lundi 10 juin 2013

Le Cycle des Dieux de Bernard Werber



Tome 1 : Nous les dieux


Présentation de l'éditeur : Quelque part, loin, très loin, se trouve une île que ses habitants appellent Aeden. Là, perchée sur un haut plateau, une ville : Olympie. Dans son cœur, une étrange institution, l'Ecole des Dieux, et ses professeurs : les douze dieux de la mythologie grecque, chargés d'enseigner l'art de gérer les foules d'humains pour leur donner l'envie de survivre, de bâtir des cités, de faire la guerre, d'inventer des religions ou d'élever le niveau de leur conscience. La nouvelle promotion ? Cent quarante-quatre élèves dieux qui vont devoir s'affronter à travers leurs peuples, leurs prophètes, chacun avec son style de divinité. Mais la vie sur Aeden n'est pas le paradis. Un élève essaie de tuer ses congénères, un autre est tombé fou amoureux du plus séduisant des professeurs, Aphrodite, déesse de l'amour, et tous se demandent quelle est cette lumière là-haut sur la montagne qui semble les surveiller... Après Les Thanatonautes et L'Empire des anges, Bernard Werber nous entraîne encore plus loin dans la découverte des spiritualités et des mythologies. A la fin de cette extraordinaire saga où se mêlent aventure, suspense et humour, vous vous poserez, vous aussi, la question : " Et moi, si j'étais Dieu, je ferais quoi ? "



Un cycle qui fait suite à d'autres

Il y a quelques années, j'ai lu Les fourmis et les Thanatonautes du même auteur. Et ce sont des trilogies que j'ai beaucoup aimé. Aussi, je vous recommanderai de les lire avant le cycle des Dieux, même si la lecture des sagas peut se faire séparément. Pourquoi me direz vous ? Tout simplement parce que ces cycles, ces romans, ne sont pas juste des romans. Ce sont des modes d'emploi, des visions de l'auteur sous différents points de vue. Il nous éduque en quelques sortes, nous faisant prendre un point de vue microscopique pour aller de plus en plus haut. Ici, nous aurons le point de vue des dieux sur le monde et l'humanité

Mais ce ne sont   pas que des points de vue, ces cycles servent aussi cette espèce d'ambition de Bernard Werber qui est l'Encyclopédie du savoir relatif et absolu. Aussi, lire une de ces sagas, c'est comme suivre un cours idyllique, un cours raconté comme une histoire. Et c'est aussi pour cela que j'adore le style qui pourrait passer limite pour écolier de l'auteur (surtout dans les dialogues). C'est quelque part son petit clin d'oeil pour nous apprendre des tas de choses.


Nous les dieux, un formidable plongeons dans les sociétés humaines

Oui, ce que nous apprenons là, c'est l'histoire du Monde, au delà de l'histoire de l'Homme. Comment une planète se créerait elle s'il existait des dieux de l'Olympe. Tout se fait il par magie ? Non, il faut respecter un certain calendrier, faire des brouillons, apprendre de ses erreurs. Idem pour les hommes, les peuples.

Ce que nous apprenons dans ce tome leçon, c'est que l'humanité est appelée à se répéter, quoiqu'en fasse les dieux. Nous répondons à des schémas bien spécifiques, et ce, même lorsque nous avons l'impression d'innover, de faire nos propres choix. Et cette constatation se fait à l'échelle mondiale mais aussi à l'échelle personnelle car nous suivons d'anciens patients de Mickael Pinson, notre héros du jour.

En bref, une lecture toujours aussi agréable avec Bernard Werber. Qui me fait dire que cela fait bien longtemps que je n'ai pas relu ses autres cycles.



Tome 2 : le souffle des dieux




Présentation de l'éditeur : Un œil dans le ciel. Celui du grand Dieu qui observe les élèves dieux dans leur évolution ?rnrnParce qu’il résout l’énigme « C’est mieux que Dieu, c’est pire que le diable, les pauvres en ont, les riches en manquent et si tu en manges tu meurs. », Mickael Pinson accède au dieu de la montagne : Zeus. Il lui révèle qu’il s’est recrée à l’image de l’homme et que ce sont les hommes qui ont inventé les mythologies. Il s’est contenté de les incarner. Un secret connu de lui seul jusqu’à ce jour…rnZeus garantit à Mickael la survie de son peuple de dauphins s’il joue bien la deuxième manche du Jeu d’Y qui consiste à faire évoluer une communauté humaine. La partie commencée dans Nous, les dieux continue donc en Aeden. Mais il y a peut-être encore une puissance au-dessus de Zeus… 







Il n'y a aucune histoire inventée, mais que de l'histoire réécrite

Dans ce tome du cycle des dieux, on se rend compte que les dieux n'inventent rien. Ils reprennent des principes de civilisations connus depuis le début de toute chose. Mais le petit plus donné par Bernard Weber, c'est qu'il nous décrypte tout ceci sous un oeil différent. En effet, on revisite toutes les civilisations antiques, par ici. Mais l'auteur ne nous dit pas lesquelles sont elles. Aussi, vous vous prendrez le malin plaisir à tenter de les reconnaître. Et c'est sûrement ce qui sauvera la saga pour ma part, c'est l'intérêt que j'ai pour toutes ces civilisations, voire comment elles évoluent, comment elles naissent, comment elles s'éteignent et pourquoi.

On peut voir aussi dans quelles catégories se trouvent certaines civilisations, quelles sont leurs animaux totem. Et surtout, on peut voir ce qui les anime. En cela, j'ai trouvé que l'auteur nous enseignait à sa manière l'histoire du monde avec un petit bout de sa théorie. En repartant de l'humain pour aller jusqu'aux Dieux. Car l'histoire des hommes ne se fait surtout que par des hommes.


Par contre, le Michael Pinson...

Mais qu'est ce qu'il peut m'énerver celui là... C'est le type même du héros indécis. On l'aime bien, c'est pas le soucis. Mais il restera définitivement dans le cercle des connaissances. En un sens, je suis triste pour lui car il n'a pas cette aura, cette capacité à se rendre remarquable. Pour moi, ce n'est qu'un suiveur. Il va comme une girouette, tout le temps. Chaque décision qu'il prend lui a été soufflé par un autre. Grrrrrr !

Et quant à l'intrigue. Mouai bof. Il y a un déicide, il y a une lumière sur la montagne... Si vous voulez. Pour moi, cela prouve que l'intrigue est beaucoup moins forte que le background et si les civilisations ne me plaisaient pas, si l'aspect encyclopédique ne me plaisait pas non plus, et bien je n'apprécierai pas ce cycle. Et c'est bien dommage.



Tome 3 : Le mystère des dieux








Présentation de l'éditeur : Au-dessus des hommes, les Anges.
Au-dessus des Anges, les Dieux.
Au-dessus des Dieux :
















Sur une idée que je pensais originale au début, finalement, c'est du réchauffé

Et oui, cette saga qui commençait très bien pour moi s'est stagnée et enfin, elle a ressassé d'autres idées. En même temps, le thème est universel  : l'initiation, l'élévation de l'âme, le fonctionnement de l'univers... Peut être est-ce moi aussi qui en a par dessus la tête de cette question, je ne sais pas.

Toujours est-il que Mickaël Pinson m'a fatiguée car j'ai eu l'impression que plus cela avançait et plus l'auteur le trainait vers la solution. Autant je vois bien où Bernard Werber voulait nous emmener (et j'adore cette idée attention) mais j'ai eu l'impression dans ce troisième tome que l'auteur ne savait pas comment nous y emmener. Et c'est ce tâtonnement qui m'a embêtée un petit peu, voire même beaucoup, soyons francs.

Alors oui, je peux comprendre que Mickaël Pinson soit le héros de l'histoire car c'est une personne lambda et l'idée qu'il puisse arriver au sommet avec sa normalité a un petit côté flatteur pour nous, mais tout le long, j'ai eu l'impression que tout lui arrivait trop facilement. Je n'ai pas eu l'impression qu'il a dû se battre



Et bien, sur la fin, je me suis ennuyée

Oui et c'est bien dommage. Les explications de la fin tournaient tellement en rond pour moi, que cela ne m'a pas tellement surpris (peut être que je connais trop bien la manière d'écrire de l'auteur ?) que j'aurai volontiers coupé quelques morceaux du roman pour arriver directement à la fin. Cela trainait en longueur et j'ai souffert et soufflé à la fin.

Et croyez moi, c'est énervant, surtout quand on aime bien la tournure du début. J'aime quand l'auteur m'embarque si loin, surtout avec la culture qu'il a, et j'ai eu cette impression de retomber durement sur les fesses.

Un presque loupé, mais cela ne m'empêchera pas de lire les autres trilogies qui me restent.

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