lundi 16 septembre 2013

La trilogie du passeur de Lois Lawry

Tome 1 : Le Passeur








Présentation de l'éditeur : Le monde dans lequel vit Jonas est bien éloigné du nôtre : une société où la notion d'individu n'existe pas. Plus surprenant encore : ses membres ne ressentent rien. Ni amour ni haine viennent bousculer leur quotidien. Les gens ne meurent pas non plus. Ils sont "élargis". Tout comme le héros de cette histoire – un garçon de douze ans – le jeune lecteur brûlera de savoir ce qui se cache derrière ce terme si obscur.







Un récit qui m'a fait penser au mythe de la caverne

Nous découvrons un monde parfait à travers les yeux de Jonas, un jeune garçon qui appréhende le passage de sa douzième année, âge durant le quel il saura quel sera son rôle dans la société. Au début, tout se passe merveilleusement bien et nous envions la vie de Jonas. Sa famille est composée de parents aimants et d'une petite soeur : un véritable foyer de publicité  où le dialogue semble permanent et où rien de dangereux ne se passe. Jonas a semble-t-il tout pour s'épanouir.

Petit à petit, c'est la société entière qui nous paraîtra idyllique. Pas de conflit, harmonie apparente, respect de tous. La mort, la guerre, la faim, le chômage : Aucune de ces notions ne paraissent avoir cours ici. Cela ressemble à l'Eden ou au rêve socialiste réalisé et nous nous surprenons à siffler d'admiration pour affirmer que cela fonctionne.

Mais voilà, au douzième anniversaire de Jonas, après sa cérémonie, nous découvrons ce à quoi ont dû renoncer ces hommes et ces femmes pour ne plus ressentir les douleurs de notre monde. Jonas va découvrir toutes ces sensations pour risquer de se faire exclure de la société.

C'est ce cheminement de pensées que nous verrons ici, ce craquement du vernis clinquant : c'est le mythe de la caverne que nous revisitons, sauce futuriste


Un degré de prise de conscience progressif

Au fur et à mesure du récit, au fur et à mesure des découvertes de Jonas, nous passons du citoyen heureux en oeil de plus en plus critique. Plus on avance et plus on se demande si le sacrifice vaut le coup, à quel point les gens mentent, les rapports humains sont faussés. On se demande quel est le prix de notre libre arbitre.

Car nous en venons là : au prix des émotions, au prix de la décision individuelle et c'est tout en douceur que l'auteur nous amène à penser tout cela.

En bref, de la très bonne science fiction sous forme de récit simple. Un petit livre qui vous prendra peut être plus de temps que prévu.


Ce livre a été lu dans le cadre du Baby Challenge Science Fiction 2013


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