mardi 14 mai 2013

Dune de Frank Herbert



Tome 1






Présentation de l'éditeur : Dans les temps de l'avenir, à l'époque où l'homme a conquis l'espace, une planète désertique, Dune, suscite de multiples convoitises. Elle recèle dans ses sables une épice fabuleuse, capable de prolonger la vie et de développer les capacités de prescience de l'esprit humain...











Un univers si dense....

C'est, et je ne vous le cache pas, ce qui m'a freinée au début dans le commencement de cette saga. En effet, c'est toujours compliqué de s'engager dans une saga qui possède un univers, des intrigues, une mythologie si dense que vous risquez de vous y perdre. Mais là est la magie de Frank Herbert ! Vous avancez pas à pas dans les personnages et dans les lieux que cela coule de source. Vous avez le temps d’emmagasiner une tonne d'informations et je ne vous cacherai pas que j'ai passé ma lecture à rêver de chevaucher des vers de sable, à parcourir le désert et à cerner le mystère de l'épice en écoutant les enseignements de Bene Gesserit.

Mais je vous sens sceptiques, interrogateurs, aussi vais-je tenter de vous démêler les fils de cet univers complexe et totalement addictif.

Dans Dune, nous suivons l'arrivée du Comte Leto Atréide sur la planète Arrakis. Il a  été nommé par l'Empereur de l'univers. Nous avons donc une société fondée sur un Empire avec des castes assez différentes. Le Duc va gérer ou plutôt apprendre à gérer cette planète. Il a avec lui une concubine, Jessica qui elle est membre du Bene Gesserit, une sorte de secte, mouvement religieux qui est plutôt matriarcale. Cette union entre ces deux là est plutôt génétique, au début mais il apparaît que Leto et Jessica forment un couple qui s'aiment, ce qui fait que Jessica, au lieu de lui donner une fille, lui a donné un fils, Paul, ce qui est interdit par le mouvement.

Dans Arrakis, il y a une substance du désert, nommé l'Epice. On ne sait pas du tout pourquoi elle n'est présente sur cette planète, au début. Tout ce qu'on le sait, c'est que cette Epice se vent à prix d'or, qu'elle offre longévité et prescience. Sur cette planète, il y a un peuple qui ressemble beaucoup aux bédouins. Ils arpentent le désert et semblent ne pas avoir peur des grosses bêbêtes qui détruisent tout : les vers de sable. Maintenant, pourquoi ils ne veulent pas exterminer cette espèce...Et bien vous devrez lire ce tome pour le savoir, bandes de canailles !


Des personnages qui tournent autours de Paul

Au début de livre, on se dit que le Duc Léto sera le personnage principal. Mais c'est surtout l'occasion d'avoir l'initiation de Paul Astréide. En effet, si vous avez lu la première partie de cette chronique, Paul aurait dû être né fille. Non pas qu'il soit transsexuel mais, apparemment, les Bene Gesserit peuvent choisir le sexe de leur bébé. Vu le nombre de choses qu'elles peuvent faire, on se doute que le choix du sexe de leur enfant n'est pas insurmontable. Ce qui est surtout intéressant là dedans, c'est que Paul devient un élément perturbateur dans le bon fonctionnement de l'intrigue générale.

Et si cela vaut pour l'intrigue, cela vaut pour vous. Autant tous les personnages sont très faciles à cerner, autant Paul m'a donné du fil à retordre ! En effet, ce gamin, on a l'impression qu'il sait tout avant tout le monde. Il m'a fait beaucoup de peine au début car on a l'impression que de par sa nature mais aussi de par l'éducation qu'il a reçu et le milieu où il vit, ce gosse n'a pas eu d'enfance. L'impression générale de ce premier tome est qu'on lit l'enfance d'un roi, ou d'un héros. On sent qu'il n'a pas le droit à l'erreur, pas le droit d'être faible... Et autant, je déteste les héros trop parfaits, autant, pour une fois, avec Paul ça l'a fait.


Un gros tome d'introduction bourré d'action

Ne pensez pas qu'on vous plantera juste le décors avec ce tome 1. Vous aurez des scènes d'action à couper le souffle et certaines m'ont tenues éveillées une bonne partie de la nuit. C'était un truc de fou ! Je ne pouvais pas lâcher le livre jusqu'à ce que nos héros malmenés puisse se trouver un abri, quelque chose pour faire une pause. L'impression du danger est toujours là, accentué par les complots mais surtout par l'univers hostile que représente la planète Arrakis

Ce qui m'a aussi énormément plu dans ce tome, c'est la confrontation et la découverte des deux cultures : Celle de l'Empereur qui pourrait représenter le monde occidental et celle des habitants de Arrakis qui représente le monde des nomades et des Bédouins. Et là où Frank Herbert a eu un petit coup de génie, c'est que leurs prophéties sont sommes toutes similaires.


En bref, un univers qui m'a totalement séduite. Et surtout une énorme envie de poursuivre l'aventure. A bientôt pour la poursuite de cette saga


Ce tome a été lu dans le cadre du Challenge New Pal 2013 organisé par Yukie

Mais aussi dans le cadre du Baby Challenge Science Fiction 2013 organisé par Livraddict 






Tome 2 : le Messie de Dune


Présentation de l'éditeur : Paul Atréides a triomphé de ses ennemis. En douze ans de guerre sainte, ses Fremen ont conquis l'univers. Il est devenu l'Empereur Muad'Dib. Presque un Dieu, puisqu'il voit l'avenir. Ses ennemis, il les connaît. Il sait quant et comment ils frapperont. Ils vont essayer de lui reprendre l'épice, qui donne la prescience, et peut-être de percer le secret de son pouvoir. Il peut déjouer leurs plans. Mais il voit plus loin encore. Il sait que tous les futurs possibles mènent au désastre. Il est hanté par la vision de sa propre mort. Et s'il n'avait le choix qu'entre plusieurs suicides ? Et s'il ruinait son œuvre en matant ses ennemis ? Peut-être n'y a-t-il pour le prescient pas d'autre liberté que celle du sacrifice...











Un tome de transition pas facile

La particularité de la saga Dune est qu'elle raconte l'histoire d'une planète et non d'un seul héros. On part bien dans cette optique dans le tome 1 mais Paul est tellement attachant que, lorsqu'on commence le tome 2, on s'emballe de suite dans l'histoire de Paul (et non de Dune). Ce fut mon cas et j'ai eu du mal avec cette impression de chute du personnage. En effet,quelques années sont passées depuis la fin du tome 1, on retrouve une situation politique chez Arrakis qui n'est pas formidable. Le pouvoir de Paul Faiblit. La guerre sainte terminée, les contestations s'élèvent et Paul est fatigué du pouvoir.

Ce tome est très intéressant car l'on passe du dirigeant politique à dirigeant religieux. Et on se rend compte qu'ayant fait le tour de la question, ayant passé sa vie au service des autres, Paul a envie de retrouver la simplicité de toute chose, une vie simple avec sa concubine.... Après avoir connu les sommets, avoir mené sa planète, il veut tout simplement retrouvé la base, son pays, son désert. Il tente comme il peut d'échapper à son destin, mais il s'avère que celui-ci continuera à le hanter


Malgré cette transition, on reste captivé

En effet, on apprend à faire le deuil de Paul (en tous cas de son personnage, car on sent bien qu'on passera à autre chose ensuite). Le reste n'est qu'une succession de possibilités entre le Bene Gesserit, l'absence d'intervention de Jessica (et cela s'en ressent cruellement), tous ceux qui ont intérêt à l'épice. Et c'est aussi bien l'enjeu de ce roman : la descendance de l'Empereur de Dune, l'Epice, les vers de sable, la population. On évolue ici d'une manière globale, ce qui nous détache des personnages présents. Les intrigues sont bien présentes, voire même omniprésentes et l'on tente à chaque fois de déterminer qui sait quoi exactement.

D'autres questions se posent aussi, grâce à ce tome : que devient-on après la mort ? Quel message peut on laisser ? Doit on privilégier l'intérêt personnel ou l'intérêt public ? Peut on parler de destinée ? Qu'est ce qui fait d'un homme l'équivalent d'un Dieu ? Ce Messie de Dune nous apporte quelques pistes mais aucune réponse, bien entendu. Il nous donne des bases pour le prochain tome, nous appâte et nous donne envie de poursuivre.

Ce livre a été lu dans le cadre du challenge New Pal 2013 organisé par Yukie

Mais aussi dans le cadre du challenge Saga en folie organisé par Crou(p)ton




Tome 3 : les enfants de Dune


Présentation de l'éditeur : Sur Dune, la planète des sables, les prophéties s'accomplissent : le désert devient jardin. Du coup, les vers géants se font rares et l'Epice de prescience vient à manquer. Tout ce qui reste l'épopée de Muad'Dib, c'est un empire conquis, des guerriers déchus, des prêtres tentés par la théocratie. Et les deux jumeaux, Leto et Ghanima, qui portent en eux les souvenirs d'innombrables générations. Y compris, peut-être, l'antique Abomination redoutée par les sœurs du Bene Gesserit et prête à revenir du passé génétique pour faire basculer l'univers dans le cauchemar. Les morts dominent les vivants. Leto devra affronter les uns et les autres en un combat sans merci dont l'enjeu est plus que la prescience, plus que la longévité : au moins la toute-puissance, et peut-être l'immortalité.








Un Empire sur le déclin

Muab'Dib est parti, plein de désillusion entre sa tâche à accomplir, sa peur de tout sacrifier pour le faire, contre les hommes aussi. Il est parti seul dans le désert, vers ses origines, aveugle pour se faire dévorer par un ver géant. Mais est il toujours vivant ? On parle d'un prophète qui arpente les Dunes et qui dit certaines vérités.

Jessica part elle aussi de cette planète, déçue, triste et amère. Elle rejoint le Bene Gesserit. Aussi, elle laisse la direction de la planète à Alia, la soeur de Paul, qui n'a aucune expérience, qui est fragile et si jeune, pour assurer la transition avec Leto et Ghanima, les héritiers directs. Alia est aussi l'Abomination et elle doit combattre la folie qui menace de la frapper à tout moment. Aussi, elle n'a aucune prise sur laquelle se rapprocher. 

Pendant ce temps là, le désert recule et les vers se font rares. S'il n'y a plus de vers géants, il n'y aura plus l'Epice de prescience qui est un grand enjeu dans la galaxie. Mais surtout, au travers de cette disparition, c'est tout un peuple, les Fremens qui sont sur le déclin. Ils perdent de leur superbe, ils sont sur le déclin. Ils perdent leur identité. 

Franck Herbert nous fait là une magnifique analyse d'une civilisation qui s'éteint, de ce moment dans tout peuple charnière où quelque chose doit se passer avant l'effondrement. C'est là qu'on voit l'importance du leader, d'une famille impériale forte. Il nous montre ce que c'est un gouvernement de transition, où tout s'envenime, et il le fait de manière magistrale. Vous aurez tout au long des pages une atmosphère lourde, pesante, malsaine. Vous aurez une histoire qui s'étire, qui s'étiole vers la fin.


Des intrigues pour garder des privilèges ou des intrigues pour amorcer un renouveau.

Alia, la soeur de Paul, est écrasée par la responsabilité, alors qu'elle est si jeune. Elle doit diriger une planète entière mais en plus, elle doit assurer le symbole religieux de sa mère. Tant de pouvoir dans sa main alors qu'elle sait qu'elle n'est pas la légitimité du pouvoir qui doit revenir à ses neveux. Elle sait qu'elle n'a pas la vocation de messie (son frère), de sage (sa mère) et n'est pas non plus le symbole du renouveau (ses neveux). Son amour, lui, est un Mentat, c'est à dire, un humain décédé que l'on a cloné  et avec des émotions, des ressentis, des attitudes qui ne sont pas humaines. Au milieu de tout cela, elle se sent seule, perdue, terrifiée. Elle va aussi tenter de ne pas sombrer dans la folie et de conserver le pouvoir. Nous avons donc un pouvoir qui s'enlise, qui va pousser à la corruption, aux manipulations politiques non pas pour le bien du peuple mais pour la conservation du pouvoir.

Leto et Ghanima représentent, eux, l'avenir. Mais il n'ont que 9 ans. Ils sont dépositaires de la sagesse de tous les anciens. Mais leurs parents leur manquent aussi la tentation est vraiment forte de ne pas sombrer dans l'Epice et les faire revivre au travers de leur expérience intérieure. Leur salut est qu'ils ne sont pas seuls et qu'ils connaissent l'état d'Alia, l'Abomination. Ils ont donc conscience du danger qu'ils encourent. Pour Leto, une quête initiatique devra commencer pour retrouver son père, quête qui se terminera par de la désillusion pour lui. Il se rendra compte que son père est un homme brisé qui a eu peur de se sacrifier. Pour Ghanima, elle devra apprendre à déjouer les complots politiques, à servir de monnaie d'échange, de n'être qu'un pion utile dans ce grand jeu.

Enfin, Jessica sera toujours tiraillée entre cette planète où elle a vu disparaître son mari et son fils et son statut de Bene Gesserit. Elle a des devoirs envers son ordre. De plus, lorsqu'elle revient, elle se rend compte que sa fille est réellement l'Abomination et que c'est de sa faute, car elle l'a abandonnée. Enfin, elle privilégie le pouvoir et la génétique, au point qu'elle vendra sa petite fille pour un mariage. Je n'aimerai pas être dans le rôle de cette femme qui sera toujours tiraillée entre devoir et envie.

En bref, un tome très long et très dense mais nécessaire pour la suite. Il fut ardu à lire celui-là mais j'ai eu l'impression de vivre 100 vies avec.

Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge New Pal 2013 organisé par Yukarie

Mais aussi dans le cadre du Challenge Saga en folie organisé par Galleane



Tome 4 : L'Empereur-Dieu de Dune


Présentation de l'éditeur :Leto Atreides, l'Empereur-Dieu de Dune, est désormais un ver de sable à face humaine. A peur près invulnérable et immortel, il a entrevu dans l'avenir une terrible menace : l'extinction de l'espèce humaine. Pour la conjurer, il fait respecter impitoyablement, dans l'univers humain, son ordre, le Sentier d'Or. L'Empire a connu trente-cinq siècles de paix. La Guilde et le Bene Gesserit ont les mains liées : c'est Leto qui contrôle sur Dune les dernières réserves de l'indispensable épice. Les Tleilaxu et les Ixiens n'ont pas désarmé : les premiers livrent régulièrement à l'Empereur des répliques piégées de son fidèle ghola, Duncan Idaho ; les seconds lui envoient Hwi Noree, la femme parfaite, issue d'une éprouvette et chargée à son insu de le séduire et de le détruire. Léto, par sa prescience, voit un avenir où il sera séduit ; il voit aussi que pour sauver l'humanité de la mort, il peut être amené à se sacrifier lui-même et à sacrifier la femme qu'il aimera, et qui réveille d'anciens souvenirs.





A quoi peut penser un être ni humain ni divin mais omniscient ?

Nous sommes avec Leto Atréïde, encore une fois, qui a dû sacrifier son humanité pour sauver Dune et préserver la paix universelle. Mais n'étant plus humain, il s'est transformé en une chose terrible à l'apparence d'un ver des sables géant, et il traverse le temps depuis 3000 ans environs. Certains pensent qu'il est un dieu car il est omniscient. Mais est-il parfait comme un dieu alors qu'il nous apparaît comme le mythe du Léviathan : sorte de monstre à qui les humains échangent leur liberté contre leur sécurité?

Leto se transforme en tyran et la seule chose qui rend son impérialisme acceptable est la foi que l'on a qu'il agit pour notre bien. Mais est-ce le bien ? Est-ce bien d'éviter aux hommes de maîtriser leur destiné ? Ne faut il pas laisser du hasard dans le future de la race humaine, quelle soit bonne ou mauvaise ? A-t-on le droit de priver un peuple du choix de ses actes ?

Ce qui détruit Leto est son humanité

En effet, peut on s'intéresser encore au présent lorsqu'on a 3000 ans d'existence, avec en soit la conscience de millions d'ancêtres ? Surtout quand vos ennemis vous envoient sans relâche la même personne, une personne qui a été votre ami et dont on sait qu'elle va inlassablement vous trahir, vous laissant l'image d'une histoire qui se répète ?

L'auteur nous donnera ici une redite de Pandore. Vous savez, cette humaine pourvue du don de tous les Dieux. Ici, elle s'appellera Hwi et elle correspond à tout ce qui plaît à Leto. Ainsi, on pourra lui dire qu'il échappe à tout ce qui rend humain : l'amour. C'est cela que Hwi ouvrira chez Leto : cette boîte de l'amour qui amènera une série d'évènements. Et nous passerons tout le roman à se demander quelle part d'humanité est restée chez Leto et surtoutsi cette histoire gardera un espoir pour Dune


Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge New Pal 2013

Mais aussi dans le cadre du Challenge Saga en folie


Tome 5 : Les hérétiques de Dune






Présentation de l'éditeur : Leto II, le Tyran, l'Empereur-Dieu, est mort depuis des milliers d'années, mais son souvenir est dans toutes les mémoires. Sa disparition a entraîné une tourbillon de violences, la Grande Famine, la Dispersion de l'humanité à travers les univers. Pourtant ces désordres ont assuré la survie de l'humanité conformément aux plans du Tyran ; et ses Prêtres en tirent argument pour justifier leurs ambitions.
Mais la Révérende Mère Taraza sait bien que le pouvoir vient de l'épice, source de la prescience. La planète Dune, devenue Rakis, restera-t-elle le centre de toutes les intrigues alors que le Bene Tleilax a appris à produire l'épice sans le secours des vers géants ? Les forces qui se mesurent dans l'ombre sont à l'affût du moindre signe.
Or les signes se produisent là où nul ne les attendait. Sur Rakis, une jeune fille, presque une enfant, semble pouvoir commander aux vers géants. Sur tout le pourtour de l'Empire, les Egarés de la Grande Dispersion commencent à revenir. Que cherchent-ils ? Que fuient-ils ?



Quand j'oublie totalement de vous faire une chronique (j'ai honte).

Ayant fini la saga, je me dis : tiens, je vais leur chroniquer le dernier tome. Et là, vent glacial en plein sur moi : j'ai oublié les hérétiques. Toutes mes plates excuses les enfants. Je ne sais absolument pas quoi vous dire. Mais ne vous inquiétez pas, je connais encore quelques petites pistes de réflexion là dessus.

En fait, pour les Hérétiques, on voit la situation de Rakis après la mort de Leto II. Et c'est pas facile de continuer à vivre après une dictature de quelques milliers d'années. En effet, la liberté a un goût franchement amer lorsqu'on n'est plus habitué à être guidé. De plus, les vers des sables commencent à se faire rares (puisque Leto n'est plus là) et  la course aux Epices devient de plus en plus ardue de jours en jours. Alors, pour cela, il y a deux groupes religieux : le Bene Gesserit, toujours open pour intriguer et le Bene Tleilax qui est une espèce de groupe de religieuses un peu bizarres (on en sait plus au prochain tome, je vous rassure.) Bref, on va être constamment tiraillés entre ces deux groupes et leurs manigances pour obtenir le monopole de l'Epice (et donc dominer le monde).


Au milieu de tout cela, une jeune fille 

Au milieu de cela, une jeune fille parle aux vers des sables. Forcément, les deux grands groupes religieux vont tout tenter pour l'avoir à leur cause. Chacun a des méthodes bien à lui et on se rend compte qu'en fait, Rakis est en train de mourir et l'enjeu principal est bien entendu d'élever des vers des sables sur une autre planète. Pour cela, il faut une Dispersion, autrement dit, que des gens peuples des tas de planètes pour de nouveau répartir tous les groupes en force.

Vont il gagner ce pari ? A quel point pourra-t-on intriguer dans ce tome (c'est quand même le but principal de cette saga fleuve, ne nous le cachons pas ) ? Vous le saurez bien entendu en lisant ce magnifique tome contre la montre qui part dans tous les sens et qui est franchement génial.



Tome 6 : La maison des mères


Présentation de l'éditeur : Dune est détruite, vitrifiée, atomisée. Sur tout l'Empire déferlent les hordes furieuses des Honorées Matriarches, massacrant tout sur leur passage. Les planètes tombent l'une après l'autre. Le Bene Gesserit reste la seule force organisée.
Que faire ? Darwi Odrade, la Mère Supérieure, compte beaucoup sur Miles Teg, l'enfant-ghola, issu d'un célèbre guerrier, mais dont l'éveil s'annonce délicat. Au demeurant, la solution n'est peut-être pas dans la force des armes. Une Honorée Matriarche, Murbella, est passée au Bene Gesserit. Si elle survit à l'Agonie de l'Epice, les forces du déséquilibre et celles de l'équilibre, enfin mélées, pourraient aboutir à l'impossible union.
Darwi Odrade propose de négocier. La Très Honorée Matriarche accepte : elle s'attend à une capitulation sans conditions. Mais la Mère Supérieure a un plan.
Elle sait bien que l'entreprise est des plus risquées. Si elle parvenait à ramener la paix, elle provoquerait des tensions insupportables et peut-être une nouvelle Dispersion. Rien de moins.





On prend les anciens pour faire le grand final ?

Odrade, la Mère supérieure du Bene Gesserit est une Atréide. Miles Teg, est un golah dont nous avons rencontré la vraie personnalité au tome précédent. C'est un guerrier dévoué aux Atréides car cela en est un. Idaho, que nous connaissons depuis le début fournit une descendance de folie au Bene Gesserit avec Murbella, qui faisait partie du camp adverse.

Vous pensiez que c'était compliqué ? C'est que dalle car cela ne fait partie que de l'intrigue principale. Tout ceci n'ayant qu'un seul but : fonder une organisation qui maîtrise les Vers de sable, qui pourrait former une nouvelle planète Dune. Qui remportera donc la palme ? Qui va devenir le Roi de la Montagne, j'ai envie de dire ? Vous aurez les réponses ici, bien entendu.


Franck Herbert nous clôture aussi  ses pensées sur l'écologie.

En effet, un des enjeux principaux de cette saga, c'est l'impact des vers de sable sur l'écologie d'une planète. En effet, où les vers de sable s'implantent, la planète se transforme en planète désert. Et le pire du pire c'est que pour un intérêt économique majeur, les gens choisissent de changer entièrement l'écosystème de la planète où ils s'implante. Et là, la réflexion est folle.

En effet, sur notre planète à nous, la Terre, on voit sans arrêt les gens sur différentes parties de notre planète, changer l'écosystème de leur région pour développer telle ou telle culture ou tel ou tel élevage. Et personne ne s'inquiète. Franck Herbert a ici l'intelligence, bien entendu, de nous mettre ces choses régionales à l'échelle planétaire pour que nous puissions mieux voir les conséquences que cela peut avoir.

En bref : un final grandiose. Je suis très heureuse mais aussi très triste d'avoir terminé cette saga fleuve qui va me manquer

2 commentaires:

  1. Tres bel avis mais je crains que ce soit un peu trop SF pour moi..

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    1. C'est pour cela que les copines sont là. Pour te faire découvrir sans lire :)

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