mardi 10 décembre 2013

La débâcle d'Emile Zola






Présentation de l'éditeur : Pendant la guerre de 1870, deux soldats se lient d'amitié ; Jean Macquart, incarnation des solides valeurs rurales, et Maurice Levasseur, intellectuel qui rêve d'un cataclysme où s'anéantirait le monde corrompu - et le lecteur va les suivre jusqu'à ce que la Commune les sépare et dramatiquement les voie s'affronter. Mais si Zola choisit, bien au-delà de leur opposition symbolique, de les mêler à d'innombrables autres figures, c'est qu'il veut écrire le roman des masses et nous montrer une nation tout entière meurtrie par l'Histoire. Il juxtapose donc des scènes de combat et de vie civile, montre sans fard toutes les souffrances des corps, et jour après jour déroule sous nos yeux la douloureuse chronique qui va conduire à l'humiliation de Sedan.






Nous retrouvons ici un Jean Macquart soldat paternaliste

Jean Macquart, mon personnage préféré de la Terre. Celui qui m'a fait le plus pleurer aussi car j'ai trouvé son sort bien injuste. Mais nous en reparlerons plus tard dans une autre chronique Ici, nous avons Jean Macquart dans l'armée qui se retrouve le chef de Maurice Levasseur, un doux philosophe.

Jean va prendre sous son aile Maurice, et c'est une tendre amitié virile et fraternelle que nous avons là. C'est une de ces amitiés qui se fait dans le sang, la fatigue, et la boue, celle qui se fait en guerre. C'est de cette amitié de petites gens qui se fait  dans le malheur d'une défaite proframmée par l'incompétence des Généraux.


De l'art de montrer les choses vraies.

Aussi, Emile Zola va nous emmener dans la bataille, dans la retraite, dans la famine. L'auteur nous montrera ici la Guerre de la vision des petites gens.

Nous aurons ici sa maîtrise de la description inouïe pour nous montrer ce que toujours nous refusons de voir dans la Guerre, le sang, les blessures, la Mort. Qu'y a-t-il de plus écoeurant et de plus révélateur de voir la Guerre d'en bas, sans jamais réellement connaître les intentions des Puissants. Vous verrez des gens sacrifier leur vie et leurs terres pour ne rien obtenir. Vous verrez des gens marcher la peur au ventre non plus par patriotisme mais tout simplement pour survivre.


Zola montrera son aversion profonde pour la Guerre.

Car quel intérêt y'a-t-il à la guerre? Sinon l'intérêt des Puissants, de ceux qui profitent de la situation. Mais pour le peuple, ce n'est que destruction et mort. Emile ZOla montre l'inintérêt pour la guerr pour faire réagir les grands de ce monde. Malheureusement, il ne sera jamais écouté.

Toutefois, il faut souligner sa beauté du geste en continuant à lire la débâcle. Car c'est avec ses tripes que l'auteur l'a écrit.


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