vendredi 18 avril 2014

Hellboy de Mike Mignola



Tome 1 : Les germes de la destruction






Présentation de l'éditeur : Sous le IIIème Reich, un sorcier invoque une puissance infernale qui lui échappe. De cette puissance naît Hellboy. Élevé par les américains, il sera le plus grand des enquêteurs paranormaux. Sa mission présente le conduit sous un manoir, au fond des abysses, là où le culte du Serpent s'abreuve du sang et des âmes des innocents. Son grand prêtre attend Hellboy : le temps est venu de reprendre le contrôle de sa créature et pour les ténèbres d'engloutir la lumière.









Hellboy est un mélange entre ambiance noire et humour.

J'ai mis du temps à aimer Hellboy. Parce que c'est un héros de comics dont il faut du temps et de la maturité à apprécier. En effet, il est bourré de contradiction. Tout d'abord, et on le voit dans ce premier tome, il est âgé - plus de la soixantaine - mais il apparaît à peine être la trentaine, ce qui signifie qu'il ne vieillit pas du tout à la même vitesse que nous. Je me dis que dans la psychologie du personnage, cela explique son côté un peu bourru. Il ne doit pas vouloir s'attacher à qui que ce soit, puisque tous sont appelés à mourir avant lui. Hellboy est ainsi entouré de très peu de personnes, il est assez solitaire et n'est entouré que d'un noyau de relations très restreint : son père adoptif mais qui vient de décéder, Abe qui possède les mêmes caractéristiques de vieillissement que lui et Liz qui provoque du feu et qui se rapproche le plus de lui en matière de comportement.

C'est dans un monde très sombre avec des rituels magiques et des monstres plutôt costaud qu'Hellboy évolue. On peut dire que ce garçon de l'Enfer nage en plein milieu d'horreurs. Et pourtant, il garde le moral et se permet de nous lancer une petite vanne pour alléger cette ambiance limite malsaine. Et je dois dire que c'est cette particularité qui fait qu'on apprécie vraiment le héros. Même s'il est perdu, même s'il ne sait pas comment s'en sortir, il va prendre les commandes et tout faire pour résoudre le problème, souvent de façon bourrine d'ailleurs, et nous alléger la sauce avec une blague parfois bien grasse.


Hellboy, c'est aussi un mélange d'action et de références.

Et oui, lorsqu'on prend en main le comics, on voit un monstre tout rouge qui castagne des monstres pire que lui. On se dit que chouette. On pose le cerveau à côté et on vit les castagnes. Mais ce n'est absolument pas cela. Au milieu de ces scènes de bataille extrêmement musclées, on voit déjà toutes les références à Lovecraft en matière de bestiaire monstrueux (et croyez moi, les dessins sont extrêmement bien réalisés, je peux me relire tout le mythe de Cthulu en visualisant le tout maintenant), mais aussi les références historiques du III° Reich, de la Seconde Guerre Mondiale et de la Russie.

Ajoutez à ceci toutes les références religieuses et mystiques puisque Hellboy est sensé tout de même être une incarnation de l'Enfer. Et bien, sous couvert d'action et de bastonnage, nous avons là un premier tome extrêmement dense qui regroupe des thèmes plus compliqués qu'il n'y paraît et d'une richesse sans pareil. Comme vous pouvez vous en douter, je sens que je vais poursuivre gentiment cette saga :)


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