vendredi 5 juillet 2013

La Petite garce dans la Prairie d'Alison Arngrim




Présentation de l'éditeur : Pendant sept ans, Alison Arngrim a joué une môme méchante, intrigante, égoïste, menteuse et manipulatrice dans une des séries de télévision les plus aimées au monde. Alors que les millions de téléspectateurs de La Petite Maison dans la prairie détestaient Nellie Oleson et ses pitreries diaboliques, Alison en vint à aimer son personnage la liberté et l assurance que Nellie lui inspirait. Dans La Petite Garce dans la prairie, Alison Arngrim raconte son enfance à Hollywood avec ses parents excentriques (Thor Arngrim, manager d artistes comme Liberace, dont l appétit pour la publicité était insatiable, et la légendaire actrice de voix Norma MacMillan, qui jouait aussi bien Gumby que Casper le gentil fantôme) et évoque des moments inoubliables et truculents dans les coulisses de La Petite Maison. Alison raconte tout cela avec un esprit mordant, mais elle aborde aussi avec courage les défis qu elle dut affronter : ses batailles pour survivre à une histoire traumatique d abus sexuel, pour vaincre sa dépression et sa timidité paralysante et pour faire face au secret que son père lui cacha pendant vingt ans. Elle partage également avec nous la terrible douleur de la perte de son mari de télévision et meilleur ami, Steve Tracy, emporté par le SIDA. Cet événement lui inspira une seconde carrière dans l activisme social et politique. Nellie Oleson lui aura appris l audace, l intrépidité et la détermination, elle sera éternellement reconnaissante à la plus grande petite garce dans la prairie de lui avoir montré le chemin.



Nellie Olson, la sale môme attachante

Je suis comme tout le monde, vous êtes comme moi, nous avons tous en tête le petit générique de la Petite Maison dans la Prairie. Et pour ceux qui me feraient l'affront de prétendre le contraire, ceci sera pour vous faire une piqure de rapide de rappel


Et nous nous souvenons tous de la "méchante", celle que l'on pouvait trouver insupportable mais qui nous faisait atrocement rire pendant tout l'épisode : Nellie Olson. Nellie, la sale môme un peu délaissée, pourrie gâtée mais qui, heureusement, devient gentille à la fin, lorsqu'elle trouve l'amour de sa vie qui lui montrera qu'elle est importante pour elle même et non pour les apparences.

C'est cette histoire que nous raconte Alison Arngrim, l'actrice qui jour Nellie. Elle nous raconte l'importance qu'a eu ce rôle dans sa vie, ses relations avec les autres acteurs, les autres enfants, comment elle a eu le rôle, comment elle l'a joué, et surtout, ce qu'elle a fait après. Comment elle a géré son image, ses relations avec les autres en fonction de ce fameux rôle. Et elle le raconte tellement bien, avec tellement d'humour que je me suis souvenue de chaque épisode dont elle a fait mention. C'est ainsi que je me suis rendue compte de l'importance de cette série dans nos vie, et de l'importance de Nellie Olson.


Quand un personnage de fiction nous arme pour la réalité.

C'est aussi le témoignage d'Alison Arngrim, qui vit dans une famille pas vraiment normale, qui subit énormément de sévices de son frère, qui combat la maladie d'un de ses amis, qui combat l'"après" de la Petite Maison dans la Prairie. Ne vous fiez pas au synopsis, ce n'est pas une histoire triste. C'est une histoire dure, certes, mais l'auteure ne s'appitoie en aucun cas sur son sort. Grâce à sa plume drôle, sarcastique, parfois, elle nous fait passer toutes ses épreuves de manière détachées

Tout ce que je peux vous dire, c'est qu'en refermant ce livre, je suis contente d'avoir connu ce qui était derrière Nellie Olson. C'est un bout de femme formidable, drôle, que j'aurai aimé connaître de visu. C'est une battante, une guerrière qui a su se faire des armes de toutes ses épreuves. Et je pense que je regarderai Nellie avec un oeil plus qu'attendri. Je regarderai aussi cette série, tous les clichés qu'on a pu se faire par rapports aux acteurs, à la famille du cinéma d'un œil beaucoup plus acide aussi.

En bref, un livre qui se lit tout seul, un livre qui se lit en riant, avec une petite pointe émotive. Et surtout, en tête, le générique de la Petite Maison dans la Prairie

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