mercredi 4 décembre 2013

The Blood Vivicanti by Becket





Présentation de l'éditeur (traduction personnelle) : Marie Paige est un génie de 17 ans. Sa mémoire photographique la rend plus intelligente que les autres mais l'isole aussi beaucoup plus. Ses parents ne la comprennent pas, comme ses camarades de classe non plus.  Mais sa vie change lors de sa dernière année au lycée. Marie Paige change d'établissement, elle est dans l'Académie des Arts dans un petit village de montagne, Idyllville. TOut le monde le sait : Idyllville est le territoire des Blood Vivicanti. La mémoire photographique de Marie Paige fera d'elle la plus dangereuse des créatures de la planète, depuis qu'elle est devenue une buveuse de sang qui absorbe la mémoire de ses victimes.






Une belle entrée dans un monde de sexe et de sang.

The Blood Vivicanti, c'est le fruit d'un travail sur les personnages. Et dans ce travail, il y a deux personnes que, sans les connaître vraiment, j'aime beaucoup. Nous avons Anne Rice qui m'a fait aimer le vampire de qualité et j'insiste énormément sur ce point, et nous avons Becket, son assistant, que tous les abonnés de la page Facebook d'Anne Rice connaissent.

De ce cocktail d'esprits ingénieux et érudits, je m'attendais à du sang, de la psychologie et du sexe. Armée de ces envies, je prenais connaissance de Marie dont seul le nom me faisait penser à une icône religieuse. Et Marie est une adolescente qui va devenir une Blood Vivicanti sous nos yeux, autrement dit, une vampire.

Par amour ? Par pouvoir ? Par Curiosité ? Par Hasard ? Par son destin ? Le hasard l'emporte dans cette première partie car Marie semble être en tant que vampire une prédatrice qui absorbe la mémoire de ses victimes, par le sang qu'elle absorbe. Autrement dit, on peut dire que c'est une vampire dévoreuse d'âmes qui acquiert sa puissance en vous aspirant votre vie.

Tous les ingrédients osnt là, encore faut il avoir le talent de les traiter....


Le pari de la narration : un point de vue incompris.

Et pour traiter ce genre de personnages, permettez moi de vous dire qu'il ne faut pas de la plume de débutant. Becket a pris le pari risqué de nous expliquer un génie incompris par sa famille et par ses pairs. Il a pris le pari de nous décrire un prédateur pur : le loup solitaire.

Marie a été seule toute sa vie car personne ne l'a comprise. Et pour cela, elle nous donne un point de vue extrêmement distant (voir ironique) et glacé qui est tout à fait génial. C'est aussi un génie car elle a une mémoire photographique pure. Cela la rend incompréhensible pour sa mère qui n'a pas une intelligence très poussée. Mais aussi de ses camarades de classe qui voient en elle une aberration.

De solitude en solitude, elle poursuit sa scolarité jusqu'à une école d'art. Deux choses vont l'ébranler. La première est la masturbation qui va la pousser à s'aimer elle, ce que personne n'a fait jusque là. Elle devient par là l'antithèse de son prénom. Elle reste la Vierge Marie qu'aucun homme ne possèdera mais une forme un peu pervertie car partiquant des choses montrées du doigt par la religion. Privée en quelque sorte de l'acte sexuel, elle gardera le plaisir pour elle. La seconde, c'est l'art qui va lui permettre de toucher l'âme des gens, ce que ne lui a pas permis la religion d'ailleurs.

C'est à travers l'art que Marie va découvrir l'âme des gens. Mais avec sa faculté et son passé, cela ne va pas pousser à aimer son prochain. Elle va emmagasiner ces informations pour vivre littéralement un millier de vie, faisant des expériences qu'elle n'a pas pu vivre, tentant de comprendre les autres. Mais sans rien partager.

C'est sans aucun doute, à la fin de cette première partie, que je vous affirme qu'un vampire aussi sanguinaire que psychique est né. A voir maintenant comment elle va maîtriser et utiliser sa puissance.

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