mardi 11 mars 2014

D'un rouge incomparable de Véronique Chouraqui




Présentation de l'éditeur : Dans le Montpellier de 1791, Élisabeth Coste, drapière, décide d'adopter une petite fille abandonnée. À cette occasion, elle retrouve Joseph Durand revenu en ville après 25 ans d'absence et devenu juge de paix. Leurs retrouvailles les bouleversent. Harcelée parce quelle est la soeur d'un prêtre réfractaire, elle voit injustement tous ses biens confisqués par les autorités. Joseph Durand est chargé de poser les scellés sur ses meubles et sa boutique. Alors que les Espagnols sont annoncés aux portes de la ville et que la rumeur d'une famine sans précédent s'amplifie, Élisabeth, acculée financièrement, décide de faire cuire des galettes pour nourrir sa fille. Mais en période de crise, l'acte le plus insignifiant peut devenir un acte politique. Artisan du malheur d'Élisabeth et révolutionnaire convaincu, Joseph parviendra-t-il à l'aider dans son combat contre l'injustice ? Ses rêves de liberté et d'égalité résisteront-ils à la réalité ? Librement inspiré de faits réels, ce roman dépeint avec une grande fidélité un épisode de la Terreur à Montpellier. L'écriture limpide et soignée de Véronique Chouraqui donne une dimension psychologique particulière aux personnages qui, malgré eux, sont sommés, non pas de choisir, mais d'appartenir à un camp.



La vie de Montpellier à la fin de la Révolution Française.

Souvent, lorsqu'on parle de Révolution Française, on parle de révoltes, de Louis XVI et de Marie Antoinette, de la fuite des nobles. C'est ce que suscite la Révolution et il est vrai que cela donne une foule d'intrigues qu'elles soient policières, amoureuses ou tout simplement historiques. La Révolution Française excitera toujours notre imagination car un tel chaos, un tel bouleversement de l'ordre établi permet de développement d'une foule d'idées.

Ici, l'auteure ne déroge pas à la règle. Elle prend un fait divers qui est un procès pour la vente de galettes au lendemain de la Révolution et à partir de là elle tisse sa toile. L'accusée était une ancienne bourgeoise dont la famille faisait partie des compagnons drapiers. Elle était amoureuse d'un apprenti qui est devenu juge. Elle est la seule de la famille pouvant continuer le commerce même si c'est difficile car les Compagnons n'existent plus, ce qui signifie la fin d'un savoir faire. Elle est seule, a décidé d'adopter une gamine et son frère est un prêtre qui a décidé de rester fidèle à la papauté.

Ainsi, nous oscillerons entre situation économique, situation politique, et situation amoureuse. Nous aurons là l'histoire d'une femme courage à la recherche de la justice pour elle et pour les siens.



Mais voilà, la sauce n'a pas pris.

Je ne doute pas des intentions de l'auteure, bien au contraire, mais j'ai des questions en suspens. En effet, pour commencer, une servante d'Elisabeth nous parle des droits de la femme, de femmes élues, etc. Je sais bien que nous sommes juste après la Révolution mais on est pas un peu tôt pour y penser ? Surtout de la part d'une servante ? Un tel raisonnement de la part du plus bas peuple me semble un peu bizarre. A l'époque, on cherchait plutôt à se nourrir quand même.

Autre chose, le juge Joseph faisait partie des apprentis de la draperie. Il faut aussi me dire où il a trouvé l'argent pour sa formation. Ainsi que le bagage culturel et les relations. Je doute du parcours réel historique (pourtant, je peux me tromper).

Enfin, les dialogues. Tout le monde parle avec un beau langage que même nous nous n'avons pas. N'y aurait il pas fallu faire un peu plus de réalisme à ce sujet ?

Bref, ceci est un premier roman et surtout ne faites pas comme moi, privilégiez l'aspect romance avant l'aspect historique et vous devrez vous en sortir pas trop mal. Nous avons là une plume qui doit encore se tailler un peu plus. Dans tous les cas, je tiens à remercier Babelio pour sa découverte.

2 commentaires:

  1. Dommage... Il avait l'air tentant! :o
    (Très joli design de printemps :) )

    RépondreSupprimer
  2. Oui. J'ai l'impression que j'ai ça tout le temps en ce moment : du tentant mais pas assez derrière.
    (merci. J'avais envie de plus de soleil)

    RépondreSupprimer