jeudi 19 mars 2015

Un éclat de givre d'Estelle Faye



Présentation de l'éditeur : n siècle après l’Apocalypse. La Terre est un désert stérile, où seules quelques capitales ont survécu. Dont Paris.
Paris devenue ville-monstre, surpeuplée, foisonnante, étouffante, étrange et fantasmagorique. Ville-labyrinthe où de nouvelles Cours des Miracles côtoient les immeubles de l’Ancien Monde. Ville-sortilège où des hybrides sirènes nagent dans la piscine Molitor, où les jardins dénaturés dévorent parfois le promeneur imprudent et où, par les étés de canicule, résonne le chant des grillons morts. Là vit Chet, vingt-trois ans. Chet chante du jazz dans les caves, enquille les histoires d’amour foireuses, et les jobs plus ou moins légaux, pour boucler des fins de mois difficiles.
Aussi, quand un beau gosse aux yeux fauves lui propose une mission bien payée, il accepte sans trop de difficultés. Sans se douter que cette quête va l’entraîner plus loin qu’il n’est jamais allé, et lier son sort à celui de la ville, bien plus qu’il ne l’aurait cru.







De toute beauté !

Comme ça, c'est fait, vous êtes au courant que c'est un coup de cœur !  Ce roman m'a déjà attirée très fortement pour plusieurs raisons. Tout d'abord, c'est Estelle. Une auteure qui s'amuse avec moi par ses différents écrits. Quand ça coince ou quand ça charme, mais dans tous les cas, c'est un univers, c'est une plume qui ne peut qu'accrocher mes yeux. C'est son univers qui fait tout et lorsque j'ai vu la couverture d'Eclat de givre, je savais que c'était un livre qu'il allait me falloir dans ma bibliothèque, dans ma tête, dans mon blog. Et pourtant, je n'avais pas lu encore la quatrième. Mais quand je l'ai lue....

Certes, c'est Paris, une ville que je ne porte particulièrement pas dans mon cœur. Parce que je n'y vais que pour raison professionnelle. Parce qu'il y a tellement de monde pour mon petit tempérament d'ermite (et puis Lille, c'est tellement mieux dites). Parce qu'il y a du jazz, une musique qui me fait vibrer depuis que je suis toute petite. Et puis parce que c'est de la science fiction. Un style généralement plus musclé. Mais à la manière d'Estelle, c'est tout un poème.


Un anti héros qui changera tout aussi.

Enfin, il y a Chet. C'est un garçon qui chante des tubes de Jazz dans des bouigues bouigues. C'est le type même du gars égoïste qui m'a rappelé certaines personnes de mon entourage. Et pourtant, il a le coeur lourd par son passé, par des actes manqués, par sa vie en elle-même. Il doit prendre une décision, un contrat, qui le mènera à rencontrer des personnes mais surtout à enquêter sur une nouvelle drogue et sur le climat caniculaire de Paris.

C'est tout sauf un héros et pourtant, il devra agir comme tel. Et ce sont ces fêlures qui font tout. Car on le suit, on l'aime bien, mais on fait aussi ce qu'on peut pour ne pas s'attacher car on sait qu'il est capable de partir au loin sur un coup de tête ou pour servir ses intérêts. Je suis persuadée que vous avez dans votre entourage au moins une personne ainsi, c'est un personnage universel. Et pourtant, grâce au jazz, Chet m'a fait vibrer, m'a fait aimer certains de ses aspects. Et je fus triste de le quitter à la fin du livre en ne m'y attendant pas du tout. Alors j'ai mis un album de jazz et tout fut bien.

En bref : si vous avez peur de tester de la science fiction, si vous voulez un peu de musique dans votre vie, un peu de Estelle Faye aussi. Foncez ! Ce livre, dans tous les cas, ne vous laissera pas indifférent, j'en suis sûre

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