vendredi 24 avril 2015

Jour de feu de René Barjavel




Présentation de l'éditeur : C’est l’été. Le village de Collioure se prépare pour la fête du Roussillon. L’air sent le pastis et le melon. Les vieilles Catalanes vêtues de noir croisent les Parisiennes en bikini.
Deux nouvelles courent parmi la foule : hier, Barabbas a été emprisonné. Et pendant la nuit les gardes de Caïphe ont arrêté Jésus. Les croix dressées sur la colline attendent les prisonniers.
Tandis que Judas boit un demi au café, Pilate débat avec Caïphe pour savoir lequel de Barabbas ou de Jésus sera gracié. Un avion tourne sur la ville et laisse tomber des tracts : Libérez Barabbas!
Où sommes-nous? En quel temps? C’est l’éternité d’une histoire tragique, toujours présente, en tout lieu et en tout temps…
Jour de feu de René Barjavel, roman inclassable et fascinant, révèle un autre visage du maître du fantastique et de l’anticipation.










On m'a dit j'ai du Barja en stock, j'ai dit je prends.

C'est un résumé de mes mails très succins avec Célia des Editions Denoël qui m'a envoyé ma petite sélection pour le mois d'Avril. En farfouillant un petit peu parce que oui, je découvre la vie, j'ai compris pourquoi il nous publiait cette petite pépite, c'est que l'auteur travaillait lui même, fut un temps dans cette maison d'édition. Et là, vous allez me dire que je suis en partenariat avec les Editions Denoël et que Barjavel faisait partie de la même maison d'édition. Cela sent la chronique un peu commerciale non ?

Regarde dans le livre, ô lecteur impatient et ignare qui me raconte cela ! Un René Barjavel, cela ne se refuse JAMAIS à la lecture. Ravages, L'Enchanteur, La nuit des temps, le Diable l'emporte... Autant de romans qui ont marqué une génération (et les prochaines) de manière incroyable. Barjavel, c'est une montagne d'idées toutes plus originales les unes que les autres. C'est une plume qui défit les genres. C'est un style qui vous touchera directement à l'âme.

Alors oui, je l'ai pris. Et en même pas deux heures. Je l'ai lu, littéralement aspirée par Jour de feu qui prouve encore une fois que ce mec avait du génie. Et pauvre de moi, je dois rendre une chronique qui sera toujours en dessous de son niveau à lui.


Le principe de Barjavel, tout ramener à ce qu'il connaît.

 On l'avait déjà bien vu dans les autres romans, et surtout dans l'Enchanteur où Merlin pouvait donner des boîtes de conserve tout en déambulant dans un roman courtois. Ici, on raconte l'histoire de Barrabas, le voleur qui a été gracié à la place de Jésus. Sauf que là, nous serons dans notre époque et dans le Roussillon. Je vous vois pencher la tête en me disant que l'auteur était complètement cintré de faire des anachronismes pareils.

Or, c'est tout là le génie. Car en mettant cette histoire dans un contexte autre, bien autre même, il sort du récit initial (la Bible) le contenu même de l'Histoire. Il nous la sublime entièrement et on se rend compte alors que l'intrigue en elle même est magique car elle tient le coup, grâce aux adaptations de Barja, dans n'importe quelle époque. Cette histoire en devient résolument universelle. Et ça, mes amis, c'est extrêmement fort !

  1. Alors, pourquoi a-t-il décidé de nous faire un cours de cathéchisme ?

J'ai envie de te dire que je n'en sais rien et qu'en fait, tant qu'il écrit un bouquin, m'en fiche un peu. Mais au delà de l'histoire même, Barjavel nous montre les idées encore bien actuelle qu'elle illustre : à savoir les manipulations politiques, la trahison, et autres joyeusetés qui ont lu lieu jusqu'à la mort de Jésus et de Barrabas. Cela montre que l'histoire est un éternel recommencement. Cela montre aussi qu'à la rigueur, il aurait été excellent en cours de cathé, il ne faut pas le nier. Mais c'est surtout, surtout un excellent conteur.

Et c'est cela qui fait toute la différence dans ce récit. C'est le conte, le pouvoir de raconter une histoire par René Barjavel. Nous avons l'impression qu'il est tout prêt et qu'il nous raconte tout, parce qu'on lui a demandé d'écrire une histoire lors d'un goûter.

En résumé, oui encore un livre à vous mettre sous la dent mais il est tellement bien. Encore merci les Editions Denoël de nous avoir fait cette réédition. La couverture y est magnifique :)

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