mardi 14 octobre 2014

Aristotle and Dante discover the Secrets of the Universe by Benjamin Alire Saenz




Présentation de l'éditeur (traduction personnelle) :Aristote est un ado en colère parce que son frère est en prison. Dante est un je-sais-tout qui a un regard inhabituel sur le monde. Lorsque ces deux là se rencontrent à la piscine, ils semblent n'avoir rien en commun. Mais alors que les deux solitaires commencent à passer du temps ensemble, ils découvrent qu'ils partagent une amitié particulière, le genre qui change toute une vie. Et c'est à travers cette amitié qu'Ari et Dante vont apprendre les plus importantes vérités sur eux même et sur le genre de personnes qu'ils voudront être plus tard










Quand ma femme me dit de lire un truc ....

Et oui, Aristotle and Dante, c'est typiquement le genre de livre que je n'achète... Pas. Mais c'était sans compter Ptitelfe qui avait décidé que je le lise lors de notre dernier SWAP (on se demande qui porte la culotte entre nous deux) avec un mot à peine discret genre : tu le lis très vite ou tu décèdes de ta vraie mort tu vois. Donc, forcément, je me suis dit que je n'allais pas la faire mariner plus longtemps (forcément avec un message par semaine qui me demande si je l'ai lu, je ne vous dis pas l'augmentation de la fréquence pendant la lecture).

Bref, des histoires d'adolescents, je ne cours pas après. Mais non je ne dirai pas que c'était avant parce que je ne courrais toujours pas après. Par contre, la plume de Benjamin Alire Saenz, j'apprécie énormément, surtout en anglais. C'est un régal à lire car ce sont des phrases courtes et surtout ce mec a une notion du dialogue qui est époustouflante. C'est vrai ! Nombre de fois où lorsqu'on lit une discussion dans un bouquin, cela sonne faux. On a envie de contacter l'auteur en leur disant qu'on parle pas comme ça chez nous. Là, j'ai eu l'impression de me voir 15 ans en arrière avec mon meilleur ami lorsqu'on discutait de notre voix éraillée et j'ai eu aussi l'impression de revivre certaines discussions actuelles avec certaines personnes qui me poussent à lire des livres (voyez de qui je veux parler?).


Aristotle and Dante, des ados comme on les aime.

Car oui, ce sont des Good Boys. Ils sont cultivés, ils aiment lire, faire du sport. Ils veulent se trouver un boulot et être bien dans leur famille. Aristotle est le petit dernier de sa famille. Son père a fait la guerre et depuis se referme comme une huître. Ses deux soeurs sont déjà mariées et son frère est en prison. Mais il n'en sait pas plus, du coup, cela le perturbe et il aimerait entamer un dialogue avec ses parents pour dénouer ces secrets.

Dante, lui, c'est Dante. Il aimerait passer son temps avec Ari, faire des bêtises de son âge, avoir du bordel dans sa chambre et trouver un sens à sa vie en ayant une peur bleue de décevoir ses parents.

Enfin, quant aux parents, que ce soient des deux côtés. Et bien, ce sont deux familles avec leurs qualités et leurs défauts. Mais ce sont deux monstres d'amour pour leurs adolescents. J'ai d'ailleurs pris des notes pour les miens dans 7 à 8 ans (autant prendre le bon modèle quand c'est possible).


De la découverte des secrets de l'univers.

Cela vous intrigue, n'est ce pas ? Et bien moi aussi. Et pourtant, je me suis laissée entièrement portée par le récit. De cette plume fluide de l'auteur, de tout ce qui en a découlé. Les émotions glissent en nous, nous frôlent sans pour autant nous malmener. Ce n'est pas forcément un livre qui va vous changer la vie, c'est un livre qui parle de tout le monde, d'une histoire en particulier qu'on est contente de vivre, de lire tout au long des pages.

Ce livre, c'est une caresse, une bouffée d'oxygène pendant ma pause du midi car j'ai énormément ri avec ces deux p'tits gars. Ils m'ont fait beaucoup sourire aussi. Quelque part, je pense, j'ai aussi jeté un regard affectueux sur mes 15 ans, mes certitudes, mes doutes et sur mes découvertes du secrets de l'univers. Car soyez en sûrs, j'en découvre encore certains aujourd'hui.

Pour voir la chronique de celle qui porte (encore) la culotte (mais promis, un jour, je vais me rebeller. Mais pas aujourd'hui, aujourd'hui on a lecture commune), c'est par

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