mercredi 28 janvier 2015

Le Paradoxe de Fermi de Jean-Pierre Boudine


 Présentation de l'éditeur : Dans son repaire situé quelque part à l’est de l’arc alpin, Robert Poinsot écrit. Il raconte la crise systémique dont il a été témoin : d’abord le salaire qui n’arrive pas, les gens qui retirent leurs économies, qui s’organisent pour trouver de quoi manger, puis qui doivent fuir la violence des grandes villes et éviter les pilleurs sur les principaux axes routiers. Robert se souvient de sa fuite à Beauvais, de son séjour dans une communauté humaniste des bords de la mer Baltique et des événements qui l’ont ramené plus au sud, dans les Alpes. Quelque part dans le récit de sa difficile survie se trouve peut-être la solution au paradoxe de Fermi, à cette célèbre énigme scientifique : dans un univers aussi vaste que le nôtre, l’espèce humaine ne peut pas être la seule douée d’intelligence ; alors où sont les autres, où sont les traces radio de leur existence? Jamais auparavant l’effondrement de notre civilisation ne fut décrit de façon plus réaliste.







Diantre, je me suis encore faite avoir par une couverture.

On néglige souvent l'aspect d'une couverture de livre. Mais pourtant, cela reste le premier contact que vous avez avec l’œuvre. Et je dois dire qu'avec leur collection Lunes d'Encres, les Editions Denoël provoquent en moi des choses réellement bizarres, provoquant des lectures qui ne sont absolument pas prévues. Parce que bon, le titre fait un peu scientifique, l'auteur est français (quoiqu'en fait, cela m'a jamais rebouté). Et le paradoxe, en lui même, si vous le connaissez, c'est bien. Mais savoir si cela va évoquer quelque chose chez la majorité de la population. Là.....

Alors, faites comme moi, vous allez chercher vos informations. Le paradoxe de Fermi établit, en fait, qu'il y a une vie extra-terrestre. Et que si cette vie extra-terrestre existe, elle devrait déjà avoir pris contact avec nous.  Vous allez me dire : mais qu'est ce que je vais faire ce cela avec le synopsis donné par l'éditeur ? Et bien vous vous intriguez bien naturellement !

Et pourtant, on a cette couverture. Magnifique ! Glaçante ! Qui représente une montagne, un paysage hostile. Au dessus : une espèce de tourbillon venu d'ailleurs. Et au centre de la montagne, qui capte notre oeil : une lueur. Est ce une présence ? Un espoir......... Mais, on ne va pas s'arrêter à cette magnifique réalisation, nous allons ouvrir un petit peu ce roman.


La fin du monde approche ?

Nous retraçons ici le journal de Robert, un universitaire qui nous décrit, idée après idée, comment le monde s'est écroulé. Tout d'abord, une crise économique. Et puis, les infrastructures s'enraye et les hommes retournent petit à petit à un état brutal, limite sauvage. On sent la crainte de l'autre, la fuite vers des endroits moins peuplés, la lutte pour survivre sans technologie. On sent l'homme, un animal social, qui s'isole petit à petit, à l'image du narrateur. On sent aussi la vie au jour le jour qui s'installe.

C'est un roman avec lequel il vous faudra bien s'accrocher car tout est absolument possible. Il n'y a pas d'éclair dans le ciel, d'invasions extraterrestres hollywoodienne, ni même de scènes de combat absolument décapante. Vous avez le récit d'un homme lambda à qui l'on supprime un à un ses éléments de confort et qui doit réapprendre à survivre : sans maison, sans vêtements, sans chaussure, sans médicaments, sans internet, sans voiture, sans argent... La mise en place d'une société antérieure, une sorte de régression qui nous transforme, qui met à bat nos normes sociales.

Un récit bouleversant et franchement flippant. Mais on n'arrive plus à se décoller de ce livre. En le refermant, une foule de questions vous assailliront. Qu'est ce qui est possible ? A-t-on déjà commencé ?

Comme toujours, les Editons Denoël, vous avez fait extrêmement fort. Et je vous remercie de m'avoir proposé la lecture de ce livre.

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