mardi 10 décembre 2013

Au bonheur des dames d'Emile Zola




Présentation de l'éditeur : Octave Mouret affole les femmes de désir. Son grand magasin parisien, Au Bonheur des Dames, est un paradis pour les sens. Les tissus s'amoncellent, éblouissants, délicats, de faille ou de soie. Tout ce qu'une femme peut acheter en 1883, Octave Mouret le vend, avec des techniques révolutionnaires. Le succès est immense. Mais ce bazar est une catastrophe pour le quartier, les petits commerces meurent, les spéculations immobilières se multiplient. Et le personnel connaît une vie d'enfer. Denise échoue de Valognes dans cette fournaise, démunie mais tenace. Zola fait de la jeune fille et de son puissant patron amoureux d'elle le symbole du modernisme et des crises qu'il suscite. Zola plonge le lecteur dans un bain de foule érotique. Personne ne pourra plus entrer dans un grand magasin sans ressentir ce que Zola raconte avec génie : les fourmillements de la vie.






Il est indéniable qu'Emile Zola a fait du shopping dans sa vie.

Je me souviens de cela étant ado, la première fois que j'ai lu Au Bonheur des dames : Emile Zola avait une femme et il a dû subir l'épreuve infernale du shopping. Et j'avoue qu'en partie, c'est cela qui m'a fait aimer l'auteur car c'est un homme qui est proche du peuple et surtout qui sait observer.

En effet, lorsque vous reprendrez toutes les descriptions du grand magasin et des femmes qui les fréquentent, c'est absolument merveilleux. Au Bonheur des dames devient ainsi un lieu de plaisir totalement érotique par la description des étoffes qui déferlent des rayons. Emile Zola prend les femmes pour des consommatrices pures, des acharnées qui veulent posséder tout ce qu'elles veulent dans un seul endroit. Donner cela aux dames et elles vous ouvrira les portes de la fortune.


Denise incarne la montée en puissance des grands magasins.

Dans ce déferlement commercial, nous suivons Denise, une jeune provinciale qui va monter sur Paris pour trouver du travail auprès de son oncle et de sa tante, dans une petite boutique de mercerie. Mais ils refusent aussi va-t-elle se retourner vers un monde d'opportunités : Au bonheur des dames.

Par la force de son travail et son ingéniosité à la vente, elle montera les échelons à l'image du directeur de la maison Octave Mouret. De ces deux visions du futur similaire naîtra un amour, l'un de ceux les plus purs et les plus sains qu'a pu inventer Emile Zola : un amour du travail. Et c'est celui là qui produira des fruits.

C'est ce travail qui va écraser littéralement la concurrence. C'est cet amour qui dépassera les conditions sociales. C'est enfin une nouvelle ère qui se crée, un renouveau qui respire enfin.

Alors que sa cousine incarne les petits magasins.

Et avec l'exemple de la cousine de Denise, qui se meurt dans ce petit magasin qu'Emile Zola prend position. En effet, une jeune fille devient mourante à l'image du petit commerce, écrasée par la grande distribution. Mais pourquoi? Elle semble en effet considérer comme acquis tout ce qui est durement gagné par ses concurrents. Ainsi, ne faisant pas d'efforts, elle perd tout ce qu'elle a eu, jusqu'à en mourir.

C'est une dure leçon pour le petit commerce, car l'auteur démontre qu'on ne peut rivaliser avec le progrès. Il faut sans arrêt être novateur pour survivre dans le commerce. Il faut sans arrêt gagner le coeur volage de ses clients.


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