mercredi 5 mars 2014

Le sabre de sang de Thomas Geha



Tome 1 : Histoire de Tiric Sherna





Présentation de l'éditeur : Mon nom est Tiric Sherna. J’ai survécu à la guerre. Mais la défaite que vient de subir mon peuple, les shaos, me laisse un sale goût dans la bouche, comme une envie de vengeance. Les qivhviens – des reptiliens belliqueux- nous ont massacré ou pire encore, réduit en esclavage. Une caravane nous convoie vers Ferza, la capitale de l’Empire qivhvien. Là-bas, dans ce nid de vipères, les plus forts d’entre-nous seront destinés aux arènes, spectacles dont sont si friands ces satanés serpents. Autant dire que je suis voué à une mort certaine…

Mais je suis un shao ! Et un jour viendra, je le jure, où nous nous relèverons et vaincrons l’ennemi. Oui, un jour, j’aurai ma revanche !







C'est avant tout l'histoire d'un Shao !

Le sabre de sang, c'est avant tout l'histoire d'un Shao, Tiric Sherna. Et il a de quoi se demander s'il n'a pas un mauvais karma ou, malgré lui, une étoile de survie particulièrement tenace. En effet, Tiric était un guerrier, toujours debout sur les champs de bataille, à résister contre les lézards géants, des Qivhiens. Ce sont malheureusement des guerriers compétents et efficaces car la guerre contre les Shaos leur est favorable.

Que se passe-t-il donc lorsqu'on est dans le camp des vaincus ? Ou on se fait tuer, ou on devient prisonnier. C'est la seconde option qui se présente : Tiric est fait prisonnier. On lui retire son grade, ses possessions, sa fierté, sa mort et sa liberté. On tente de lui enlever son identité, en le matant et en le transformant en esclave, combattant dans les arènes. Mais Tiric s'y accroche, à cette identité, au fait qu'il va s'en sortir et qu'il va retourner dans son pays et surtout, surtout se venger.


Car oui, l'histoire de Tiric, c'est le goût amer de la vengeance.

Ce qui maintient Tiric en vie, malgré les épreuves qu'il a subies, c'est la perspective de la vengeance. Tiric veut tuer celle qui la réduit en esclavage. Cela devient tout d'abord un but, une bouée de sauvetage. Cela lui a permis de survivre en milieu très hostile, lui qui a tout perdu. Celui qui veut se venger se raccroche à cela pour garder son identité.

Ainsi, Tiric survit et réussit à grappiller sa liberté, grâce à son comportement de cellule, un vieil homme à moitié fou qui parle de magie et une qivhvienne qui a échappé grâce à lui à la trahison. Ce petit groupe qui fuit à travers le pays apprend à se connaître, à se faire confiance, à se soigner et aussi à faire la paix.

Mais Tiric ne se débarrasse pas de son idée de violence. Ce poison l'empêchera de savourer sa liberté retrouvée et ses amitiés naissantes. Malgré l'harmonie ambiante, il va s'isoler et se ronger de lui-même jusqu'à ce que la vengeance le contrôlera totalement.







Tome 2 : Histoire de Kardelj Abaskar








Présentation de l'éditeur : Mon nom est Kardelj Abaskar. Après m’avoir laissé pour mort, Tiric Sherna a fait son chemin, et en quelques années seulement, le voici devenu souverain d’un empire craint de tous. Même les fiers Qivhviens se sont inclinés devant la puissance du sabre de sang et de son porteur.Recueilli par un équipage de pirates, j’ai essayé de me faire oublier. Oui, j’ai survécu et je n’ai pas dit mon dernier mot : Sherna a détruit ma vie et, foi de Shao, je détruirai la sienne. Je rendrai aux peuples du continent leur liberté perdue.










Un récit différent pour une vie différente

Souvenez vous, lors du premier tome, nous traitions de manière assez superficielle du Sabre de sang pour se pencher sur la vengeance de Tiric Sherna, un Shao qui a voulu se venger des Quivhviens. Aveuglé par le sabre, mais aussi par la vengeance, il a tenter de tuer son ami de combat : Kardelj et a assassiné par la même occasion la femme de celui ci, la Quivhvienne qui les avait secourus. Depuis, Tiric a fait du chemin car aveuglé par la magie du sabre, il a versé le sang de plusieurs  pays pour fonder un Empire sur la haine.

Nous suivons le sauvetage de Kardelj, après qu'il eut réussi à se guérir des blessures infligées par le sabre. Nous avons la surprise de découvrir que par une obscure magie, il est devenu père. Mais que cet enfant parait avoir des caractéristiques de sa mère. Bref. Kardelj est un homme brisé qui ne survit que pour sa descendance mais qui tentera lui aussi de se venger. Toutefois, sa vengeance n'a pas le même gout de haine qu'avec Tiric. C'est une vengeance beaucoup plus personnelle, qui a comme un léger gout de justice, en fin de compte. Et c'est peut être pour cela que nous y allant en espérant beaucoup de choses mais surtout en nous attendant au pire


Car cela reste une histoire de vengeance.

Oui, le Sabre de Sang semble attirer à lui les histoires de sang, les histoires de vengeances et les histoires magiques. Car souvenez vous que Kardelj n'est pas un homme comme les autres. Il a une force en lui, force que nous avons eu l'occasion d'entrapercevoir dans le premier tome. Et surtout, cette fois ci, on ne lui a pas enlevé que sa liberté, à l'image de Tiric. Il doit se battre pour venger son amour mais aussi et surtout pour assurer l'avenir de son fils. Voilà, à coup sur, un objectif beaucoup plus porteur !

Dans tous les cas, vous en saurez aussi plus sur cet univers, sur la mythologie et sur le sabre, bien entendu. J'avoue avoir préféré le personnage de Kardelj par rapport à Tiric qui avait tendance à m'exaspérer parfois, dans sa recherche de vengeance, mettant de coté amis et bonheur, anéantissant tout espoir de vie normale. En somme, un bon diptyque que voilà 


 

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