mercredi 26 février 2014

La Promise des monarchies de l'ombre d'Olivier Lusetti






Présentation de l'éditeur : En Chine ancienne, la faiblesse impériale encourage les rois à lever des bataillons. Les astrologues prophétisent la fin des temps. Un étrange cavalier parcourt le pays, en quête de celle qui donnera naissance au nouveau visage du Dieu du Ciel. D'où provient cette folie meurtrière qui ronge le plus puissant des guerriers de l'Empire ? Que sont réellement les huit Émissaires écarlates du dieu Zargose, identiques telles des gouttes d'eau, qui fouillent l'âme comme le tisonnier la braise pour raviver les pensées cachées ? Pourquoi les filles nubiles du Royaume de Ch'u rêvent-elles toutes du même amant au visage enténébré murmurant les mots enchanteurs de l'amour ? Dans le royaume de Zhang Zhung (Tibet des origines), pour quelle raison la jeune « Premier oracle » du monastère de Jiu Gonpa se réveille-t-elle terrorisée ?








Une nouvelle ? Un roman ? Un premier roman ?

Vous allez me dire que je suis extrêmement présomptueuse de juger ainsi ce roman alors que je suis moi-même incapable d'en écrire un. mais chacun sa passion, la mienne étant la lecture. Toutefois, une fois la Promise des Monarchies des Ombres en main... Je me suis tout d'abord demandée si cela n'était pas une grande nouvelle, ou un ensemble de nouvelles. Car encore à l'heure actuelle, je suis incapable de vous faire un résumé de ce livre. Certes, je comprends la trame, mais le récit manque, selon moi, de continuité. Ainsi, on a l'impression que c'est une nouvelle à laquelle on a jouté des bouts de récit, l'auteur ne sachant pas très bien où il voulait nous emmener. Le rythme du récit ainsi créé donne une lecture saccadée qui se décompose ainsi : Focus sur un personnage - description ou récit ou monologue - petit bout d'action (pitatatoum) Et on recommence pendant près de 300 pages...

Et du coup, ceci m'empêcherait de suivre ? Et bien lorsqu'on a plus de  descriptif que d'actif.... Au bout d'un moment.... On pique du nez. C'est comme si l'auteur voulait à tout pris respecter un schéma . A ceci on ajoute un mélange de vocabulaire moderne et ancien, des redondances dans le récit et des tournures maladroites... Il faut à tout prix qu l'auteur apprenne à se lâcher. Nous ne somme pas à l'école mais entre nous. Pas besoin de nous mettre des artifices quand l'idée est bonne. On n'est pas à un concours. On se raconte une histoire.


Dans mes yeux de néophyte, je ne peux me décider si on a une mythologie orientale ou occidentale

Alors oui, je le reconnais, moi et l'ancien Tibet... Je me soigne, je vous rassure mais mettez moi de la mythologie orientale sous le nez et je risque d'être très mauvais juge, même si j'en connais maintenant les grandes lignes. Par contre, la mythologie grecque, européenne, c'est mon dada. Alors mettez moi un petit parallèle avec l'enfance d'Héraclès (mon demi-dieu préféré), dans un récit tibétain, je bondis ! (cela dit, l'homme à la chevelure rousse, est-il occidental ?) Je me demande pourquoi c'est là dedans§

Parce que si on écrit de l'oriental, on reste dans la bonne mythologie. Alors oui, je sais, j'avais réclamé que l'auteur se lâche un peu mais il y a tout de même des cases à respecter. Évidemment, tout ceci cumulé avec la construction du récit, mon esprit est à l'affût (parce que franchement, les descriptions...) et oui, je vois et je repère les choses qui sont de suite beaucoup plus familières.

Et j'en profite pour dire que mettre des définitions de mots tibétains entre parenthèses, quand on a déjà utilisé des notes en bas de page... On fait soit l'un, soit l'autre, soit un lexique, mais pas un mix !


Un bilan en berne face à un projet prometteur mais que je n'ai pas compris.

Car oui, le projet est sympa. Mais je pense que l'auteur a peut être fait preuve de timidité et de maladresse face à lui. Nous n'avons pas eu l'occasion de plonger dans son univers, de sonder les personnages comme on aurait aimé. Une simple modification du rythme du récit aurait déjà grandement amélioré mon état.

Car j'ai eu une sensation d'avoir eu un premier jet et je suis déçue en cela car les promesses de ce livre n'ont peut être pas été respectées, que ce soit de mon côté que de celui de l'auteur. Un grand merci toutefois à Babelio de m'avoir offert la possibilité d'entrer dans un nouvel univers.



4 commentaires:

  1. Pour ce roman il y a énormément de choses à redire. C'était même une souffrance de le lire et d'essayer de le finir.

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    1. Je te rassure. On était deux dessus. Sinon nous n'aurions peut être même pas tenues.

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  2. Tu es presque légèrement positive dans ton avis :P Je l'ai été un peu moins et je n'ai pas réussi à écrire un tel roman mdr J'espère réussir à le poster bientôt, mais en tous les cas, encore un énorme merci d'avoir partager ce dur moment avec moi :)

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