mercredi 19 mars 2014

Le sang que l'on verse de Yann de Saint-Rat



Présentation de l'éditeur : « Je me nomme Étréham et j aurai bientôt dix-neuf ans. J ai appris seul à tuer, combattre, abattre. Une sève funèbre coule en moi, mon talent pour la guerre, mon Art comme je l appelle. Personne ne répand mieux le sang.
J ai délaissé tant de rêves au profit de macabres conquêtes. Alors la divine Asa m a choisi pour affronter le dernier dieu que porte cette terre. Elle m a fait don d une force ancienne et ténébreuse, elle m a rendu plus puissant encore.
Peu m importent ses motivations, les plans des dieux maudits ne m intéressent pas. Je marche vers mon plus grand combat. Je vais braver les ténèbres sous Pryamée et défier cette créature de cauchemar. Je briserai ses armées enragées et lui arracherai son dernier souffle. Je n y réchapperai pas, mais c est un beau jour pour mourir.»









Dans ce livre, vous découvrirez pourquoi on peut verser le sang.

Pourquoi fait-on la guerre ? Pourquoi tuer des gens ? Pourquoi verse-t-on le sang ? Nous avons l'histoire d'un homme atteint de folie meurtrière. Il détruit des vies uniquement parce que son esprit lui souffle que c'est une bonne idée. Qu'est-ce que cela déclenche ? Uniquement des réactions négatives, bien entendu. Une spirale de violence.

De cette conséquence vient Etréham, élevé dans le sang qui va développer son Art, celui de tuer. Il s'engouffre dans des combats. Pour ne pas être stérile, il met son Art au service de la guerre. mais on se rend compte que peu importe le camps où il est au final il n'est là que pour se battre, pour perfectionner son Art. Mais à 19 ans, il a déjà vécu tant de guerres, battu tellement de champions, qu'il ne progresse plus.

C'est en trouvant sa muse, Asa, qu'il va progresser de nouveau, se dépasser. La morale pourrait être que lorsqu'on se bat pour une cause, on a l'occasion de se dépasser. Cela dit, l'auteur nous laisse le choix de l'appréciation sur la justesse de cette cause.


Un subtile mélange entre personnages fiables et personnages ambigüs

Pas toujours facile d'exprimer une idée, n'est ce pas ? Lorsqu'on lit Le Sang que l'on verse, on se dit que c'est un bête roman initiatique où l'on voit le parcours d'un guerrier qui, pourquoi pas, ira sauver le monde. C'était déjà sans compter la tendance actuelle des anti héros que l'on retrouve chez Joe Abercrombie mais aussi plus proche de nous chez Jean Philippe Jaworski ou plus récemment Thomas Geha. Et je dois dire que j'apprécie beaucoup ces anti héros car avec leurs fêlures et leurs buts pas toujours nobles, je me sens plus proches d'eux, ils m'ont l'air plus tangibles.

Pourtant, Etréham paraît très simple, ainsi que Neyls, son personnage opposé. Ce sont deux guerriers dont la loyauté va à un clan opposé. Ce sont des personnages basiques : il ont la force, ils ont un but et font tout pour y parvenir. Contrairement à ce couple-ci, nous avons un couple complexe et mystérieux : Asa mais aussi un autre personnage dont je tairais le nom pour vous laisser la surprise. Ce sont des meneurs de complots. Leurs motivations sont assez obscures et ils n'hésitent pas à manipuler les guerriers pour parvenir à leurs fins.

En résumé, le Sang que l'on verse est un bon roman d'action. C'est aussi un roman d'initiation assez complet sur l'histoire d'Etréham. Je suis persuadé que vous passerez un bon moment grâce à l'auteur qui maîtrise bien son récit. Son style est direct. On pourrait dire qu'il aurait dû faire une intrigue un poil plus complexe mais je pense que ce n'est pas le but ici. Le récit en lui-m^me se suffit.



2 commentaires:

  1. Ton résumé donne envie! :)
    Il m'a fait penser à "Gagner la Guerre" de Jaworski.

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    1. Je ne l'ai pas encore lu celui là. Mais il me tente énormément aussi :)

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