vendredi 22 août 2014

L'héritage Boleyn de Philippa Gregory




Présentation de l'éditeur : 1536.
Henri VIII d'Angleterre a fait décapiter pour adultère, inceste et haute trahison sa deuxième épouse, Anne Boleyn, qui n'a pas enfanté l'héritier mâle qu'il espérait. Quelques jours plus tard, il épouse Jane Seymour, qui lui donnera un fils - le futur Edouard VI - mais décèdera en couches en 1537. 1539. Le roi se marie avec Anne de Clèves - faire alliance avec les Protestants est d'une importance stratégique.
D'abord éblouie par les fastes de la cour, la nouvelle reine se sent vite prise au piège. Et surtout menacée par la très jeune Catherine Howard, nièce de l'ambitieux Thomas, duc de Norfolk... Pourra-t-elle échapper à l'héritage funeste ? Faisant suite à Deux Soeurs pour un roi, où Philippa Gregory racontait avec brio la rivalité de Marie et Anne Boleyn, L'Héritage Boleyn plonge à nouveau le lecteur dans les coulisses de la cour d'Angleterre.
S'y nouent des intrigues pour accéder - ou conserver - le pouvoir, dont les femmes sont souvent les premières victimes...








Le récit de trois femmes sous le règne de Henry VIII

Oui, cette année, j'ai décidé de réviser mes Tudors. Et comme je n'aime pas spécialement les grandes biographies ampoulées pour l'été, je me suis pris l'intégrale de la série (qui est bien faite d'ailleurs) et pour le mois d'Août, je me suis dit que lire un petit Philippa Gregory, cela allait me faire réviser un peu. Bah oui. Sauf que j'avais oublié que Catherine Howard, je ne pouvais pas la blairer.

Par contre, il y avait Anne de Clèves et ça c'est de la Nana !  Quant à Jane Boleyn, mise à part que c'est une langue de vipère bien connue, elle a permis sur ce livre de quincanner. Aussi on voit bien trois visions de la femme sous Henry VIII ici, et je dois dire que cela apporter un bon petit rythme au roman. Mais reprenons.


Trois styles de femmes différentes de l'époque.

Nous avons tout d'abord ma préférée : Anne de Clèves qui vit sous la coupe d'un frère tyrannique dont on se demande souvent s'il n'a pas des envies incestueuses d'ailleurs. Elle a une demande en mariage de la part de Henry VIII et prend cette opportunités pour pouvoir se libérer. Et là on se dit que la nénette, elle se sent mieux avec ce monstre qu'avec son frère. Et bien cela donne la couleur de son enfance dis donc ! Mais qu'à cela ne tienne, Anne de Clèves, dans ce roman se révèle entièrement en tant que femme dévouée mais célibataire. C'est, selon moi, la plus accomplie des trois femmes car en définitive, elle est heureuse.

Catherine Howard r, quant à elle, c'est la bimbo du coin. C'est la fille qui ne peut être comblée que si elle est désirée par la terre entière. Aussi, même avec le roi, et surtout avec ce roi, elle se retrouve totalement affamée de sexe. Et du coup, elle se fait mangée toute crue par les intrigues. C'est clairement la Lolita, la femme enfant qui veut jouer dans la cour des grands mais qui n'est pas du tout calculatrice. Aussi, toutes ses erreurs se retournent contre elle, jusqu'à la tuer.

Enfin, il y a Jane Boleyn, c'est la langue de p***. C'est la femme qui se sert de sa langue de vipère pour avoir du pouvoir. Elle a réellement hérité de la fièvre des Boleyn, celle là. Mais voyez vous, dans la famille Boleyn, elle n'est pas du tout la seule à convoiter des possessions. De plus, tout le monde connaît ses traitrises et elle a beau rejeter la faute sur les autres, elle n'en est pas moins coupable ! A cause d'elle Anne Boleyn et son frère ont été exécutés et tout le monde le sait. C'est le personnage qu'on ne peut aimer. Mais personnellement, elle ne me rend que triste.


Et donc l'héritage Boleyn ?

Cela raconte bien entendu les conséquences politique de la réforme anglicane qui a été causée, comme vous le savez sûrement *hum* à cause du mariage de Henri VIII avec Anne Boleyn. Mais cela va aussi parler de la cour, de ce qu'elle est devenue après la disparition de cette reine qui a marqué définitivement l'Angleterre.

Enfin, nous parlerons dans ce livre des enfants de Henri VIII de leur avenir mais aussi et surtout et enfin du comportement de Henri VIII. En effet, le prince charmant dans ses jeunes années est devenu un personnage vieux, gras, malade et un peu dément. C'est devenu un vrai tyran et cela aussi est une conséquence des Boleyn.

En bref, un roman qui peut convenir aux amateurs d'Histoire car il vous fait quelques piqûres de rappel mais aussi aux amateurs de romance car nous voyons bien entendu le point de vue des femmes dans ce roman.

2 commentaires:

  1. Anne de Clèves est également ma préférée :) Dans l'ensemble, malgré quelques longueurs, j'ai trouvé agréable de découvrir l'histoire romancée de ces femmes et leur importance dans l'Histoire anglaise !

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    1. C'est clair qu'on se fait nos petites révisions avec un côté sympa. Et pour une fois, Henri Viii ne prend pas toute la place c'est cool. Par contre Catherine Howard me sortait par les trous de nez :p

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