lundi 27 mai 2013

Les Aventures d'Aliette Renoir de Cécilia Correia



Tome 1 : La Secte d'Abaddon




Présentation de l'éditeur : En arrivant à Paname, les Allemands s’étaient rendu compte qu’une menace plus dangereuse qu’eux sévissait déjà. Alors, en accord avec leurs autorités, ils laissèrent ma famille, les Renoir, continuer leurs petites affaires. Je vais vous dire : cela aurait été plus simple si j’avais dû zigouiller des rongeurs et encore… j’en avais horreur. Bon, je ne vais pas vous mentir plus longtemps, je déteste toutes les bestioles, qu’importe l’espèce animale. Sauf que la plus terrible de toutes, celle que je traquais chaque nuit demeurait mon pire cauchemar. Mais voilà, l’honneur de la famille restait ma priorité. Si bien que même si j’avais le trouillomètre à zéro, je devais quand même braver mes peurs en affrontant mon ennemi juré : le vampire.







Quand le coup de cœur commence dès la couverture et la quatrième de couverture....

Mais comment vous dire, cette couverture.... Souvent, quand je commence comme cela, je me dis à l'intérieur dedans de moi-même : "Koko, tu ne vas pas acheter ce livre, tu as déjà eu des expériences similaires où tu as été déçue, ce n'est pas la peine" Mais comme d'habitude, je lis la quatrième de couverture.... Alors des vampires, c'est déjà un bon point, comme vous le savez, j'ai la passion des petites quenottes immortelles. L'action se déroule à Paris. Voici quelque chose qui commence bien aussi.... Et enfin, la période de la Seconde Guerre Mondiale.

Osé comme choix tout de même ! Les romans actuels traitant de vampires se situent : ou dans notre période actuelle ou il y a très très longtemps. Mais il m'a toujours semblé que en 39-45, c'était plutôt calme, côté vampire. Et bien que nenni. Et Cécilia Correia est là pour nous le rappeler. Il y en avait aussi ! Et bien entendu, la typographie de Paris peut très bien amener à les cacher du grand public. Quand on y réfléchit bien, c'est même une très bonne idée. Et puis, franchement, la condition de la femme, les difficultés de la guerre, la présence d'un autre ennemi aussi enfin de compte. Mais pourquoi n'y a-t-on pas pensé plus souvent !

Mais je reste toujours aussi sage et je ne prends pas le livre. En me disant que j'en ai plein dans ma biblio, tout ça tout ça. Et là, vous ne soupçonnez pas les alliances perfides (mais toujours aussi adorables) des copinautes de la blogo dont l'un me dit que je dois lire un Rebelle par mois et l'autre qui a décidé qu'on ferait bien de parler bouquin de temps en temps. Enfin bref, tout était réuni pour que non seulement je craque mais en plus que je passe un superbe moment avec ce premier tome


Il n'y a pas que la forme qui compte. Tsssssss

Oh que non. Nous avons déjà un superbe personnage phare : Aliette Renoir qui est.... Une jeune fille ayant un sacré répondant (j'ai eu des crises de fou rire entre son parler de l'époque et son répondant....) mais surtout un passé assez compliqué je dirai. Que savons nous ? Nous savons qu'elle fait partie d'une famille prestigieuse, les Renoir, chasseurs de vampires depuis que la mère d'Aliette a été tué par le grand manitou du coin. Ainsi, Aliette va se dire que c'est une bonne idée de chasser des vampires elle aussi (l'entreprise familiale, cela a du bon) mais .... Elle est petite, toute menue, a les pire phobies qui soient mais surtout, son frère et son père n'ont pas vraiment l'air de se soucier d'elle.....

En effet, tout ceci est intriguant. Surtout que notre pauvre Aliette va se retrouver dans des situations aussi dangereuses que pittoresques. Elle devra surtout faire la lumière sur son passé, son enfance et enfin elle devra se battre pour elle-même.


Entre humour et thriller, je n'ai pas choisi.

Bien entendu, je me suis de suite attachée à Aliette, cette petite chose menue qui montre très vite ses griffes pour cacher ses fêlures, a des idées bien arrêtées sur tout, et surtout qui a une langue championne internationale de la répartie. Et pourtant, j'en tiens une bonne, mais je pense qu'Aliette me clouerait le bec régulièrement. Ses relations avec les hommes sont drôlissimes. Et ses lapsus (révélateurs) hilarants.

Toutefois, il n'y a pas que l'humour dans la vie, il y a aussi les intrigues. Et j'avoue qu'ici je fus tout de même bien servie. L'intrigue se pose et se dénoue pour ce premier tome, nous laissant quelques miettes à méditer pour le prochain. Sommes toutes, un très bon début de saga qui laisse présager de bonnes suites, que j'ai hâte de découvrir. Ce qui me fait énormément plaisir dans tout ceci, c'est que l'humour français se porte bien finalement, et est très bien représenté.

Aux prochaines aventures d'Aliette !

Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge Rebelles Editions organisé par mon petit Benji. Tu vois, j'ai failli être en retard mais j'y suis arrivée quand même :)



Tome 2 : Dans l'ombre du roi



Présentation de l'éditeur : Vous savez quoi ? C’est la véritable zizanie en ce moment à Paname ! Des renégats sèment la pagaille, les Allemands nous préparent un coup fourré, un vampire âgé de plusieurs siècles disparaît comme par enchantement, Lawrence me fait des cachotteries et, pour couronner le tout, Sytry, le prince des chenapans, change d’avis comme de chemise ! Et qui doit jongler avec tout ça ? Moi, bien sûr ! Quelque chose me dit que je vais filer un mauvais coton… « Alea jacta est ! », comme dirait un certain César. Eh oui, le sort en est jeté…









C'est toujours  aussi agréable de se replonger dans la France de l'Occupation avec Aliette

Alors oui, ne criez pas au scandale. C'est un roman bit lit léger, c'est une période en France pas du tout appréciée (et pour cause, notre rôle ne fut pas aussi glorieux que cela). Mais pour tous les amoureux de l'Histoire et de la littérature légère, permettez moi de vous dire que le travail de Cécilia Correia est magnifique

En effet, Nous avons l’impression de plonger dans cette France des années 40 tout d'abord par le franc parler d'Aliette. C'est une jeune femme de Paris et ce fut une époque où les Parisiens avaient leurs expressions bien à eux. C'est la toute première pièce à l'édifice de l'auteure qui nous permet d'entrer en immersion totale avec le background qu'elle s'est formée.

Ensuite, l'auteure nous donne les différentes modes vestimentaires, des informations sur le mode de vie quotidien des Parisiens. Et pour couronner le tout, Cécilia Correia va nous insérer dans le roman des faits historiques et va les appliquer à l'histoire d'Aliette. Alors, peut être que pour vous c'est anodin, mais pour moi, ces petits détails donnent de véritables pépites dans cette histoire toute pimpante.


Aliette, la pauvre, se retrouve encore avec de grands bouleversements

Depuis le début, Aliette nous apparaît comme un petit farfadet sautillant, aux allures adorables et au franc parler légendaire. Ce pourrait être une héroïne vampirique classique ou superficielle mais elle dépasse ce statut par un passé assez tourmenté. C'est ce que nous découvrons un peu plus ici : l'attitude pimpante de notre héroïne révèle de grandes fêlures, une profonde solitude et des séquelles psychologiques nombreuses. Pour mieux surmonter ses traumas, Aliette a associé une répartie doublée d'insolence hors du commun avec un attitude d'apparence superficielle trompeuse.

En réalité, c'est une jeune femme élevé à la dure qui se préserve comme elle le peut. Parvenue à un semblant de stabilité et de routine affective avec son créateur, elle devra de nouveau s'adapter pour décider ou non de goûter à la passion avec Sytry, le prince des chenapans. Parviendra-t-elle à trouver son propre équilibre afin de se trouver une famille et le bonheur? Je le lui souhaite de tout coeur en attendant ses prochaines aventures tumultueuses.

En bref : Un deuxième tome très réussi montrant des vampires très humains. Quant à Aliette, je ne peux que m'attacher de plus en plus à une personne ayant autant de répondant et capable d'appeler son chat Camembert ! Longue vie à Aliette, la plus grande chasseuse de vampires de tous les temps. Ce petit bout de femme voit grand !

Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge 1 an / 1 genre organisé par Galleane

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