lundi 9 février 2015

Terminus Elicius de Karine Giebel





Présentation de l'éditeur : Istres-Marseille. Pour Jeanne, la vie est ponctuée par cet aller-retour ferroviaire quotidien entre son travail de gratte-papier au commissariat et la maison de sa mère. Elle attend néanmoins qu'un événement vienne secouer le fil de son existence: un regard, enfin, du capitaine Esposito? La résolution, peut-être, de cette ffaire de serial killer qui défraie la chronique phocéenne? "Vous êtes si belle, Jeanne Si touchante et si belle." Ce soir-là, une lettre, glissée entre deux banquettes, semble combler toutes ses espérances. Un peu trop, même. Car derrière le mystérieux soupirant se cache le meurtrier tant recherché par la police. Commence alors une correspondance amoureuse qui, pour Jeanne, n'aura de terminus qu'au bout de l'enfer...








Je ne vous présente pas les pourquoi du comment je lis un Karine Giebel.

En fait si. C'est l'histoire d'un message sur Facebook de l'amie Yumie qui me sort qu'elle va lire la semaine d'après un Karine Giebel. Et de ses yeux de chat potté, genre : on le lit à deux ? Moi, forcément, plus attirée par l'auteure que par les yeux de chat potté, il faut dire, j'ai dit oui de suite. Deux jours plus tard, le roman arrivait à la maison. Une semaine plus tard, il était lu. Et depuis ce matin, ma marraine le lit.

Donc oui, je vous fais un paragraphe aussi important qu'inutile mais cela fait partie de l'aventure. A l'image du train du roman. C'est un livre pris au hasard, une très bonne pioche, deux ou trois soirées superbes à jongler entre des lectures, et une histoire complètement barrée.



Oui parce que les personnages de ce roman....

Parlons de Jeanne, la nénette complètement barrée du roman ! Elle vérifie tout et demeure très introvertie. Elle vit encore chez sa mère et ne vit que dans la routine, transparente. C'est le genre de fille qu'on se dit qu'elle va péter un câble un de ces jours. Et pourtant, elle travaille dans un commissariat et elle n'a pas d'histoire. Mais si, en fait, elle en a une (qu'on va développer dans tout le roman). Elle a surtout une grande part d'ombre que le tueur qui va la contacter par lettre va exploiter, va mettre en exergue, jusqu'à ce qu'elle développe une forme d'amour envers lui.

Car oui, elle trouve une lettre dans son train, une lettre d'un tueur en série qui lui parle, chose que personne ne fait d'habitude. Ainsi, elle va se retrouver sans le savoir à le comprendre,à le couvrir et à l'aimer. C'est le syndrome de Stockholm vu par Karine Giebel et je trouve cela génial pour un premier roman.

Ainsi, l'ambiance est carrément malsaine, tous les personnages partent en vrille et c'est aussi pour cela que c'est totalement addictif. On se demande littéralement comment tout ce beau monde va s'en sortir. Comment d'ailleurs est-ce possible qu'ils s'en sortent. Mais je vous rassure, comme l'indique le titre, il y a une fin. Mais peut être pas aussi bonne pour tout le monde. C'est un Karine Giebel, en sommes ;)

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