mercredi 31 juillet 2013

La Confession de Claude d'Emile Zola







Présentation de l'éditeur : La confession de Claude : "A 20 ans, Claude est un grand rêveur, qui quitte sa lumineuse Provence pour aller chercher travail et gloire à Paris : la désillusion est grande, la réalité difficile à affronter !











Une esquisse du style de Zola

Emile Zola est un grand naturaliste. Et on le connaît beaucoup grâce à sa saga des Rougon Macquart. Emile Zola fait peur, le plus souvent, aux jeunes lecteur et pour cause, il est effrayant dans ses descriptions, il est noir dans ses histoires et surtout, il a tendance à vous remuer le couteau dans la plaie, vous montrant une humanité quasiment sans espoir. Et il écrit à foisons ! Un livre de Zola, il faut savoir le tringballer dans son sac, il pèse un peu tout de même.

Ainsi, tout ceci fait peur, mais heureusement, on trouve encore de petits livres des débuts de l'auteur. Et la Confession de Claude est exactement ce qu'il vous faut pour tâter du maître naturaliste. Vous aurez quasiment tous les ingrédients de la famille des Rougon Macquart. La pensée de Zola est déjà bien formé et son style commence à se roder. Vous aurez des descriptions poignantes, qui ont cette petite touche de l'auteur qui compare régulièrement les paysages aux humains. Et vous aurez une vision à nu de la vie des héros.


La Confession de Claude, une vision noire de la femme.

Nous prenons un jeune homme, Claude, qui monte à Paris. Il est un peu Bohême dans l'âme. Il est jeune et innocent et écrit dans sa mansarde, heureux de créer. Mais voilà, Claude rencontre une jeune femme, une de ses voisines. Et une liaison s'installera entre eux. De cette liaison, Emile Zola nous montrera toutes ses terreurs par rapport à la femme. La Femme ici est une espèce de sangsue qui va empêcher notre jeune auteur de créer et de vivre, jusqu'à ce qu'elle le quitte, quand il n'a plus rien.

Le bilan est réellement pessimiste et la leçon que nous donne Emile Zola est sans appel. La femme est là pour distraire l'homme de son travail, de son ascension. Il faut être claire, selon Zola, la femme est un boulet fini, quand elle ne se prostitue pas pour le plaisir. Et le pire, c'est que l'amante, ici, dès qu'elle a un attrait sexuel est laide, vide, elle est passive. Alors que la seule femme qui a de l'esprit est... Une mourante aux allures virginale alors que bon, la petite se prostituait elle aussi depuis longtemps.

En bref, une nouvelle à lire si vous voulez tester l'auteur. L'histoire en est noire, et le héros est toujours aussi passif. Cela dit, cela m'a fait plaisir de retrouver cette plume caractéristique, ce petit filet de descriptions qui caractérise l'auteur.

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