jeudi 7 mai 2015

Les morsures de l'ombre de Karine Giebel






Présentation de l'éditeur : Elle est belle, attirante, disponible. Il n'a pas hésité à la suivre pour prendre un dernier verre. A présent il est seul, dans une cave, enfermé dans une cage. Isolé. Sa seule compagnie ? Sa séductrice et son bourreau. Et elle a décidé de faire durer son plaisir très longtemps. De le faire souffrir lentement. Pourquoi lui ? Dans ce bras de fer rien n'est dû au hasard. Et la frontière entre tortionnaire et victime est bien mince...














Ma petite sucrerie gore du moment.

Vous le savez maintenant, avec Yumiko, quand on lit ensemble, c'est pour découvrir de nouveaux horizons. Cela débouche sur des thrillers bien tordus que je suis heureuse de vous faire découvrir mais aussi des fails énormes, des classiques et de la fantasy. Et c'est cela qui est magique. Quand la miss est revenu de son long voyage des Etats Unis, on s'était dit qu'on allait fêter cela avec un petit Karine Giebel, histoire de frissonner à mort pour reprendre de plein pied le boulot.

Je pensais qu'avec le Purgatoire des Innocents et Terminus Elicius, on avait déjà bien cerné l'auteur et que, du coup, pour nous surprendre, elle allait devoir mettre les bouchées doubles. Ma conclusion auprès les Morsures de l'ombre c'est que Karine Giebel ne doit pas dépenser un kopek chez les psy, car tous les traumas possibles, inimaginables et possiblement refoulés d'une personne, elle nous le produit dans ses romans. Et je suis assez contente pour elle parce qu'il n'y a pas de petites économies. Et pour nous aussi parce que j'ai passé deux soirées mais délicieuses à frissonner sous mon plaid. Mon patron aussi, d'ailleurs, car j'ai bossé comme une dingue hier pour rentrer à temps pour terminer mon livre. Giebel est une lutte constante contre le chômage (conclusion inutile de l'article)


Un enlèvement qui va vous torturer l'esprit

Oui parce que il n'y a qu'à la fin qu'on sait pourquoi il a été enlevé le monsieur. Pourquoi c'est lui qu'on a choisi et franchement, je peux vous dire que les 300 pages, elles étaient longues du coup. Pas longues je me suis ennuyée. Longue parce que le suspense me prenait au corps à chaque instant. Grâce à la magie de l'auteure, je pense que j'ai soupçonné la terre entière et au fur et à mesure qu'elle m'enlevait des suspects, je râlais dans ma barbe pour échafauder une nouvelle théorie qui était loin d'être aussi tordue que l'auteure.

Et pourtant la torture psychologique dans ce roman, il y en a. Car comment raisonner une personne émotionnellement et psychologiquement instable qui se révèle être votre ravisseur qui a l'idée fixe que vous avez fait quelque chose de mal ? Et bien wallou ! Et pourtant, notre kidnappé a tout essayé : la séduction, l'humiliation, les hurlements. Tout y est passé pour la déstabiliser. Mais cette femme fatale a été un roc du début à la fin et franchement... Voilà quoi


La torture physique a été aussi présente. Largement.

Ce qui est bien avec Karine Giebel, c'est qu'on peut réviser son évantail à supplices. Mais oui, c'est bien pratique tout de même ces petites bêtes. Donc maintenant, je sais comment tirer une balle dans une épaule, électrocuter quelqu'un, le priver de manger, l'empoisonner et l'entraver. Avouez que c'est pas mal non ?

Sans compter que tous les jours de privation sont bien décrits avec en parallèle les enquêtes de la Police pour retrouver le kidnappé. Et ils galèrent les pauvres bougres. On ne cesse de leur demander de se presser jusqu'à la fin (que je ne vous raconterai pas. Y a pas de raison). Aussi, très bonne pioche dans ce roman. Je pense qu'on va se faire aussi la bibliographie de l'auteur afin de vous dire quel est le pire du pire dedans :)

1 commentaire: