois).

En bref : grand merci comme toujours aux Editions Denoël de me fournir de la drogue de qualité. Cette sélection fait rêver, franchement. Et vous, si vous avez envie de tester la psychologie dans les méchants de l'histoire, tâtez de cette histoire là. Vous m'en direz des nouvelles.

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