jeudi 9 janvier 2014

Katana de Jean Luc Bizien




Tome 1 : Vent rouge




Présentation de l'éditeur Le roi-dragon exerce sa tyrannie sur le Japon. Un jour, Ichirô, apprend que le souverain a tué ses parents. Assoiffé de vengeance, le jeune samouraï errant décide de défier le Shogun sorcier. Hatanaka, son père adoptif et samouraï d'élite va le préparer à l'impossible. Ichirô part pour une longue quête, au cours de laquelle il sera rejoint par des compagnons de route, voleur, paysan ou ninja. Il devra les accepter dans leurs différences, réunir leurs forces et leurs caractères... et se découvrir à son tour.








Une découverte du monde des samouraïs en douceur avec Jean Luc Bizien

Comme j'ai tendance à le répéter de plus en plus en ce moment, l'année 2013 et 2014 vont se faire de pus en plus sous le signe du Soleil Levant. Et quelque part, c'est à la fois logique et plein d'espoir. Logique parce que nous avons eu la Fantasy Médiévale en plein dans le nez pendant des années. Ensuite, le royaume féérique nous a donné tous ses secrets. L'Orient et ses légendes n'attendaient que nous. Et quelque part, c'est encourageant. Cela va renouveler notre imaginaire et enfin, les valeurs développées par les samouraïs présagent de succulentes histoires.

J'en étais à là lorsque Vent Rouge m'est passé sous le nez. Et j'en profite pour faire une autre digression à propos de la maison d'édition Les Presses de la Cité et plus particulièrement à sa collection Pandore. Certains dé traqueurs pourraient dire que c'est une collection young adult qui se cherche encore et qui ne sait pas trop quoi nous proposer en fait. En prenant un peu de recul, je me suis plutôt rendue compte que cette collection se proposait, à travers des romans simples et parfois des sagas courtes, de nous faire découvrir différents imaginaires et par là préparer les jeunes adultes à avoir envie de Fantasy actuelle. Et en cela, c'est vraiment génial.

Mais revenons à Vent Rouge. Nous sommes ici dans un univers de samouraïs qui sont ici au service d'un Empereur dragon. Cet environnement totalitaire est malsain à souhaits au point que des guerres éclatent, tuant les parents d'Ichirô et forçant Hakanaka à s'exiler, à devenir un samouraï sans maître afin de préparer Ichirô à la vengeance. C'est cette quête que l'auteur nous propose de suivre, ainsi que découvrir l'univers japonais médiéval.


Un roman initiatique qui met en place tous les personnages.

Nous suivrons donc l'initiation d'Ichirô au combat contre l'Empereur. Pas d'initiation au combat, mais une initiation à l'esprit de vengeance juste. En effet, la vengeance sanguine n'apporte rien de bon et pousse à faire des erreurs, ce que nous voyons au début du roman. Par contre, la vengeance découlant de la justice, elle, a ses propres buts, ses propres fondements et devient une cause à part entière.

C'est dans cet esprit qu'Ichirô se trouvera des compagnons de quête que le destin lui a placé sur la route. Et c'est en obéissant à son destin de manière réfléchie et sans penser qu'à lui mais davantage aux autres que cette vengeance devenue quête se transforme finalement en prophétie.

Et c'est en acceptant ces différentes étapes ainsi que le choix de ses compagnons de route que la nature même d'Ichirô va se révéler, le mûrissant jusqu'à le rendre apte à accomplir son destin en paix.






Tome 2 : Dragon noir




Présentation de l'éditeur : Ichirô et les siens ont affronté de terribles épreuves. Ils décident de venger la mort de leurs parents en abattant le seigneur-dragon. Mais ce dernier connait sa puissance, et désire l'affrontement. Une seule arme peut vaincre le monstre : le katana du défunt Toshirô, dont la lame a été bénie des dieux. Où se trouve cette lame de légende? Existe-t-elle seulement ? Qui peut se montrer digne de la manier ? Les combattants devront s'unir pour relever l'ultime défi qui les plongera dans la plus terrible des batailles.









Nos cinq héros et leur maître devront encore apprendre à s'accepter

Je pensais que le premier tome nous apporterait son lot de révélations et que le second apporterait des réponses. Mais l'auteur a décidé de garder un rythme plus que soutenu pour ce second et dernier opus. Le principe est différent toutefois que lors du premier tome.

En effet, lors du premier tome, les héros ont découvert qui ils étaient. Pour ce second tome, non seulement ils devront découvrir le fond de leur être mais ils devront s'accepter eux même, que ce soit leurs qualités communes ou leurs défauts. L'auteur nous montre par là que notre force vient surtout du fait que l'on s'accepte et que l'on se connaisse entièrement. Ainsi, notre quête initiatique ne prend réellement fin qu'à l'accession de la sagesse et à la réalisation de son propre destin


En s'acceptant, ils pourront affronter le dragon noir.

Munis de cette force intérieure, Ichirô et ses amis pourront s'armer et affronter le dragon noir qui est la personnification même du mal : un homme qui grâce à la magie noire se nourrit de la terreur et de l'espoir des gens. En correspondant à la prophétie, Ichirô va instiller la graine de l'espoir.

L'espoir revenant, il survient une nouvelle armée, composée de ceux qui avaient tout abandonné. Ces personnes vont regagner leur honneur en combattant de nouveau pour une cause juste. Et c'est cette chose plus grande qu'eux même qui leur permettra d'affronter le mal absolu.

En bref, une duologie qui va à l'essentiel et qui nous fait rêver. Jean Luc Bizien sait écrire pour la jeunesse et surtout on sent que le Japon médiéval lui tenait à coeur. C'est une histoire longuement réfléchie, longuement construite. Un petit bijou de la littérature Young Adult.



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