mercredi 19 mars 2014

Pot-Bouille d'Emile Zola










Présentation de l'éditeur : " Ils restaient, la main dans la main, face à face, sans pouvoir détourner les yeux ; et leurs mains se glaçaient, et leurs yeux s'avouaient l'ordure de leur liaison, l'infirmité des maîtres étalée dans la haine de la domesticité. C'était ça leurs amours, cette fornication sous une pluie battante de viande gâtée et de légumes aigres! "









Pot-Bouille est comme un livre géant de quincannage dans un immeuble

Les histoires d'immeuble, cela favorise toujours les rumeurs, les petites histoires et autres. Emile Zola a très bien su faire ce récit. En effet, il n'a pas voulu intégrer trop de politique là dedans, il a laissé son écriture à la portée des habitants de l'immeuble.

Pour se faire, il nous prend un membre des Rougon Macquart et l'installe dans cette adresse. On va pouvoir se faire un portrait de chaque habitant, de chaque étage mais aussi de la cohorte des domestiques. Chacun a sa petite histoire, chacun a ses petits problèmes. Les gens se regroupent en étages, en clans.

C'est un véritable microcosmes que nous avons là. C'est un bouillon de personnes qui est très harmonieux. on a l'impression de suivre, une danse, des plans panoramiques des étages, des petites scénettes de théâtre. Emile Zola maîtrise très bien son sujet et on sent qu'il s'est amusé à l'écrire.


Emile Zola nous montre par là l'hypocrisie de la bourgeoisie à son époque.

Dans cet immeuble, donc, nous avons en majorité des bourgeois mais ils ne sont pas richissimes. Pourtant, pour le couple que nous suivons, le but ultime est de marier les deux filles et de caser le fils qui est attardé. A noter que nous retrouverons Séraphin et une de ses sœurs dans la Terre (et j'adore quand l'auteur nous fait ces clins d'oeil). Ainsi, cette famille pingre, filousse et autres font des pieds et des mains pour recevoir du beau monde et marier leurs filles.

Emile Zola nous dépeint une société à la morale complètement décadente. on a l'impression que notre héros couche avec tout l'immeuble, que les filles sont prêtes à entacher leur vertu pour se fiancer et leurs parents à mentir sur la dot pour sceller le contrat.

On note là dedans la classe ouvrière qui elle semble au moins honnête même si elle n'est pas très vertueuse non plus. Mais l'auteur ne s'attarde pas là dessus pour vraiment nous recentrer sur son microcosme.



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