mardi 10 juin 2014

Acacia de David Anthony Durham




Tome 1 : la Guerre du Mein



Présentation de l'éditeur : Acacia. Une île qui a donné son nom à un empire prospère gouverné par un souverain absolu, Leodan Akaran. Descendant direct du sorcier fondateur de la dynastie, Leodan est un roi idéaliste qui fait régner la paix dans la vaste mosaïque des peuples qui composent l'empire. Veuf, il vit entouré de ses quatre enfants à qui il cache un lourd secret : la domination d'Acacia repose sur des trafics de drogue et d'esclaves dirigés par la toute-puissante Ligue des marchands.
Tout bascule le jour où le roi est poignardé dans la salle du trône par un envoyé des Meins, un peuple de guerriers implacables exilés dans une lointaine forteresse du Nord. Sur son lit de mort, Leodan conçoit un plan pour permettre à ses enfants de s'échapper, livrant ainsi chacun à sa propre destinée. Dispersés aux quatre coins de l'empire, Aliver, Corinn, Mena et Dariel sont animés par un puissant désir de vengeance. Ils vont partir à la reconquête du trône pour recréer un empire acacian à l'image de ce que leur père désirait.










Un premier tome qui pose les bases d'une saga Fantasy imposante.

Et pourtant, à ce jour, il n'y a que trois tomes, j'ai bien vérifié. Mais le fait est là. 700 pages qui vous tombe dans les mains (un beau bébé), une couverture magnifique, un synopsis qui vous dit que cela va partir en cacahouète. J'ouvre la bête et que vois- je ? Du papier fin comme la Bible, des caractères écrits en petits tous petits et surtout le récit qui commence par un beau paragraphe qui fait toute la page quasiment. OK, monsieur fait dans le sérieux. On va ressortir le cahier à personnages qui prenait la poussière depuis Kushiel. Et c'est reparti pour une saga dense.

Et en effet, les cent premières pages, on ne dépasse pas la quatrième de couverture. L'action est lente ! Mais pas en vain, je vous le rassure, c'est que l'auteur nous prend son temps pour nous cerner la situation géopolitique du pays, la psychologie des personnages secondaires et primaires. Et là, la lectrice de Fantasy bourrine aurait presque envie de vous dire : "Mais ils sont où mes dragons ????" Je plaisante. Mais un univers où c'est riche comme cela, on a envie que cela bouge, qu'il y a une guerre, qu'il y'ait un meurtre. Quelque chose !


Or , une fois passée la centaine de pages, on se rend compte de deux choses essentielles. La première, c'est que l'auteur maîtrise bien le sentiment de frustration car il nous amène les choses de telle manière qu'on se demande pourquoi il fait cela, certes, mais plus tard, on se rend compte du pourquoi il nous a fait cela (et admirez-moi deux minutes car je ne peux rien vous dévoiler de l'intrigue. Dans un romans à intrigues !!!!!). La seconde, c'est que pour faire un grand roman de Fantasy, le dragon et les grandes scènes d'action ne sont pas indispensables mais je vais vous dire un autre secret, c'est que j'étais déjà au courant.


En dehors de l'intrigue de fou qui s'est déroulée sous mes yeux, une réflexion que j'ai beaucoup apprécié dans ce livre.

En effet, l'auteur nous démontre ici que les héros ne peuvent pas forcément être les super gentils de l'histoire. En effet, le Souverain Akaran, subissant un sort funeste à cause du Mein, est sensé être un souverain plutôt sympa. Nous le voyons très humain, très proche de ses enfants, amoureux comme jamais de sa défunte femme, plutôt agréable aussi avec ses conseillers et amis. Et pourtant, au fur et à mesure de cette fameuse centaine de pages et au delà, l'auteur nous amène à nous interroger pour savoir si c'est un bon souverain en nous mettant sous le nez quelques situations de son fait politique qui ne sont pas géniales (genre l'esclavage).

Ainsi, naturellement, on se perd à savoir si nous suivons le gentil ou le méchant de l'histoire. Voire le neutre. Mais aucune des données du début ne permet de répondre à cela réellement. Et j'avoue que c'est cela qui m'a fait savourer ma lecture encore plus que la myriade de personnages, l'intrigue aussi complexe qu'un sac de nœuds, des voyages de folie et des descriptions à vous couper le souffle.

En bref, je fus une joyeuse marionnette pendant plus de 600 pages et j'ai aimé cela :)



1 commentaire:

  1. Le premier tome ne casse pas des briques, un peu trop poussif. Le deuxième démarre doucement, mais une fois que l'intrigue s'est lancée, j'ai pris un peu plus de plaisir à lire. Par contre, j'ai abandonné le tome 3 après plus de 150 pages. La construction du récit identique sur chaque volume m'a agacée, les éléments réchauffés, aussi. Et avec la fin du tome 2, je m'attendais à un ultime volet "quitte ou double" (et cela n'a pas loupé, je l'ai abandonné). J'espère que tu prendras davantage plaisir que moi :)

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