jeudi 7 novembre 2013

Dirt by David Vann


Présentation de l'éditeur (traduction personnelle) : 1985, Gallen, 22 ans, vit avec sa mère envahissante dans la vieille maison familiale, entourée d'un verger, dans la banlieu de Sacramento. Il ne sait pas qui est son père. Son grand père abusif est décédé. Quant à sa grand mère, elle perd la mémoire et on l'a placée dans un hospice. Galen et sa mère vivent sur l'ancienne fortune familiale qu'Helen, sa tante et sa cousine Jenifer, 17 ans, sont bien déterminées à s'approprier.
Galen est un adepte du New Age. Il se définit comme une vieille âme aspirant à la transformation : se libérer de son corps, être aussi léger qu'une plume, marcher sur l'eau... Mais il ne peut s'empêcher d'avoir de violentes crises de boulime et des désirs interdits. Prisonnier de son corps, il est obsédé par Jenifer et rêve de se libérer de sa mère.
Lorsque la famille part en voyage dans la vieille cabane des Sierras, au sud du lac Tahoe, les tensions augmentent. Pris dans une situation compromettante, Galen va découvrir jusqu'où il peut aller pour atteindre ses rêves les plus fous.




J'ai envie de dire, pour gens pourris, situation pourrie.

David Vann réussit à nous retourner complètement dans ce roman rien qu'avec la psychologie des personnages. En effet, Galen, au début du roman, nous apparaît comme une victime, complètement manipulé par les femmes, son seul défaut restant la religion New Age qui le rend présomptueux. En même pas 300 pages, l'auteur nous donne un point de vue différent de chacun des personnages qui passeront tour à tour du statut de victime à bourreau.

Mais quelle famille ! Il me semble que dans le top 10 des familles pourries et qui se bouffe, celle de Galen se retrouve au sommet. C'est à croire qu'ils font un concours pour savoir qui pourra manipuler et détruire l'autre et l'auteur prend le temps de nous faire cerner les personnages pour montrer la situation finale pourrie (je n'ai pas d'autre mot, désolée).

Par contre, un livre soufflet

Mon seul regret, ici, c'est que c'est un livre soufflet, c'est à dire qu'on commence en douceur, que l'action et les personnages nous fait monter la sauce... Et c'est comme si on s'arrête à côté. Les dernières pages font tout descendre, ont même tendance à nous ennuyer un peu.

On a beau dire, le final est important dans un livre et l'auteur a pris son temps pour nous faire sentir sale, comme le dit le titre du roman. Mais peut être n'y est il pas allé assez fort pour la fin, car  je n'ai pas l'impression que le livre va me laisser une empreinte indélébile

2 commentaires:

  1. Réponses
    1. Je l'avais trouvé à l'époque au Furet de mémoire. Mais tu dois le trouver un peu partout.
      En tous cas, il est très accessible pour de la VO

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