mercredi 5 août 2015

Brutes dAnthony Breznican (traduit par Mathilde Tamae-Bouhon)





Présentation de l'éditeur : Pittsburgh, années 1990. Saint-Mike est un lycée catholique en perdition. Sa réputation désastreuse l’a transformé en décharge à délinquants et le corps enseignant a depuis longtemps baissé les bras, préférant fermer les yeux sur les agissements de certains élèves qui se livrent à un bizutage sans merci sur les plus jeunes. C’est au milieu de cet enfer que Peter Davidek fait son entrée en première année. Il se lie avec Noah Stein, un garçon plein de ressources portant une mystérieuse cicatrice au visage, et la belle et fragile Lorelei, qui rêve d’entrer dans le clan très fermé des filles populaires. À trois, auront-ils une chance de survivre à ce système scolaire cruel où l’on entre innocent et dont on ressort en ayant fait de l’intimidation et de la brutalité un mode de vie ?








En espérant que ce livre ne vous rappelle pas de souvenirs.....


Et oui, c'est toujours pareil quand on traite de lycée. On espère sincèrement, surtout quand c'est un roman aussi noir, aussi brutal, que cela ne vous ai pas arrivé. J'ai reconnu des personnalités dans ce livre. Des personnalités de mon adolescence. Et peut être me suis je aussi reconnue et pas forcément dans nos trois héros. Et ce qui rend encore ce roman si noir, c'est que ce n'est pas une caricature de ce qui peut se passer éventuellement dans un lycée. Non pas de caricature ici, juste à la rigueur une compilation de ce qui se passe. Réellement. Et on a tous vécu cela.

Oui, les rumeurs à l'école, le bizutage, le raquet, le copinage, le petit copinage, le harcèlement. Prenez n'importe quel environnement humain, avec des adolescents dedans. Vous aurez au moins un cas qui correspond. Et c'est pour cela que Brutes est universel et flippant à la fois. C'est sa tangibilité incroyable. Il est tellement humain.


Qui tirera son épingle du lot ?

Parce que ce roman est atypique, parce qu'on suit trois adolescents, cela ne veut pas dire que ce sont les héros de l'histoire. Personne n'est le héros. Et pour conduire un roman avec comme héros possible tous les élèves d'un lycée, il fallait une écriture assez....   Assez burnée. Allez, on se lâche ! Il fallait une parfaite maîtrise des évènements, des dialogues, des descriptions et des mises en scène. Pour éviter tous les écueils du genre. Et Anthony Breznican a réussi ce tour de passe passe. Et c'était bien joué !

En sommes, ce roman atypique n'aura pas de demi mesure avec vous, avec nous, avec tout le monde. Ou vous l'adorerez ou vous le détesterez. Il déchainera vos passions, quoique vous fassiez. Vous détesterez ce lycée, certains des élèves et vous en adorerez d'autres. Vous vous direz que cela vous rappelle des souvenirs, que vous avez entendu parlé de... Un jour... Par quelqu'un d'autre. Ce livre matérialisera tout cela aussi. Sans tomber dans le mélo, sans tomber dans la caricature. Il est juste, tout simplement.


Merci aux Editions Denoël d'avoir encore pioché juste avec votre envoi

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire