dimanche 9 novembre 2014

Inquisitio de Nicolas Cuche

Présentation de l'éditeur : 1355. Le jeune Guillaume de Tasteville, envoyé au cachot pour être puni de sa jalousie à l’égard de son frère cadet, échappe au fléau qui emporte toute sa famille : la peste.
Vingt-cinq ans plus tard, c’est sous un nom d’emprunt qu’il parcourt les routes de la chrétienté, traquant les blasphémateurs, sorciers et autres hérétiques. C’est l’époque de l’Inquisition, et il en est un des bras armés. L’Église est déchirée par des luttes internes : en Avignon règne le pape Clément VII, un bon vivant, tandis qu’à Rome le pape Urbain VI prône une rigueur absolue. Dans ce contexte de schisme, les temps sont particulièrement troublés. Quand des meurtres sont perpétrés sur des prêtres – mutilés atrocement, ils sont cloués sur des croix, tête en bas –, celui qui se fait désormais appeler Guillermo Barnal n’a de cesse de retrouver les maudits qui osent commettre de telles horreurs. Son enquête le mène vers la belle et mystérieuse Madeleine, dont les cheveux de feu et le tempérament sauvage pourraient être des signes de sorcellerie… Mais le spectre de la Mort noire n’a pas fini de rôder. L’épidémie de peste est-elle une punition divine ? Un médecin idéaliste se dresse face à l’inquisiteur et veut lui prouver que l’on peut sauver les populations. Entre les deux hommes s’engage un bras de fer au cours duquel chacun va voir ses certitudes vaciller.



Entre roman historique et roman religieux. 

Ce roman, Inquisitio, a fait beaucoup parlé de lui car il est sorti en série... Je ne sais plus quand, je vous avouerai tout. Mais forcément, j'ai dû croiser une bande annonce qui traînait par là, j'ai vu le prix exorbitant du grand format et je l'ai pris quelques temps plus tard en numérique (parce que les lecture historiques, c'est aussi mon dada) Un an est quelques plus tard, me voici devant ma liseuse en me disant que j'allais passer un coup de balai dans ma PAL numérique, histoire de, la bête faisait à vu de nez moins de 500 pages. C'était tout bénéf' pour moi entre deux gros trucs.

Et en effet, on navigue dans le XIV° siècle, au moment du schisme entre les deux papes. Comme toujours, on voit deux papes franchement crégnos. Il y a des crimes de prêtres, de la Peste, une fille aux cheveux roux (c'est pour le côté sorcier), des juifs, des chrétiens.... Et une histoire de famille. Alors, vous me direz : c'est toujours la même chose en fait. Bah oui, mais c'est toujours dans les vieilles marmites qu'on fait les meilleurs soupes et Inquisitio ne fait pas exception à la règle.

C'était bien. Il y'avait du bon débat religieux avec un petit plus que j'ai bien aimé c'est à dire la sorcellerie qui pourrait être aussi une certaine notion de médecine. Bref. Nicolas Cuche a fermement tenu ses promesses et il a même donné le petit style qui vous dit que vous n'avez pas du tout perdu votre temps (on a appris des choses historiques tout de même, et c'est pas donné dans tous les romans historiques, croyez moi), et en plus on s'est diverti parce que....


Et bien oui, il y 'avait du thriller à la clé.

Alors certes, c'était pas une intrigue du siècle (nombre de pages oblige, de une, et puis franchement, de l'intrigue pour de l'intrigue.... Mouai bof) mais c'était suffisamment dosé pour que les détails historiques ne plombent pas l'ambiance, idem pour les enjeux religieux. Elle était franchement bien cette petite intrigue sur la Peste, Et l'auteur l'avait très très bien tournée. L'exercice de style n'était pas non plus ampoulé, je vous rassure, mais il était très bien dosé.

En somme ? Ce n'est pas un coup de coeur, ce n'est pas un roman inoubliable. Mais si vous avez des gens qui piétinent pour se lancer dans des gros trains genre les pilliers de la terre ou même Da Vinci Code parce que c'est du gros pavé et qu'ils ont peur. Et bien, donnez leur du Inquisitio (qui n'a rien à envier aux autres). Ce n'est pas un roman fleuve, c'est juste un roman pour vous détendre en vous cultivant.

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