lundi 7 octobre 2013

Le Cycle des âmes déchues de Stéphane Soutoul



Tome 1 : le mal en la demeure

Présentation de l'éditeur : Sur les terres reculées du domaine de Kreuzburg, une ombre étend son influence maléfique jusqu'entre les murs du manoir Kraemer. Afin de préserver les siens d'une menace plus funeste encore que la mort, le maître des lieux n'a d'autre recours que demander l'assistance d'experts en vampirisme. En ce crépuscule du XIXe siècle, la famille de Lacarme, un clan issu d'une longue lignée d'érudits en occultisme et surnaturel, fait figure de référence dans la chasse aux nosferatus.
Lorsque Gerald de Lacarme arrive en Allemagne, il est cependant loin de se douter de la sombre aventure qui l'attend. Car le mal qu'il est censé combattre rôde déjà dans les couloirs de la demeure, insidieux, impie… Surtout, il y a la belle Marion Kraemer, si mystérieuse, qui lui chavire le cœur à en perdre la raison. Partagé entre ses tendres sentiments et l'importance cruciale de sa mission, le jeune homme va s'immerger dans le plus terrifiant des cauchemars…






Un véritable hommage à Dracula

Mais que ce fut magnifique, cette petite perle que nous a offert Stéphane Soutoul sur un plateau d'argent ! Je m'attendais à tout saug à cela : un amoureux de Dracula nous offre un roman inspiré de Bram Stocker. Je vous rassure, ce n'est pas du tout une copie de l'histoire mais ce style, ces clins d'oeil !

Tout commence par un jeune homme, Gérald, dans un train, allant dans la demeure d'un ami, afin de l'y aider. Il lit un livre, écrit à sa famille... Rine que ce petit début que je vous dévoile devrait vous donner la chaire de poule car tout dans la structure narrative de ce récit m'a fait penser à Bram Stocker, sans pour autant le copier. Ce roman est un récit d'amour pour ce genre que je pensais perdu.


Une réflexion sur le vampire.

Qu'est-ce qui pousse une personne à damner son âme ? Et qu'est-ce que le vampire aussi ? Ce sont des réflexions qui animent tout bon lecteur de vampirisme, hormi l'attrait sensuel que nous offre la dernière génération en pâture. Le vampire, c'est un être qui a vaincu la mort, un être qui s'est détaché de tout carcan social. Le vampire est cela qui a vaincu toutes les peurs humaines, mais qui traversera le temps seul.

Mais comment vous décrire tout cela sans vous raconter l'histoire du Mal en la Demeure ? Mais c'est impossible car il faut que vous le lisiez. Car c'est cii aussi une histoire d'amour qui est au centre de ce mystère (mais lequel est-ce ?). Des amours partagés, des amours déçues.

Ainsi, ce premier tome nous offre une formidable entrée en la matière. Cette base d'histoire est un magnifique hommage à un genre qui a révolutionné notre littérature moderne.



Tome 2 : Le sacrifice des damnés


Présentation de l'éditeur : Fin du XIXe siècle. Paul de Lacarme, l'héritier d'un clan dévoué à la chasse aux vampires, regagne la demeure familiale après une longue errance. Sur place, il ne découvre que mort et désolation. Les résidants du domaine mis à sac ont été assassinés, mais surtout sa sœur est portée disparue.
Léonore de Lacarme couve en son sein un terrible enfant convoité par un groupe de fanatiques. La jeune femme enceinte pourra-t-elle échapper à ces individus prêts à tout pour accomplir leurs sombres dessins ? Et son fiancé, cet amant à présent devenu un prédateur aux mœurs sanglantes et à la séduction irréelle… peut-elle encore lui accorder sa confiance ?
Paul de Lacarme va tenter l'impossible pour retrouver l'unique famille qui lui reste et la soustraire à un funeste destin. À moins que la trahison d'un ancien amour ne le précipite lui aussi au cœur d'un piège sans retour…






Le pari risqué mais réussi du changement de style

Ah ! Stéphane Soutoul, mon héros qui m'embarque en moins de 300 pages... Mais reprenons, je vais vous expliquer tout de même pourquoi c'était trop bien. Souvenez vous du premier tome : le mal en la demeure où nous suivions un héritier Lacarme dans une chasse aux vampires. Pour nous raconter tout cela, il utilisait la bonne méthode du journal intime ou de la lettre à l'image de Dracula de Bram Stocker. Il envoyait tout ceci à sa soeur, Léonore car son frère, Paul, était en vadrouille.

Nouveau tome, nouveaux personnages, vous allez me dire. Nous utiliserons ici un style narratif très différent car nous aurons les points de vue alternatifs de Léonore et de Paul, les deux membres de la famille Lacarme restante. Le changement de schéma narratif était assez osé, je dois dire, car personnellement, tomber sur les lettres de Paul et de Léonore après l'action ne m'aurait pas dérangée plus que cela. Mais l'auteur a choisi le changement de style avec brio pour servir l'intrigue. Sur ce, je n'ai qu'une question à vous poser : qu'avons nous là?


 Le second Opus d'une destinée familiale qui va vous plonger dans l'occulte.

Si le tome précédent n'était consacré uniquement qu'au vampirisme, Stéphane Soutoul a élargi les intrigues de la saga familiale à la sorcellerie. Je vous vois venir : mais sur quoi s'est il basé cette fois-ci ? De manière très présomptueuse, je vais vous ressortir ma panoplie littéraire fantastique pour vous sortir non pas une mais deux sagas d'Anne Rice. La saga des vampires et celle des sorcières. Et là je vous vois venir encore plus vite en me disant qu'il n'y a pas la sensualité des écrits d'Anne Rice. En même temps, je ne pense pas que Stéphane Soutoul voulait s'attarder sur des scènes de sexe ici, mais sur les prophéties, l'âme, les spectres et les complots des organisations contre les vampires. Et cela dit, c'est déjà pas mal, de une,et de deux, les ingrédients sont là (et de trois, vous ne m'enleverez pas de la tête que lire une saga d'Anne Rice, il faut un peu de coffre et un esprit plutôt libéral).

Alors, qu'est ce qui me permet d'avancer que Stéphane Soutoul s'est un petit peu inspiré de ces deux sagas ? (surtout que je ne lui ai même pas demandé?) Le fiance de Léonore, tout d'abord, a été transformé en vampire, contre son gré, mais garde une âme humaine grâce à l'amour qu'il porte à Léonore. Des vampires gardant une âme sensible et s'alliant d'un certain côté avec des humains, à la recherche de rédemption. Moi, je vais chez les chroniques des vampires d'Anne Rice surtout qu'ici nous avons, comme dans la Reine des Damnés, la recherche de l'origine du vampirisme. Qui plus est, nous avons là aussi une espèce de possession - rite de sorcellerie qui me fait penser à la saga des sorcières Mayfair. Tout ceci avec une organisation contre les vampires qui apparaît un peu gangrenée. Et bien oui, je pense au Talamasca avec ses transferts d'âme.

Alors oui, je m'avance énormémemnt, mais si c'est le cas, ce clin d'oeil reste magnifique à toute une génération de livres sur les vampires. D'où ma question : mais que va-t-il nous offrir pour le troisième opus ? Quelle surprise vais-je découvrir ? Dans tous les cas, vous avez ici un second opus haletant, romantique et occulte qui vous fait dire fièrement : j'aime la littérature vampirique, et surtout, j'aime lire du Stéphane Soutoul

1 commentaire:

  1. Très bel avis! J'avais succombé à la plume de Stéphane, très douce, très poétique, très sombre en même temps! J'adore son style qui effectivement, se perds de plus en plus dans cette nuée de bit lit!

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