jeudi 2 mai 2013

L'Assassin Royal de Robin Hobb




Tome 1 : L'apprenti assassin





Présentation de l'éditeur : Au royaume des six Duchés, le prince Chevalerie, de la famille régnante des Loinvoyant - par tradition, le nom des seigneurs doit modeler leur caractère- décide de renoncer à son ambition de devenir roi-servant en apprenant l'existence de Fitz, son fils illégitime. Le jeune bâtard grandit à Castelcerf, sous l'égide du maître d'écurie Burrich. Mais le roi Subtil impose bientôt que FITZ reçoive, malgré sa condition, une éducation princière. L' enfant découvrira vite que le véritable dessein du monarque est autre : faire de lui un assassin royal. Et tandis que les attaques des pirates rouges mettent en péril la contrée, Fitz va constater à chaque instant que sa vie ne tient qu'à un fil : celui de sa lame...





Un univers aussi riche que passionnant

Ce que j'ai beaucoup aimé dans ce premier tome de l'Assassin Royal, c'est la découverte de l'univers de Robin Hobb. Cet univers développé dans L'Assassin Royal est sommes toutes assez classique pour de la Fantasy. Un univers un peu médiéval où l'on peut faire un peu de magie (ici, elle est un peu spécifique). Et il y a bien sûr une espèce de quête initiatique avec le jeune héros Fitz. Les personnages sont assez forts et il y a des méchants qui traînent dans le coin. Comme vous le voyez, on navigue dans un terrain connu et c'est non loin pour me déplaire. Cela dit, l'auteure a un univers bien particulier qu'elle a su développer. Et j'ai beaucoup aimé cette particularité

Tout d'abord, les noms. Les noms des gens ne sont pas choisis au hasard car toute leur vie, on dit qu'ils deviennent la signification de leur nom. Ainsi, le roi actuel s'appelle Subtil, le père du héros, Chevalerie, sa femme, Patience, et ses deux frères s'appellent Royal et Vérité. Quant au jeune héros, il s'appelle Fitz pour le moment, ce qui veut dire Bâtard. Et en effet, pour le moment, il n'a pas d'autres utilités. car nous ne le connaissons pas encore. Je suis prête à parier que son nom évoluera par la suite.

Ensuite, il y a deux formes de magie : l'Art et le Vif. L'Art consiste à projeter son esprit et parfois imposer sa volonté aux hommes. C'est une espèce de Haute Magie très bien considérée et très peu de gens la maîtrise, ce que l'on comprend car elle tend à dominer des personnes. Elle peut aussi les tuer en leur prenant de l'énergie. La maîtrise de l'Art dépendra donc aussi de la nature des personnes. Pour le Vif, c'est un peu la magie décriée. Elle permet de créer un lien très personnel avec les animaux. Mais elle peut rendre l'homme qui a le Vif complètement animal. Aussi, c'est une magie fortement décriée (même si je me demande encore pourquoi car les dangers sont quasi similaires avec l'Art. Mais j'en saurai sûrement un peu plus dans un autre tome).


Au delà du cadre, des personnages complexes et attachants

Comme je le disais un peu plus haut, chaque personnage correspond à son nom. Mais cela ne s'arrête pas là. En effet, chaque personnage a vraiment un passé et un fond totalement complexe et complet. Reprenons donc les principaux un à un.

Fitz : C'est le personnage principal, c'est vers lui que se tournent toutes les intrigues. Et pourtant, nous évoluons avec lui. A 6 ans, au début du roman, c'est un gamin totalement perdu que l'on voit là. Il est déraciné - Nous n'avons d'ailleurs aucun récit à propos de sa mère, ni pourquoi son grand père veut l'abandonner. Il se construit petit à petit au château, dans les écuries et est donc l'observateur privilégié de tout ce petit monde. Pour l'instant, sa destinée ne lui appartient en rien, il se laisse porter par les évènements et surtout, il se rend compte que la vie pour lui est très dangereuse. Aussi, on a toujours l'impression qu'il est sur le fil du rasoir, dans toutes ses décisions et c'est un lourd fardeau sur ses épaules

Burrich est en quelque sorte le père sprirituel de Fitz, le mentor mais du côté affectif. Il n'est pas toujours d'accord avec lui mais l'élève comme il le peut, en mémoire du père de Fitz, Chevalerie. C'est un vrai lien filial qu'il y a entre ces deux là. Et il est superbe. Mais tout n'est pas rose, ils ont de nombreux désaccords, des non dits, des disputes.... Mais aussi de grands moments de complicité

Royal est sûrement le personnage le plus grrrr. Il est imbu de lui même et voue une haine farouche à Fitz. Et pourtant, c'est le cadet des trois frères. Mais on sent qu'il n'a pas été élevé correctement. Il se donne une rôle lui même

Subtil est le Roi. Et il porte admirablement son nom. Aussi, on a toujours l'impression qu'il ne prend pas décision franche. Toujours par derrière et j'avoue que cela lasse. J'espère que le personnage évoluera un petit peu.

Vérité, l'oncle de Fitz, et le premier nom sur la succession. C'est l'oncle aimant, celui qui va protéger au fur et à mesures Fitz. Il arrivera à faire la part des choses sur beaucoup d'évènements et se rapproche le plus du sage actuellement.

Umbre, l'assassin du roi. Lui, il est.... Pfiou. C'est le maître donc il est tantôt mystérieux, tantôt très intimidant. Et pourtant, il a l'air de ressembler à Fitz de plus en plus. C'est très contradictoire comme sentiments, ce que j'ai envers lui : de l'admiration et de la méfiance en même temps.

Enfin, il y a le Fou, que je ne fais que mentionner. Car il ressemble un peu à un fou et un peu à un voyant. C'est de lui que j'attends le plus dans les prochains tomes.

Et voilà, vous savez tout maintenant, et surtout, j'espère vous avoir donné envie de commencer cette saga là. Je vous dis à très bientôt pour le prochain tome, car maintenant que les intrigues sont posées, j'ai hâte de voir la suite.


Ce livre a été lu dans le cadre du challenge New Pal 2013 organisé par Yukie
Mais aussi dans le cadre du Baby Challenge Fantasy 2013 sur Livraddict






Tome 2 : L'assassin du roi





 Présentation de l'éditeur : Au château de Castelcerf le roi Subtil Loinvoyant règne sur les Six Duchés ; il est aidé dans sa lourde tâche par son fils Chevalerie qui comme son père et tous les nobles du royaume porte le nom de la qualité que ses parents espéraient le voir développer. Ainsi le frère du Roi-servant s'appelle t'il Vérité et leur demi-frère, né d'un second lit, Royal. Suite à une aventure restée inconnue de tous, Chevalerie donne à la lignée un nouveau descendant : un bâtard, dont la simple existence va bouleverser le fragile équilibre qu'avait établi le roi pour contrôler ses turbulents fils. Ce héros malgré lui, nommé Fitz, voit son avenir s'assombrir au fil du temps. Alors que les autres enfants ont déjà leur place à la cour et dans ses intrigues, lui devra la mériter et servir la couronne en devenant ce que personne ne voulait être : l'Assassin royal. Au service de son roi il apprendra les poisons, le meurtre et la trahison..






Un savant mélange entre les préoccupations d'un adolescent et les intérêts du Royaume

Il ne faut pas le nier, on retrouve Fitz au début du tome 2 en très mauvaise posture. Il est malade, brisé, et il a peur. En effet, il a découvert qu'être un Bâtard n'est pas de tout repos dans les Six Duchés, et que ses ennemis sont légions. Toutefois, il arrive à reprendre le dessus, notamment grâce à une vision qu'il a avec le Roi Subtil. Ainsi, il refait surface, et arrive à combattre son infirmité.


Par la même occasion, Fitz est amoureux. Et il se rend compte que d'un sentiment innocent une situation politique et sociale peut naître. En effet, même ses amours peuvent être une affaire d'Etat car s'il est bâtard, il est tout de même de famille royale. Fitz s'aperçoit que sa vie ne lui appartiendra jamais et c'est ce qui le bloque en ce moment. Et là nous avons du coup toute la magie de l'auteure qui nous narre ceci tout en gardant à l'esprit que nous avons affaire ici à un adolescent, pas un adulte, dont la sensibilité est toute autre. On se rend compte aussi que Fitz n'a pas de réelle famille qui pourrait l'épauler... Sauf Patience qui prend en main ce petit homme. La relation qu'ils ont ces deux là est juste magique et parfaite. Je trouve que Fitz a énormément de chance.


Une histoire de royaume qui est à l'image de l'histoire de Fitz

Quitte à avoir une situation pourrie, j'ai envie de dire.... Bref, quittons vite ce petit dérapage humoristique, sinon je ne parviendrai pas à rester sérieuse le reste de la chronique ^^ En effet, les Six Duchés vont toujours aussi mal car ils sont toujours attaqués par des espèces de pirates qui vont contaminer la population du royaume. Une fois contaminée, les gens se transforment en machine de guerre et tentent d'attaquer le château. La difficulté de tout ceci et qu'on ne sait pas pourquoi ces pirates font cela et je pense que c'est la grosse question d'une partie de la saga : Mais pourquoi sont ils aussi méchants (et j'attends ce fameux moment où l'auteure répondra à ma question).

Et s'il n'y avait que des attaques, je dirai, tout ce passerait bien. Mais il y a aussi des complots. En effet, le Prince Royal essaie de prendre le trône en manipulant son père et en pratiquant la désinformation, c'est à dire qu'il sous entend largement que le prince Vérité ne fait rien, alors que celui ci agit dans l'ombre. Vous voyez maintenant la belle toile d'araignée? Au milieu de tout cela, il y a Fitz qui est partagé entre son roi et le prince servant (Vérité) et qui peut seul agir en douce, que ce soit pour assassiner les possédés ( je suis désolée, j'ai le nom sur le bout de la langue depuis tout à l'heure) que pour contrer Royal dans ses manœuvres. Un jour, nous aurons une grande bataille ouverte entre les deux, et ce sera juste magnifique.


En bref, un tome lourd car l'ambiance est tout sauf gaie. Mais l'auteure nous donne petit à petit des explications -uniquement pour nous maintenir en haleine en plus- sur le Vif et l'Art. Et tous ces ingrédients présage un très bon troisième tome

Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge New Pal 2013 organisée par Yukie




Tome 3 : La Nef du crépuscule




Présentation de l'éditeur : Ravagé, pillé, le royaume des Six-Duchés plie sous le joug de l'envahisseur. Les navires de guerre ne parviennent plus à tenir les pirates rouges en respect. Dans le pays, les dissensions éclatent entre les duchés côtiers, qui doivent supporter les incessantes attaques de l'ennemi, et les duchés intérieurs qui se désintéressent de leur sort. La cour elle-même, où le vieux souverain est manipulé par Royal, n'est plus qu'un théâtre d'intrigues où règnent en maîtres le soupçon, la traîtrise et le mensonge. Aussi le prince Vérité décide-t-il d'entreprendre une quête insensée : aller trouver les anciens, par-delà les montagnes, pour leur rappeler leur serment de venir en aide au royaume dans ses heures les plus sombres...






Un tome bien sombre

Nous avons dans ce troisième tome une ambiance bien noire en effet. Les forgisés et les pirates rouges multiplient leurs attaques, laissant les Six Duchés totalement exsangue. Tout le monde est sur les nerfs et aucune solution ne paraît possible. Sauf une, mais il faut que le Prince Vérité, seul rempart réel contre ces ennemis partent. C'est un lourd fardeau qu'il a sur les épaules car  il doit abandonner son pays, enfin, faire semblant de l'abandonner, laisser son père alors qu'il est dans un grand état de faiblesse, laisser son épouse pour tenter de trouver quelque chose. Robin Hobb sait vous retranscrire ces tensions palpables, ces dilemmes qui harcèlent nos héros. Et c'est le cœur lourd que nous laissons Vérité partir, presque en souhaitant que le lot d'intrigues s'amenuise

Mais c'était sans compter l'auteur et le prince Royal bien entendu. Non comptant de laisser le royaume affaibli, celui ci se dit qu'il faut en même temps "assainir les finances de l'Etat" et il le fait méticuleusement en frappant par là où cela fait mal : Les écuries de Burrich. Ainsi, non seulement il écarte à sa manière les soutiens de Fitz et donc de vérité, et il prépare ainsi son couronnement. C'est donc dans un état limite de la paranoïa qu'évolue Fitz, lui faisant se méfier de tout le monde. 


Un passage vers l'âge adulte bien difficile

Pour Fitz, nous ne lui épargnerons rien. Les batailles navales, où il se rend compte qu'il peut être proche des gens mais aussi effrayant, dans un univers pleins de risque. Il découvre l’enivrement des combats, accentué par le Vif, la stratégie militaire et l'angoisse d'une mort très proche. Il y a aussi l'éloignement du père spirituel, qui est Burrich un temps et Vérité. Et Umbre est tellement occupé qu'en fait, il se découvre seul, mais aussi devant protéger Patience et Ketrichen  (toutes mes excuses, mais je doute de l’orthographe de la reine-servante et je n'ai plus le courage de chercher)(oui, je suis faible). 

Seul, il devra affronter Royal et ses sbires. Il subira l'isolement, le harcèlement, la torture. Et pourtant, il garde cette force morale, cette entêtement qui lui donnera l'énergie nécessaire pour rester en vie et protéger ce qu'il peut, bien qu'on lui ait tout enlevé : sa famille, sa maison, son amour, sa fierté, son enfance....C'est un changement bien radical qui accentue le passage au stade adulte. Il accepte enfin ce qu'il est, sa destinée et prend ses décisions seul, même s'il a encore le soutien de ses amis.

Je donne une petite note adorable dans ce tome, c'est l'amour qu'a la reine Patience pour Fitz. C'est un amour tellement filial que je dois me rappeler constamment qu'elle n'est pas la mère naturelle de ce garçon mais bel et bien sa belle-mère. C'est rare de retrouver ce type de relation et surtout de retrouver ce type de personnage secondaire aussi complexe. Je n'ai qu'une envie, c'est qu'ils gardent contact pour la suite.

En bref, un excellent troisième tome qui, si ce n'est déjà fait, vous rendra totalement accro à la série. Pour ne citer que moi, votre Koko adoré, et pour résumer ce tome : "C'est trop fou !"


Ce livre a été lu dans le cadre du challenge New Pal 2013 organisé par Yukie

Mais aussi dans le cadre du challenge Saga en folie organisé par Crou(p)ton



Tome 4 : le poison de la vengeance







Présentation de l'éditeur : Royal, l’usurpateur monté sur le trône des Six-Duchés, est persuadé que Fitzchevalerie, son ennemi intime, est mort. Mais celui-ci, caché à l ‘écart de la cour avec Burrich, prépare sa vengeance…













Une nouvelle épreuve pour notre ami Fitz

Comme chaque début de tome, la situation n'est pas brillante pour notre jeune héros. Nous le quittions en loup, nous le retrouvons en humain qui doit redevenir un humain et non un loup. Grâce à Burrich, il va pouvoir devenir quelqu'un de nouveau, et surtout, quelqu'un de vivant. Mais il doit laisser toute une vie derrière lui : Patience, Molly, Royal, Umbre, Vérité.... Tous le croient mort (sauf Umbre qui connaît tous les secrets ^^) et il doit le rester. Mais cela ne veut pas dire qu'il doit cesser d'être un instrument ! C'est toute la problématique que l'auteur pose à notre héros

En effet, soit Fitz commence une nouvelle vie où il peut être heureux. Soit il retrouve Vérité et accomplit sa mission d'homme lige du roi servant. Evidemment, Fitz ne choisit aucune de ces solutions car il ne va pas réfléchir avec sa tête, mais encore avec son cœur. Et il a mal. Il a souffert et il sait qui l'a fait souffrir. Fitz découvre ainsi dans ce tome ce que donne le sentiment de vengeance, en plus de découvrir ce que Royal a fait du royaume et comment ses alliés le laisse seul prendre ses décisions.


Entre devoirs et envies, son cœur balance.

Il n'est pas facile de choisir d'être son propre maître ou d'avoir un maître. C'est ce qu'il va découvrir ici. En effet, Fitz pense qu'il est adulte, et aux vues des épreuves qu'il a subies, on est porté à le croire. Mais il n'a toujours vécu que sous les ordres de quelqu'un, jamais selon sa volonté propre. Il n'est qu'un exécutant. Que se passera-t-il lorsqu'il va organiser sa fuite, lorsqu'il va prendre ses propres décisions et surtout lorsqu'il va devoir renouer avec des êtres humains? Car pour le moment, il ne reste qu'un animal qui a été battu, et un animal qui va mordre dès qu'on l'approche.

Tout au long de ce roman, on va ainsi découvrir comment il va repasser totalement du côté humain et voir surtout s'il va décider d'être libre ou de continuer à servir Vérité. Mais Fitz a-t-il vraiment encore le choix? Fitz peut il vivre une vie normale et heureuse? Et surtout le veut-il ?

En bref, un tome plus accès que la réflexion (ponctuée de petits moments d'action, je vous rassure) mais surtout accès sur Fitz, au lieu d'intrigues comme la dernière fois. On en apprend aussi un petit peu plus sur le Vif et comment les gens le possédant sont perçus sous le règne de Vérité. En sommes, je ne peux même pas vous dire que c'est un tome de transition car ce moment où l'on se pose est vraiment important, permet d'apprécier encore plus cette saga et donne des bases pour la suite qui risque de détonner!

Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge New Pal 2013 organisé par Yukarie

Mais aussi dans le cadre du Challenge Saga en folie organisé par Galleane





Tome 5 : La Voie magique




Présentation de l'éditeur : Le roi Vérité est vivant ! Il a imposé une ultime mission à Fitz : "Rejoins-moi ! Loin sur les sentiers mystérieux de l'Art, au-delà du royaume des montagnes, le jeune homme se met en quête pour répondre à l'appel de son souverain affaibli. Mais il reste seul, pourchassé par les forces de Royal, l'usurpateur, et sans possibilité de compter sur ses propres alliés, qui le manipulent comme un simple pion. Or d'autres forces sont en marche... Dans son périple, Fitz va en effet se voir révéler son véritable statut : c'est par lui que s'accomplira, ou sera réduit à néant, le destin du royaume des Six-Duchés, et c'est là une charge bien lourde à porter quand on est traqué par ses ennemis, trahi par ses proches, et affaibli par la magie...






Un tome qui laisse des questions encore sans réponse.

Mais parfois, j'ai l'impression que l'auteure a tout simplement décidé de me torturer. En effet, elle avance une ou deux révélations comme cela, à la sauvette. Et paf, vous vous retrouvez avec encore plus de questions en tête. Et ce n'est pas gentil, même s'il faut l'avouer, c'est un peu le but de cette saga, un monceau d'intrigues, de questions à résoudre et autres joyeusetés.

Ainsi, si vous pensiez qu'un cinquième tome essoufflerai la saga, surtout n'en croyez rien. Tout va en crescendo ici.  Plus vous continuerez à la lire, et plus vous serez proches des personnages, vous demandant surtout comment ils vont faire pour s'en sortir. Car pour le moment, c'est impensable. A chaque coin de page se retrouve un danger mortal, un assassin féroce, un artiseur cruel. Comment feront ils pour dénouer tout ce sac de noeuds.


Des relations entre Fitz et les autres très variées

Fitz n'est pas héros comme les autres. Il ne peut s'empêcher de servir son roi mais rêve d'une vie à lui. Et c'est autant sa force que sa fragilité, dans le sens où cela lui donne une grande force morale, mais cela permet aussi à ses ennemis, et même à ses amis, de frapper où il faut, et là où cela fait mal. Cela fait de lui un personnage très complexe mais qui est très régulièrement trahi. Fitz est un esclave qui rêve de liberté mais qui ne saute jamais le pas. C'est le pion de l'échiquier.

Toutefois, sa relation avec Oeil de Nuit change de tout au tout. Ils sont d'égal à égal et le loup gagne en réactions typiquement humaine. Il développe un humour qui me fait hurler de rire. Et surtout, sa gamme d'émotions s'élargit car il a vécu beaucoup plus de choses, et cela se sent. Il y a un degré de souffrances qu'un humain peut endurer avant la folie, et grâce à son loup, Fitz peut heureusement passer outre cette limite

En bref, encore un tome coup de coeur, je ne m'en lasse pas.

Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge New Pal 2013 organisé par Yukarie

Mais aussi dans le cadre du challenge Saga en folie organisé par Galleane




Tome 6 : La Reine solitaire


Présentation de l'éditeur : Voici donc la fin de la route pour Fitz Chevalerie, et tous les chemins de sa vie semblent aboutir au même endroit : dans cette région désolée au-delà du Royaume des montagnes où vivaient les Anciens, dont le retour devrait sauver les Six Duchés.  Mais si Vérité, le roi légitime, fils de Subtil Loinvoyant, espère le soutien des anciens pour sauver son royaume de la terrible vengeance outrilienne, son frère, Royal, l'usurpateur qui règne d'une main de fer sur les duchés de l'intérieur abandonnant les duchés côtiers aux exactions des pirates rouges, a d'autres plans pour la réalisation desquels il a formé de nombreux clans d'Artiseurs. L'art imparfait de Fitz suffira-t-il à sauver la situation et pourra-t-il sauver son Roi et sa Reine de l'implacable soif de pouvoir de Royal. Royal l'assassin parviendra-t-il à retrouver la paix dans les bras de son Aimée et de leur fille ?





Et c'est la fin d'un cycle

Oui, en effet, l'avantage de cette saga énorme, c'est qu'elle est coupée en deux. Donc sachez le, jeune lecteur, si vous arrivez à ce moment ci de la saga, c'est que vous tenez le bon bout. Vous êtes arrivés à la fin d'une période ! Cela ne voudra pas dire que vous allez apprécier le fait de ne plus lire de l'Assassin Royal. Nan ! Cette série est définitivement addictive mais sachez que vous saurez tout ! Enfin presque. Vous en saurez plus sur :
- Mais où est Vérité ? Qu'est ce qu'il fait alors que cela fait je ne sais combien de tomes qu'on le cherche ! C'est plus dur que de jouer à Mais où est Charlie. C'est le sens de la vie de Fitz : mais où est son roi. 
- Est ce que Fitz va pouvoir mener une vie normale ? Oui, va t il réussir sa quête et va t il du coup réussir à revenir à une vie de famille.
- Mais qu'est ce que les forgisés ? Là je vous appâte grave ! Et oui, cela vaut le coup d'avoir les tripes nouées pendant je ne sais combien de tomes parce qu'on va savoir enfin pourquoi ils sont là, comment les vaincre, tout !
- Est ce que quelqu'un va se décider à donner la fessée à Royal (oui, je reste polie). S'il y a un personnage littéraire que je déteste, c'est bien Royal ! Alors, est ce qu'on va enfin arriver à un moment où il va mourir dans d'atroces souffrances ? Est ce qu'il va payer, bordel ! 


Et cela fait du bien !

Cela fait du bien de savoir tout cela. Cela fait du bien d'avoir égrainé les périodes de doutes, de souffrance, de tout ceci chez Fitz. Cela fait vraiment du bien d'avoir une vraie accalmie. Car ce tome où tout se passe, et bien il vous met en attente, il ne vous donne les indices que petit à petit. Si vous pensiez que Robin Hobb allait être sympa pour cette fin de cycle, allez vous refaire une petite séance de torture avec Fitz et ensuite on pourra en reparler tranquillement entre gens civilisés.

Mais il faut passer ce petit temps de flottement car grâce à tous ces petits détails, l'auteure vous donnera toutes les clés pour terminer ce gros morceau d'histoire tranquillement. Vous vous demanderez comment nos héros, cette meute, arrivera à s'en sortir. Vous passerez sûrement par toutes les émotions à travers ce tome. Et c'est pour cela qu'on aime cette saga, vous me direz. 

Enfin bref, encore un coup de cœur. Je pense faire une petite pause pour faire la saga des Aventuriers de la Mer qui se déroule en gros entre le tome 6 et 7. Je vous dis donc à bientôt sur cette page.

Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge New Pal 2013 organisé par Yukarie


Mais aussi dans le cadre du challenge Saga en folie organisé par Galleane



Tome 7 : Le prophète blanc


Présentation de l'éditeur : Quinze années ont passé.
Loin de la cour, et le coeur blessé, Fitz s'est réfugié dans une chaumière isolée avec son inséparable oeil-de-loup pour unique compagnon. Il espère enfin avoir trouvé la paix et rompu avec son terrible passé. Mais c'est compter sans son destin. Car, bientôt, des visiteurs inattendus viennent tour à tour troubler sa retraite avec des motifs déguisés : Umbre, son vieux mentor ; Astérie, la ménestrelle avec laquelle il entretient épisodiquement des relations amoureuses ; et le fou, toujours plein d'entrain, sur qui les années semblent n'avoir aucune prise.
À mots plus ou moins couverts, tous trois lui soufflent la même chose : on a besoin de lui à Castelcerf, où règne la reine Kettricken, pour retrouver le prince héritier Devoir, qui a disparu dans de mystérieuses conditions. Après un long combat intérieur, Fitz décide de se mettre en route. Mais, pour éviter d'être reconnu, c'est en valet qu'il s'introduit à la cour et commence la difficile quête du prince sur lequel se portaient tous les espoirs.
Les obstacles ne vont pas tarder à surgir de tous les côtés.




C'est comme retrouver d'anciens amis !

Et oui. Cela me fait plaisir de retourner sur cette page pour vous parler de nouveau de Fitz, du Fou, de Kettricken, d'Oeil de nuit.... Souvenez vous, je les avais abandonné au tome 6 pour coller à la chronologie et j'ai lu avec Hélène toute la saga des aventuriers de la mer, où nous nous sommes inquiétées pour des vaisseaux et surtout où nous avons passé du temps pour apprendre à se connaître, à passer des heures au téléphone et tout plein d'autre choses. Un an plus tard, nous voici à reprendre la saga monstre de l'Assassin Royal en nous disant que cela faisait longtemps que l'on n'avait pas vu Fitz.

Pour lui, 15 ans ont passé et je pense sincèrement que l'auteure a pris du plaisir à le retrouver lui aussi car elle a pris le temps pour nous de retrouver certains personnages et j'avoue, franchement, qu'Hélène et moi étions folles de joie de retrouver certains personnages, de voir comment ils avaient évolué et surtout nous étions ravies d'avoir des nouvelles des uns et des autres. Cette saga de l'Assassin Royal donne l'impression d'être dans une grande famille où tous sont liés. Et c'est ce qui fait indéniablement son charme.


Fitz reprend du service et on ne sait pas si on doit se sentir heureux ou non.

Fitz a passé 15 ans en veille et doit reprendre du service à Castelcerf. Alors oui, on est content car cela nous donne une excuse pour suivre ses aventures. Mais soyons clairs. On sait aussi que c'est l'occasion pour lui de ne pas être heureux. Connaissant un peu son karma maintenant, on sait qu'il va souffrir et de tous les moyens possibles et inimaginables, aussi, c'est très fébrilement qu'on tourne les pages.

Cela dit, nous avons eu beaucoup d'humour et énormément de questionnements. Beaucoup de révélations aussi (surtout pour moi car je sais maintenant qui est vraiment le Fou et j'ai deviné cela au détours d'une phrase alors qu'Hélène attendait depuis trois plombes que je devine) (non je ne suis pas futée tous les jours, ça va hein). Bref, un réel régal que de retrouver cette compagnie encore et toujours. Et je pense que jamais je ne me lasserai de cette univers d'Artiseurs et de Vifiers







Tome 8 : La secte maudite


Présentation de l'éditeur : C'est une rude mission que Fitz, sous le nom de Tom Blaireau, accepte de la reine Kettricken : ayant endossé l'habit d'un valet, il doit ramener à Castelcerf le prince héritier, disparu vers des contrées lointaines dans de mystérieuses conditions.
S'il retrouve facilement la trace du fugitif, grâce au lien magique qui l'unit à son loup, sa tâche n'est pourtant pas aisée, car le prince a été envoûté par une secte qui poursuit de sombres visées sur le royaume à travers leur otage. Placé sous l'influence mentale d'un animal étrange, l'adolescent a perdu le contrôle de ses pensées et obéit aveuglément à ses ravisseurs. Comment Fitz va-t-il parvenir à désensorceler celui qu'il considère comme son fils ? Peut-il compter sur le fou qui voyage avec lui, déguisé sous la vêture d'un riche seigneur ? Et son vieux loup, qui arrive exténué au terme de sa vie, aura-t-il assez de forces pour le seconder ? Une nouvelle fois, Fitz doit affronter sa douloureuse condition de bâtard et servir jusqu'au péril de sa vie ces princes auxquels l'attachent les liens du sang.
Rien ne lui sera épargné des tortures et des humiliations, y compris de la part de ceux qu'il pourrait croire ses amis. Et, plus que jamais, le repos, auquel il aspire et que son âge devrait lui permettre, lui reste interdit.







Une course poursuite à la recherche d'un inconnu

Fitz doit retrouver Devoir qui a été ensorcelé par une chatte (non on ne se détourne pas du sujet). Il va devoir non seulement renouer avec l'Art mais aussi pousser sa compréhension du Vif à un point qu'il ne pensait pas possible. Et tout ceci pour un gamin qu'il ne connaît pas et qui lui sera hostile. Avouez qu'il n'a pas de chance tout de même. J'avoue que du coup, le Devoir, j'ai eu du mal au début. Mais il faut le comprendre ce petit. Il n'a pas lu les 7 premiers tomes comme nous. Forcément, nous ne sommes pas impartiaux du tout.

Le plus difficile avec notre héros, c'est qu'on sait pertinemment qu'il agira dans l'ombre, de sa position de bâtard. Quoiqu'il fasse, il n'aura aucune reconnaissance, à part celle bien entendu de ses amis. Aussi, tout le monde le traite comme un moins que rien, il faut l'avouer alors qu'il a sauver le pays et plus d'une fois.


Fitz, l'éternel héros mal aimé

Plus loin encore, on voit les accusations sans fondement qu'on fait sur les Vifiers. Et j'avoue que c'est aussi quelque chose qui me fait mal au cœur (forcément, puisqu'on les aime bien.) Mais surtout, je trouve que c'est une communauté très suffisante. En effet, on voit bien que même Fitz a été mal accueilli chez eux, qu'ils ont critiqué aussi la relation qu'il avait avec Oeil-de-nuit alors que cette relation a réellement été atypique, de une, de deux, personne n'était là pour les instruire. Et j'ai eu l'impression qu'ils les ont critiqué pour cela aussi. 

En bref, encore un tome très dense, très intense et que j'ai adoré du début à la fin. Vivement le prochain, car j'ai envie de savoir comment tout ceci va se passer. :)




Tome 9 : Les secrets de Castelcerf



Présentation de l'éditeur : Après avoir tiré le prince Devoir des griffes des Fidèles du prince Pie et l'avoir ramené sain et sauf auprès de sa mère, au château de Castelcerf, Fitz, toujours dissimulé sous le nom de Tom Blaireau, croit avoir terminé sa mission.
Il songe à regagner sa chaumière isolée pour y reprendre l'existence tranquille de ses quinze dernières années. C'est sans compter avec la reine Kettricken et son conseiller, Umbre, qui lui demandent instamment de rester pour enseigner l'Art au prince. Il accepte finalement cette nouvelle mission. S'y ajoute bientôt la charge de surveiller la délégation d'Outre-mer qui escorte la fiancée du prince et semble poursuivre des visées secrètes.
Tandis que la guerre civile menace le royaume des Six-Duchés à cause des Fidèles du prince Pie qui demeurent dangereusement insoumis, Fitz, toujours prêt à défendre la cause du royaume, doit se démultiplier








Et donc on découvre des secrets.....

Le maître mot de ce tome est l'intrigue. Wouaaaaaaah. Oui, c'est cool mais pour moi et Ptitelfe, deux inconvénients :
- Le premier c'est que c'était long. Mais long.... Je crois que c'est le Robin Hobb qu'on a traîné le plus en lecture commune. Au point que finalement, on s'était dit qu'on allait faire une pause d'une semaine avant de poursuivre cette saga.
- Le second.... Et bien, j'avoue que je ne sais pas quoi vous mettre dans cette chronique à moins de vous spoiler grave. Et le spoil, c'est le mal (le doudou vilain !)


C'est là quand même qu'on se rend compte que Fitz a vieilli.

Dans ce tome,il y a beaucoup de moments où Fitz doit composer avec l'adolescence de Devoir et de son fils adoptif (oui j'ai encore oublié son nom. Voilà). Bref, c'est là qu'on se rend compte que Fitz, même s'il garde son côté bras cassé à fond, dans le sens où il agit et réfléchit après, il a vieilli, il a même mûri. Et c'est tout de même drôle parce qu'il conseille des trucs aux garçons, et il se rend compte qu'Umbre lui a conseillé les mêmes choses mais qu'il ne l'avait pas écouté à l'époque....

Ce qui a aboutit à des conséquences assez conséquentes. Mais il ne peut pas leur en parler. Donc il sait d'avance qu'il ne sera pas écouté. Mais il grandit bien, tout de même parce qu'il arrive, même parfois un peu tard, à prendre quelques bonnes décisions. Il devra aussi faire face aux conséquences de ses propres bêtises d'adulte. Et j'avoue que c'est ce qu'il m'a fait le plus craquer dans ce personnage



Toutefois, on s'inquiète pour le Fou.

Les relations entre Fitz et le Fou risquent d'être irrémédiablement changés suite à une révélation de folie qu'on avait quand même deviné un peu (surtout si on lit les Aventuriers de la Mer). Alors, cette révélation est top parce que nous, lecteurs, on prend des nouvelles des gens qu'on a aimé suivre de Terrilville. Et ça c'est juste magique. Par contre, la nouvelle que reçoit Fitz va devoir être digérée et mettra du temps avant d'être résolue pour la saga.

Ainsi, c'est juste ce qu'on attend, (en dehors des aventures de Fitz, bien entendu), c'est voir comment ils vont faire pour surmonter tout cela. Sur ce, je vous dis à très bientôt (la semaine prochaine en fait) pour de nouvelles aventures ;)




Tome 10 : Serments et deuils





Présentation de l'éditeur : A Castelcerf, Fitz s'efforce de poursuivre sa mission : former un clan d'Art avec le prince héritier Devoir, un serviteur simple d'esprit, et lui-même.
Mais comment parvenir à fondre en un tout harmonieux des personnalités aussi disparates ? Car rien n'est apaisé dans la forteresse ancestrale où la menace des Pie se fait toujours plus pressante. Ceux-ci, pétris de haine, ont réussi à introduire des espions à la cour même. Quant à la reine, elle doit recevoir des représentants du Lignage pour mettre un terme aux persécutions des vifiers. Dans sa vie privée, le malheureux Fitz est également tourmenté : son fils délaisse son apprentissage pour une belle jeune fille qui affronte à cette occasion l'hostilité de son père.
Et le vieil Umbre, autrefois si lucide, semble perdre la tête : il dévoile l'ambition dévorante et insensée d'entrer dans l'héritage royal. Entre inquiétude, colère et désespoir, Fitz doit donc constamment jongler pour sauver l'avenir du royaume tant sont nombreux les dangers qui les menacent, lui et la dynastie.







Ptitelfe et moi, on the road again

Et oui, on approche de la fin. Il ne reste plus que trois tomes et vous ne pouvez pas vous imaginer à quel point on piétine de savoir tout ce qu'il va se passer là dedans. Mais du coup, grosse interrogations : Action ou pas action ????? Et bien il y en a quelques une quand même, tout n'est pas des tomes de mise en place comme le précédent. Fitz ne sait plus du tout où donner de la tête dans son panier de crabes et je dois avouer que nous non plus nous ne savons plus.

Tout d'abord, il a encore souffert (le pauvre doit être habitué à avoir mal partout) mais il a été sauvé par un clan, le clan de Devoir (mais est ce vraiment le clan de Devoir ? Je ne sais pas). Du coup, les relations entre Lourd, Devoir et lui deviennent beaucoup plus intimes. On sent qu'ils partagent plus de lien. Fitz tente aussi de se raccommoder avec le Fou mais  c'est sans compter Umbre et ses intrigues et ses caprices de vieux bouc. Oui, Umbre m'énerve de plus en plus et j'ai vraiment envie qu'il quitte cette saga avant de faire plus de mal que cela. Car à force de cacher toutes ces choses, il fait beaucoup plus de mal que de bien, et je ne suis pas la seule à m'en être rendue compte (merci Kettricken d'être toujours en phase avec moi).


Tout cela pour en venir où ?

Pour en venir au départ de la quête principale, bien entendu. Enfin, au prochain tome on part en voyage : tous les préparatifs sont prêts. Il ne manque que quelques détails et quelques intrigues à évincer (merci Umbre, franchement tu m'énerves). Mais je trouve qu'il y a tout de même beaucoup de positif là dedans. En effet, beaucoup de secrets sont levés (et tant mieux, cela soulage) et on commence aussi à se douter que certains personnages vont poser problème (suivez mon regard).

Pour résumer, Ptitelfe et moi avons apprécié ce tome mais de grandes attentes sont là pour le prochain. En effet, nous sommes des accros de l'action et de l'aventure et un petit voyage en mer nous ferait le plus grand bien ! La chronique de ma femme, c'est par là 



Tome 11 : Le dragon des glaces


Présentation de l'éditeur : La narcheska Elliania, des îles d'Outre-mer, a lancé au prince Devoir un défi : il doit lui rapporter la tête du dragon Glasfeu s'il veut l'épouser.
Il lui faut donc se rendre sur l'île d'Aslevjal où se trouve le monstre, prisonnier de la glace. Mais le jeune homme a fort à faire pour convaincre les Outrîliens de le laisser partir. Après de longs pourparlers et des préparatifs à Castelcerf, le prince prend enfin la mer, accompagné de Fitz et d'Umbre. Hélas, à la suite des machinations de ce dernier pour l'empêcher de se joindre à eux, le fou, qui a prédit à Fitz sa mort à Aslevjal, demeure retenu dans les Six-Duchés.
Lorsque le groupe aborde l'île et son glacier, il installe son campement sur le site où gît le dragon, dans un froid polaire, parmi des plaines de glace et de neige entrecoupées de fractures et de crevasses. Mais, au moment où on commence à creuser, des événements inquiétants surgissent, qui mettent en danger l'expédition. Pourquoi ? Qui en est à l'origine ?







Le clan d'art définitivement formé ?

C'est bien là la question car nous avons Umbre qui est un peu branlant (ne m'excuse pas Umbre, je ne t'aime pas du tout en ce moment). Fitz, bien entendu qui s'en prend plein la tronche (câlins)  Devoir qui devient un roi, un vrai, un tatoué. Lourd qui chouine (oui mais c'est Lourd... Dans tous les sens du terme d'ailleurs). Et bien entendu, on entend parler d'Ortie. Et cela évolue bien d'ailleurs de ce côté. Pas dans le sens que Fitz voudrait d'ailleurs (ni dans le mien). Mais on est bien obligé d'en arriver là entre les machinations d'Umbre, la volonté du prince, toussa toussa.

Et là j'ai envie de dire : Mais vous pourriez pas le laisser tranquille Fitzounet ? Parce que le pauvre, dès qu'il a quelque chose, ou dès que quelque chose de bien se passe dans sa vie (ou au moins neutre), paf. On lui rajoute des trucs pour le tabasser (moralement ou physiquement, c'est au choix selon les tomes). Et après, la compagnie va dire qu'il n'est pas très coopératif. Tu m'étonnes. Mais moi je me serai déjà barrée et depuis longtemps. Loyauté envers les Lonvoyants ou pas d’ailleurs. Faut pas pousser. Et qui va s'attirer les bouderies du Fou en définitive ? Je ne vous maintiens même pas le suspense car on connaît tous la réponse.

Alors oui, je suis en pétard. Martyriser un héros. Ca va bien deux minutes. Mais à ce point, c'est au delà de la torture ! Alors certes, Fitz n'est pas parfait. Mais il faut avouer qu'il fait sans arrêt des sauts de puce entre divers paniers de crabe. Un jour, j'irai dans le livre et je dirai les 4 vérités à tout ce beau monde (mais pas demain, demain on lit le tome 12).

Bref ! le clan d'art (oui parce que bon.). On pourrait dire qu'il est pratiquement au point, compte tenu des lacunes de tout le monde. Et il est vrai que Fitz n'est pas le meilleur des pédagogues (en même temps, comment on lui a appris des trucs lui... Bref). Mais cela évolue et on a un vrai sentiment d'unité là dedans. Du moins, on y approche grandement.


Devoir s'est embarqué dans un de ces trucs....

Oui parce que le Devoir, il doit décapiter un dragon pour pouvoir épouser la Narcheska. Déjà, il a bon dos parce que la pimbêche, je ne lui aurai même pas offert un bouquet de mauvaises herbes. Bref, on part dans une quête noble, chevaleresque, toussa toussa. Il se déplace dans la pays concerné. Et hop ! Il se tape de la bouffe infâme, des réunions à n'en plus finir. Tout ça pour s'entendre dire qu'il est bien obligé de le faire mais que cela peut déclencher une guerre. Bah tiens !

En espérant qu'il s'en sorte, bien entendu, parce que là, c'est franchement pas gagné. Mais on sent qu'il progresse (au moins.) Sur ce, je vous laisse les loupiots, j'ai un tome 12 sur le feu (on approche de la fin ! Yes !)




Tome 12 : L'homme Noir

Présentation de l'éditeur : Sur Aslevjal où le dragon noir gît enfoui dans la glace, Fitz retrouve le fou venu mener à bien la mission qu'il s'est donnée - et dans laquelle il devrait perdre la vie.
Mais, d'abord, il faut se rendre au coeur de l'île pour dégager la bête, et le groupe doit affronter des dangers d'autant plus inquiétants qu'on n'en connaît pas l'auteur : de subtiles attaques d'Art poussent Lourd et Fitz à s'opposer, puis ce dernier perd toute faculté d'artiser. Est-ce le fait du mystérieux Homme noir qui hante le glacier ou bien de la Femme pâle, ennemie acharnée du fou et des Loinvoyant ? Fitz devra livrer son plus terrible combat, écartelé entre la fidélité qu'il voue aux Six-Duchés et l'amour qu'il porte au fou.
Tout à la fois, il doit affronter Burrich et le poids de ses remords, Umbre qui veut le contraindre à obéir, les Outrîliens manipulés par la Femme pâle, et la puissance effrayante de Tintaglia, la femelle dragon, prête à tout pour ramener au jour l'unique mâle survivant de son espèce.








Où Fitz oscille entre pion maître d'un jeu et acteur prédominant 

Vous allez me dire que Fitz est un catalyseur alors la question ne se pose même pas. Mais pourtant. Depuis le début de cette saga, Fitz est constamment utilisé par les Loinvoyant, par Umbre, par des forces qui le dépassent. Mais, quelque part, cela suffit (oui cela fait longtemps qu'on y pense mais apparemment pas lui). Et on le sent dans ce tome qu'il en a raz le bol. De ne pas être aimé de ceux qu'il aime, de ne pas maîtriser son destin, de devoir à chaque fois abandonner quelque chose qui lui est propre.

Et le pire, c'est que, lorsqu'il affirme cet état de fait, lorsqu'il affirme qu'il va juste agir en son âme et conscience, il ne rencontre qu'incompréhension. Il n'y a que Burrich pour le comprendre et c'est toute la beauté de la chose lorsqu'ils se retrouvent. Il a enfin retrouvé quelqu'un pour le défendre, pour défendre ses intérêts à lui et surtout pour ne pas le juger.


Où Fitz tente de faire au mieux, tout simplement.

Car ne croyez pas que le Bâtard au Vif qui est à lui seul toute une légende, n'est qu'un bras armé. C'est aussi un cœur qui est peiné parce qu'une espèce de magie ambiante le met dans une situation fâcheuse avec Lourd. C'est un coeur malheureux parce qu'on l'empêche d'aider le Fou, l'une des personnes au monde qui l'a aimé réellement. C'est un coeur révolté parce qu'on veut lui prendre sa fille, la seule chose au monde qu'il a pu préserver. C'est un coeur meurtri qui retrouve l'homme qui l'a toujours considéré comme son fils.

Mais c'est aussi un esprit, celui qui va démêler tous ces complots. C'est aussi de la magie pure et brute qui va communiquer avec un dragon. Et c'est enfin une Force contre qui même la Dame Pâle peut se briser.


En bref : une lecture qui se déroule dans l'urgence car on s'approche de la fin, des révélations, de l'explosion de toutes ces émotions que l'auteure nous a enfermées à l'intérieur de nous. C'est aussi une lecture qui commence à être triste car on s'approche de la fin d'un cycle. Et il faudra bientôt les quitter. Tous. Et les laisser vivre.





Tome 13 : Adieux et retrouvailles


Présentation de l'éditeur : Sur l'île d'Aslevjal, les principaux protagonistes se retrouvent enfin face à leur destin.
La mort moissonne, les énigmes se résolvent, les serments se dénouent. Une fois encore, Fitz affronte de terribles épreuves qui l'emportent au seuil de l'extrême douleur et du renoncement. Impuissant, il doit dire adieu à certains de ses plus vieux amis. Pourra-t-il au moins sauver le Fou, enfoui dans les cachots du palais de glace ? Laissant tous ses compagnons reprendre le bateau, il reste seul sur Aslevjal et finit par découvrir une grotte dont l'occupant n'est autre que le fameux Homme noir, qui se révèle bien différent de ce qu'on croyait.
Bouleversante, riche par ses multiples ramifications, ses nombreux personnages tous plus hauts en couleur les uns que les autres, ainsi que par les prolongements qu'elle suscite dans l'esprit de son lecteur, la série de l'Assassin royal s'impose comme un des chefs d'oeuvre de notre temps.











Autant vous dire .....

Que la boîte de mouchoirs n'était pas loin. Trop de tentions pendant je ne sais combien de tomes. Je ne sais pas mais tout est parti. Et j'ai dû tricher mais personne ne s'est voilé la face. J'ai eu les yeux rouges sur tout le bouquin ! Parce que c'est Fitz. Que je me demandais s'il allait pouvoir trouver sa place, son bonheur. Mais bordel, on s'est rongé les sangs pendant plus de dix tomes c'est pas maintenant qu'il va partir en nous faisant un coucou (ok, une autre trilogie sort mais tout de même !).

Bref, c'était le tome que je redoutais le plus. Ptitelfe aussi. Et pourtant, on l'a apprécié, pourtant, il ne nous a pas déçu et vous ne pouvez pas vous imaginer à quel point c'était un régal. Mais lire un tome final, c'est aussi comme se quitter. Et je peux vous le dire, maintenant, Ptitelfe et moi sommes en train de se batailler pour se trouver une autre saga (oui les folles, je sais). Bref, on l'a traîné, on a eu du mal à lâcher ce groupe mais on y est arrivées


Et maintenant qu'est ce que je vais pouvoir vous raconter ?

Oui, je sais, il y a encore des tomes après. Mais ils feront partie d'un autre poste. Alors là, ici, c'est le fin de la fin. Mais que vous dire pour ce bilan. Cette saga a été bouclée en une grosse année avec ma tite binômette. Avec des fous rire, des coups de fil, des discussions qui n'avaient rien à voir. Et je pense que toutes ces histoires feront partie aussi du ressenti sur la lecture. Et sur le souvenir qu'on aura de la lecture.

Quant à l'histoire,on est en fin de cycle, je ne peux rien vous dire à part que c'est du Robin Hobb, qu'on clôture tout et que si vous lisez cette 13 eme chronique, vous savez déjà que vous n'en saurez pas plus. A part qu'il faut lire tout ça parce que c'est un vrai bijou. Tout simplement.

9 commentaires:

  1. Culte <3 ! Une de mes séries préférés, je la relis sans cesse, et j'ai toujours l'impression de découvrir quelque chose de nouveau !
    Les Aventuriers de la Mer et Les Cités des Anciens sont également des séries excellentes, dans le même univers.

    RépondreSupprimer
  2. Au début, j'avoue que j'ai eu du mal à accrocher aux noms car je les lisais comme des adjectifs/noms qualificatifs. Cela a duré 15 pages seulement... Les deux formes de magie sont vraiment très intrigantes !
    Ahah tout le long de la saga, tu auras cette impression que Fitz est sur le fil du rasoir pour toutes ces décisions, j'espère que cela ne te dérange pas déjà dans ta lecture :D
    Tu devrais adorer la suite... notamment en savoir davantage sur les personnages.
    Je suis en pleine saga des aventuriers de la mer : je te donne du coup le même conseil que l'on m'a donné. Lis le premier cycle de l'AR ensuite les ADLM avant d'entamer le second cycle de l'AR (car elle spoile ce qu'il se déroule dans les ADLM).

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ca marhce.
      J'en suis au deuxième tome.
      Fitz Déguste :p

      Supprimer
  3. D'accord madame ! Je vais lire, je vais lire ! (faut juste que j'oublie pas de le sortir... :3 )

    RépondreSupprimer
  4. Ouais.. C'est de moins en moins facile d'en parler sans spoiler, moi j'ai essayé de faire un résumé super flou mais qui en dit suffissamment pour que je m'en souvienne.. pas simple (Cf T9)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu étais merveilleusement floue ma choupinette ;)

      Supprimer
    2. Ah la petite larme en lisant ton avis sur le tome 13 <3

      Supprimer