mardi 10 décembre 2013

La Curée d'Emile Zola







Présentation de l'éditeur : La France de Napoléon III vue par Zola : " A cette heure, Paris offrait, pour un homme comme Aristide Saccard, le plus intéressant des spectacles. L'Empire venait d'être proclamé... Le silence s'était fait à la tribune et dans les journaux. La société, sauvée encore une fois, se félicitait, se reposait, faisait la grasse matinée, maintenant qu'un gouvernement fort la protégeait et lui ôtait jusqu'au souci de penser et de régler ses affaires. La grande préoccupation de la société était de savoir à quels amusements elle allait tuer le temps. Selon l'heureuse expression d'Eugène Rougon, Paris se mettait à table et rêvait gaudriole au dessert... L'Empire allait faire de Paris le mauvais lieu de l'Europe. "







Aristide Saccard, ce façonneur de destins

Artistide Saccard est vraiment l'un des personnages les plus attachants de la saga des Rougon Macquart, dans le sens du tonton roublard, si vous voyez ce que je veux dire. Souvenez vous que je vous l'avais déjà présenté dans le livre intitulé L'Argent, dans la cinquantaine spéculante. Ici, nous l'aurons das la trentaine et la quarantaine. Il est marié à une femme sans ambition et uqi se meurt. Aussi, dès qu'il peut épouser Renée, une jeune femme qui pourrait très bien paraître en société, il fonce car il a besoin d'une dot et de l'apparence d'une famille bourgeoise.

Pour cela, il va écarter sa fille cadette, Clothilde et l'envoyer chez son oncle Pascal (qui fera l'objet du tome final de la saga). En effet, cette enfant était non seulement très attachée à sa mère mais elle a aussi assisté à l'entretien de son père avec sa tante concernant ce mariage, avant même que sa mère ne soit morte !

Mais il a aussi ramené Maxime, son fils adolescent, pour l'introduire dans le Monde, ce que le jeune garçon fera admirablement bien, sous la houlette de sa nouvelle belle-mère, Renée. Ainsi, les trois compères formeront un trio très efficace dans l'accession de Saccard dans les hautes sphères de la bourgeoisie.


Un regard très critique envers la société qui ne voit que ce qu'elle veut bien

Ce trio que formera Maxime, Aristide, et Renée montrera toute la décadence de la bourgeoisie sous cette fin du XIX° siècle. En effet, Saccard va lui spoiler petit à petit sa femme de sa fortune en spéculant sur l'immobilier. Quant à Maxime, il se transformera en machine de séduction mondaine, au point de tomber dnas une relation incestueuse avec sa belle mère. Enfin, Renée, elle, deviendra la femme futile qui donnera de ses charmes pour asseoir la fortune de son mari.

C'est de cette avalanche de débauche, de luxure, de spéculation qui sera mise au grand jour par la famille Saccard qu'Emile Zola montera du doigt. Car tout le monde sait mais tout le monde tait le scandale pour bénéficier de ce torrent d'argent dont s'offusque régulièrement l'auteur. C'est ce scandale qui détruira Renée et qui éloignera Maxime et son père que montrera l'auteur, et à travers cette famille, toute la décadence de la société française de l'époque.


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