mercredi 12 juin 2013

Orgueil et préjugés de Jane Austen






Présentation de l'éditeur : Orgueil et préjugés est le plus connu des six romans achevés de Jane Austen. Son histoire, sa question, est en apparence celle d'un mariage: l'héroïne, la vive et ironique Elizabeth Bennett qui n'est pas riche, aimera-t-elle le héros, le riche et orgueilleux Darcy ? Si oui, en sera-t-elle aimée ? Si oui encore, l'épousera-t-elle ? Mais il apparaît clairement qu'il n'y a en fait qu'un héros qui est l'héroïne, et que c'est par elle, en elle et pour elle que tout se passe.










Ahhhhh. Elizabeth !

Quand on commence l'histoire d'Elizabeth Bennet, on voit de suite que cela va être le personnage témoin de Jane Austen. Et c'est vrai qu'elle donne cette impression d'immobilité et de stabilité au milieu de sa mère et de trois de ses soeurs qui piaillent, qui sont sottes comme des gourdes et qui changent d'avis comme de chemises et qui, lorsqu'elles médisent, ne sont pas discrètes du tout. Les observer ? J'ai l'impression d'être au bureau, l'humour austinien en plus. Et je pense que pour une fois, je n'aurai peut être pas dû le lire en pause midi, cela faisait écho dans mon esprit

Mais la touche de Jane Austen est toujours aussi élégante et acide. Nous avons là une famille composé que de filles, dont les parents n'ont pas économisé un sou pour leur mariage, elles ont été élevé mais sans vraiment avoir le soucis des convenances. Aussi, elles paraissent bien sottes en société et se font avoir comme des enfants. Jane Austen les décrit comme des pies, et c'est ainsi que je les vois. Au milieu d'elles, Elizabeth, la sœur aînée, va tenter  de démêler le faux du vrai, de se marier correctement (oui, à l'époque, c'était le but) et surtout, parfois, on a bien le sentiment qu'elle lutte pour ne pas hurler de rage.

J'avoue, Je m'identifie beaucoup à elle. Non pas que je cherche à me marier avec Darcy (enfin, si quand même. Darcy !) Non, plus sérieusement, c'est une jeune femme qui se sent bien seule, qui tente d'aimer sa vie, qui se résigne à se sacrifier pour ses soeurs. Et le jour où elle rencontre Darcy, en laissant ses oreilles indiscrètes et les cancans faire le reste, elle risque de passer à côté d'un homme timide, secret et sensible.


La Bonne Société encore mise à bas par l'auteure.

C'est aussi pour cela qu'on aime toujours autant Jane Austen. C'est parce qu'on visite et on critique la bonne société de l'époque (voire l'actuelle pour certains comportements). Ici, nous avons une vieille acariâtre qui décide de tout pour tout le monde (et on en a tous sous le coude de ces modèles là), le père réfléchis mais qui n'a pas envie de faire preuve d'autorité pour ne pas devoir se mêler des affaires des femmes. Sa femme, qui, du coup est une véritable enfant gâtée. Il y a le cousin envieux qui veut montrer à sa famille à quel point ils ont la chance de le connaître, le faux bellâtre qui ment à tout le monde, l'orgueilleux qui est en fait un timide au grand cœur, la grande raisonnable qui en fait est un vraie guimauve....

Tous ces portraits sont proches de nous et le resteront car ce sont des portraits universels. Ce sont des gens, des caractères que nous voyons toujours aujourd'hui et c'est pour cela que les romans austiniens restent aussi populaires après toutes ces années. Ils sont toujours aussi proches de nous, ils sont un véritable miroir pour nous. Et son humour, quant à lui, est juste délectable comme un petit bonbon citronné et acidulé. Ça pique, mais on en reprendra un quand même


Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge New Pal 2013 organisé par Yukie

1 commentaire:

  1. Les classiques ne sont vraiment pas mon genre de prédilection, mais je dois avouer que celui-ci est un des meilleurs que j'ai pu lire :)

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