mardi 14 octobre 2014

La Particule de Ray Lantset








Présentation de l'éditeur : John Carter, neurobiologiste émérite, n'a qu'une obsession : sauver son fils des ravages de la drogue. Après trois ans de recherche, il pense être arrivé au but. Mais son fils ne peut pas attendre plus longtemps car une nouvelle overdose l'a conduit à l'hôpital. John est convaincu que sa seule chance de rédemption est de lui administrer la Particule, sans attendre de nouveaux tests. Il est loin de se douter qu'il commet la pire erreur de sa vie…










Un livre d'ambiance plus que de héros.

Lorsque j'ai commencé les premières pages de la Particule, j'ai eu la même sensation que dans Watsburg de Cédric Ferrand. Cette impression d'être dans une bulle de savon et de se ballader dans l'univers en fur et à mesure de l'action. Car le but du roman, ce n'est pas réellement de suivre des personnes sauver le monde. Le but de ce roman est de suivre l'évolution d'un virus, selon un côté humain, de voir ses conséquences qui sont assez terribles.

Et la mission n'était pas facile pour Ray Lantset. En effet, le principe d'une bulle de savon, c'est que rien ne vous touche, ce qui paraîtrait totalement contraire à l'idée du roman : voir le côté humain d'une pandémie. Et bien, la sauce a pris car l'auteur a réussi à nous attacher à quelques protagonistes, de voir justement le côté humain de cette contamination (sans nous donner de réelles données scientifiques qui nous auraient déshumanisé le livre). De plus, à chaque évolution de ce virus, à chaque mode de propagation, il a réussi à nous faire soit un focus soit une vue d'ensemble d'un endroit ou d'une situation.


En sommes, un  roman qui serait très bien en adaptation cinématographique

En effet, Ray Lantset a une manière d'écrire qui ressemble beaucoup aux scénarii de films. On voit des plans, des actions, des moments de dialogues... Le rythme est assez soutenu, sans non plus qu'on en perde le souffle. Tout simplement parce qu'il prend bien le temps de nous montrer les rouages du système. Il prend le temps de nous démontrer (en nous rendant complètement paranoïaques d'ailleurs, chapeau l'artiste), les failles de notre système d'hygiène, ce qui rend totalement probable ce mode de contamination.

Car notre monde est totalement connecté et nos frontières ne sont plus du tout fermées aux microbes, à l'instar du Moyen Age où un virus se développait lentement. Maintenant, tout va beaucoup plus vite et la somme d'informations que l'on recueille nous fausse aussi notre jugement car nous n'avons malheureusement plus le recul nécessaire pour bien traiter les virus.

Alors, tout est noir dans la vision de l'auteur ? Non bien entendu, il nous garde une petite lueur d'espoir dans le comportement humain. On voit des groupes de survivants se serrer les coudes face à la maladie. Et c'est pas plus mal

En bref : je bois moins souvent de l'eau du robinet maintenant (à cause de l'auteur). Une chose est certaine, si c'est un premier roman, il est extrêmement bien mené. Merci aux Editions Baudelaire pour cette découverte.

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