dimanche 2 février 2014

La conquête de Plassans d'Emile Zola






Présentation de l'éditeur : Elle sanglotait.
L'abbé Faujas avait redressé sa haute taille, il s'approcha de Marthe, laissa tomber sur elle son mépris de la femme. - Ah ! misérable chaire ! dit-il. Je comptais que vous seriez raisonnable, que jamais vous n'en viendriez à cette honte de dire tout haut ces ordures... Oui, c'est l'éternelle lutte du mal contres les volontés fortes. Vous êtes la tentation d'en bas, la lâcheté, la chute finale. Le prêtre n'a pas d'autre adversaire que vous, et l'on devrait vous chasser des églises, comme impures et maudites.
- Je vous aime, Ovide, balbutia-t-elle encore ; je vous aime, secourez-moi.





L'observation de la bonne société de Plassans

Il n'y a pas à dire, mais on parle énormément de Plassans dans toute la saga des Rougon Macquart. A en croire l'auteur, c'est l'Endroit In de tout le Second Empire. Dès qu'un personnage important passe, il y fait référence. Forcément, en voyant le titre, je me suis dit qu'on allait s’intéresser à Aristide et à ses débuts. Et bien non ! Cela m'apprendra à oublier mes synopsis.

Religion ? On va parler prêtrise et choses croustillantes? Non, cela sera dans la faute à l'Abbée Mouret. Ici, on parlera politique et religion en regardant la bonne société de la ville. Celle-ci parle de politique, puisqu'elle s'en occupe, du moins les homme. Mais les femmes s'occupent de religion car pour être à la mode, il faut être dévote et s'occuper de charité.

Aussi, Emile Zola va nous montrer l'ascension d'un homme d'Eglise et sa main mise sur le secteur politique, non pas via les homme,s mais via les femmes. En somme, il va nous montrer les péchés de l'Eglise, voire sa perversion (et elle est immense).


Une confusion des sentiments assez révélatrice.

Et oui. Ces femmes délaissées par leur mari, en faisant leurs œuvres ont un sentiment d'importance e tout ce qu'elles n'ont pas de leur mariage, elles l'ont via l'homme d'Eglise. On se bat pour aller à confesse, pour apporter des choses à la paroisse et pour avoir le privilège de se balader avec lui pour chuchoter des projets paroissiaux.

Malheureusement, cette relation n'est pas équilibrée car le prêtre veut recevoir sans donner, provoquant des tensions, jalousies et rumeurs. Ainsi, cette ferveur religieuse se transforme en une espèce de frustration sexuelle malsaine, une perversion imite inavouable. Et l'auteur le montre bien car on parle beaucoup plus des relations des femmes, des gratifications qu'elles peuvent recevoir que de l'action en elle-même du peuple malheureux.

Ainsi, une fresque comme toujours dérangeante, mais en même temps il faut avouer deux choses. La première, c'est qu'on adore cela tellement Emile Zola le décrit bien. La seconde, et ce sera la plus difficile à admettre, c'est que l'auteur pointe un projecteur sur la réalité.


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