lundi 23 mars 2015

Petit Joueur de Jason Starr traduit par Frédéric Brument

Présentation de l'éditeur : Plongée d'un réalisme criant dans le Brooklyn des années 80, Petit Joueur brosse l'implacable «portrait d'un jeune homme qui se noie».
Brooklyn, 1984. Alors que la mode disco est balayée par la déferlante hip-hop, le jeune Italo-Américain Mickey Prada, lui, n'a guère envie de danser. Avant même sa majorité, il doit trimer dans une poissonnerie pour subvenir à ses besoins et à ceux de son père, un ancien joueur invétéré malade d'Alzheimer.
Pourtant, Mickey a d'autres ambitions : il économise depuis des années pour payer ses études et vivre enfin sa vie. En attendant, il arrondit ses fins de mois en collectant des paris pour un bookmaker. Et, lorsqu'un client aux allures de mafioso lui demande de jouer pour lui, il n'ose pas refuser, quitte à mettre le doigt dans un engrenage dangereux...
Pour se libérer, enfin de l'odeur de poisson et de poisse qui lui colle à la peau, Mickey va alors miser sur un coup bien plus grand que ses économies : son avenir.









Attention, musique de fond : Le Parrain.

Tous les ingrédients sont là.  Un petit gars de Brooklyn, les années 80, une poissonnerie, le nom de Mickey, un mec qui s'amène genre mafioso, des paris, des espoirs, des choix. Et si on se rend service, tout ça tout ça. Franchement, cela s'annonçait très bien, j'étais dans l'ambiance puisque j'avais mis la musique. J'avais aussi coupé le smartphone, internet, la totale. Et l'auteur décrit bien cette époque, même si en fin de compte, elle apparaît presque intemporelle. C'est fou. Les années 80 sont si proches mais elles paraissent presque archaïques quand on y pense. Les gens s'appelaient sur le fixe, par exemple et tout y paraît plus lent.

Mais je me disperse, car je me demande comment mes enfants verront ce livre. Mieux ou pas ? Personnellement, je ne pense pas qu'il vieillira mal et c'est sûrement un très bon point. Par contre, je ne pense pas que les gens pourront se situer dans ce livre car la toile de fond m'apparaît tout de même bien légère.


Un bon moment de détente.

Sisi, même si le livre est léger. Déjà parce qu'il n'a pas beaucoup de pages. Mais aussi parce que l'intrigue ne vaut pas non plus un truc énormissime, j'ai passé un très bon moment pendant ma pause déjeuner, comme l'impression de vivre d'un coup hors du temps. Tout simplement de faire une pause et c'était aussi le but recherché.

Mon seul regret au final, c'est un peu le fatalisme du roman. Non pas que je ne m'attendais pas à un roman noir. Mais j'ai pu deviner chaque mauvais tournant, ce qui m'a un peu gâché la surprise je dois dire. J'aurai aimé une petite prise de risque de l'auteur. Sûrement pour la prochaine fois.

Un grand merci pour les Editions Denoël pour la découverte.

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