mardi 7 janvier 2014

Germinal d'Emile Zola



Présentation de l'éditeur : Une des grandes grèves du siècle dernier racontée par un journaliste de génie qui en a fait un réquisitoire, un formidable " J'accuse " contre le capital, le roman de la lutte des classes et de la misère ouvrière. Un livre de nuit, de violence et de sang, mais qui débouche sur l'espoir d'un monde nouveau lorsque le héros, Etienne Lantier, quittant la mine " en soldat raisonneur de la révolution ", sent naître autour de lui une " armée noire, vengeresse... dont la germination allait bientôt faire éclater la terre ". Germinal marque l'éveil du monde du travail à la conscience de ses droits et c'est au cri sans cesse repris de " Germinal ! Germinal ! " que la délégation des mineurs de Denain accompagna le convoi funèbre de Zola à travers les rues de Paris.







Un roman qui me fait vibrer depuis plus de 15 ans.

Je suis du Nord de la France et croyez moi, Germinal est quelque part dans mes gênes. Je peux même vous dire que le film était le premier que j'ai été voir en avant-première et en famille. Et c'est bien entendu un des premiers gros classiques que j'ai lu. Et parfois, avoir dans sa famille des descendants de mineurs, cela a du bon quand on étudie Germinal pour le BAC Français. Donc, autant vous le dire de suite, vous n'aurez pas là une critique négative car j'ai ce livre gravé dans le sang, je connais même certains passages par coeur. Non, ne me regardez pas avec ces yeux ronds, il faut que vous compreniez que ce roman a exprimé une époque de toute une région. Il a été notre cri pendant des années. Emile Zola, en écrivant ce livre, a tout simplement montré notre image au monde.

Emile Zola a décrit avec précision le milieu des mineurs à la fin du XIX° Siècle. Comment sont ces hommes qui s'acharnent à se tuer  sous la terre? Qui sont ils ? Comment vivent ils ? Que ressentent-ils ? Nous avons sans cesse l'impression que ces hommes bravent le danger à chaque instant. Et pourtant, ils aiment leur métier car ils le font pour une misère. Cette foule docile a pourtant effectué une grève. Ce peuple a grondé, mugit, s'est révolté pour avoir une revalorisation de sa force de travail. Cette foule anonyme s'est sublimée à travers Emile Zola.


Grâce à Germinal, j'ai appris que les Princes Charmants ne vivaient pas forcément dans des châteaux....

Mais en dehors de cette histoire sociale, il y a des hommes dont mes préférés, mes héros resteront le Maheu et Etienne Lantier. Tout d'abord, le Maheu, car pour moi, il reste le chevalier de la mine. C'est un bon gars qui aime encore passionnément sa femme et sa famille. C'est un couple solide, affectueux , qui se sert les coudes. Les Maheu montrent que la vie normale existe et surtout cassent l'image d’Épinal du mineur qui se soûle le soir en rentrant du boulot, bat sa femme et couche avec tout ce qui bouge. Emile Zola nous a montré à travers le Maheu que de belles personnes existent même fans le noir le plus profond des mines.

Et enfin nous avons LE prince charmant des mines incarné par Etienne Lantier, un des enfants de Gervaise, issu d'une famille d'ivrognes. Et pourtant, de ces assommoirs familiaux, un bourgeon de noblesse a germé et va s'épanouir dans le Nord de la France. Il va, tel un chevalier, insuffler la révolte chez le sminuers et petit à petit conquérir la belle, la virginale Catherine. Et cette jeune fille ne deviendra femme qu'avec lui, au fond de la fosse, juste avant de mourir. Alors, je ne suis pas guimauve, mais c'est bien l'un des drames amoureux les plus bouleversants que j'ai lu.

Il y a encore bien des choses à vous dire sur ce livre. Mais c'était les deux points que j'avais envie de relever cette fois ci avec vous. Peut être qu'une autre lecture vous donnera d'autres pistes, auquel cas, je vous referai une chronique, comme de bien entendu.

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