lundi 30 juin 2014

99 Francs de Frédéric Beigbeder




Présentation de l'éditeur : En ce temps-là, on mettait des photographies géantes de produits sur les murs, les arrêts d'autobus, les maisons, le sol, les taxis, les camions, la façade des immeubles en cours de ravalement, les meubles, les ascenseurs, les distributeurs de billets, dans toutes les rues et même à la campagne.
La vie était envahie par des soutiens-gorge, des surgelés, des shampoings antipelliculaires et des rasoirs triple-lame. L'?il humain n'avait jamais été autant sollicité de toute son histoire : on avait calculé qu'entre sa naissance et l'âge de 18 ans, toute personne était exposée en moyenne à 350 000 publicités. Même à l'orée des forêts, au bout des petits villages, en bas des vallées isolées et au sommet des montagnes blanches, sur les cabines de téléphérique, on devait affronter des logos "Castorama", "Bricodécor", "Champion Midas" et "La Halle aux Vêtements". Il avait fallu deux mille ans pour en arriver là. 









 On a beau dire on a beau faire, Beigbeder aime se lire et s'entendre parler.

Frédéric Beigbeder, c'est plus qu'un homme en fin de compte. C'est un personnage. Et il aime l'image qu'il renvoie (ou pas d'ailleurs). Mais dans tous les cas, c'est une image contrôlée et contrôlée par lui. Lorsque j'ai lu L'amour dure trois ans, je me suis dit qu'il aimait ce qu'il écrivait et que quelques parts c'est ce qu'on attendait de lui. Dans son roman antérieur de 99F, c'est exactement cela. Beigbeder s'approprie l'univers de la Pub et il en fait un bouquin.

Et en le lisant, et bien oui, c'est exactement ce à quoi je m'attendais. C'est pas comme si dans la pub, on bossait. Ce sont des gens qui boivent, qui se droguent, qui ont vendu leurs âmes pour nous faire entrer un peu plus dans le consumérisme à outrance. Et c'est aussi ce qui nous fait encore plus accepter les pubs et le fait d'acheter les derniers produits. C'est pas moi, c'est Beigbeder.


Le problème, c'est qu'à force de s'attendre à quelque chose, c'est qu'on n'est pas surpris.

Oui, j'ai souri parfois parce que il est drôle dans sa caricature de lui même mais je n'ai pas été surprise du tout. Le roman est allé exactement dans le sens que je voulais qu'il aille, ni plus ni moins. Trois cent pages et hop c'est pesé. J'en aurai limite ressenti de l'ennui avec une centaine de pages en plus. C'est réellement une histoire qui ne peut arriver tellement cela part dans les grandes phrases, dans les délires de ce personnage que tout le monde déteste mais que tout le monde vénère tout de même.

Alors pourquoi je le lis ? J'avoue, j'adore son style. Il m'apaise, me fait sourire. Je me mets dans un cocon de littérature contemporaine qui je sais ne m'apportera rien à part passer le temps. Et c'est ce que j'avais fait. Sans pour autant suivre un effet de mode ou critiqué la société. 




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