mercredi 22 mai 2013

Ayesha d'Ange




Tome 1 : Le Peuple Turquoise



Présentation de l'éditeur : Quelque part en mer, dans un monde ravagé par les guerres et la peste depuis des millénaires... Arekh, un galérien au passé mystérieux et trouble, est arraché à une mort certaine par une belle inconnue qui se révèle n'être autre que Marikani Aya Arrethas, héritière de la lignée des rois-sorciers d'Harabec. Accompagnés d'une suivante et d'un autre esclave sauvé de la noyade, les rescapés vont tenter de rallier la cité natale de la souveraine. Mais pour cela, ils devront déjouer les nombreuses embuscades tendues par l'émir, l'irréductible ennemi de la jeune femme. Des pics aux mines souterraines, du palais d'été des rois d'Harabec à la Cité des Pleurs, c'est une course-poursuite aux mille périls qui va s'engager...






Et c'est tout un monde qui s'ouvre à moi. 

Ayesha... Depuis le temps que je devais le lire, depuis le temps que je le retardais. Il a fallu ce petit rendez vous pour que vous me le sortiez. Et merci à tous ! J'avais donc programmé ma semaine qui malheureusement, fut chargée et j'ai réussi à me lire ce tome 1 : le peuple Turquoise. Et quelle entrée dans la matière ! Pour vous situer le début, nous sommes dans une galère qui coule. Et nos deux héros tentent de survivre à la noyade. Ainsi, c'est un monde tout neuf qui va s'avancer vers nous et avec des systèmes sociaux et politiques totalement différents de ce que l'on peut rencontrer maintenant.

Tout d'abord, c'est un monde où le système des castes est différents. En effet, dans un monde de Fantasy, où nous avons un petit côté seigneurial (avec un chef et des serfs) ou alors un petit côté totalitaire (avec un gouvernant, une caste supérieure et des esclaves). Ici, c'est différent car il y a eu le peuple turquoise qui a débarqué on ne sait comment en sortant de la brume et les gens les ont pris comme esclave, pensant que c'était un cadeau des dieux.

Comme vous le voyez, c'est assez différent de ce que l'on rencontre habituellement, et cela constitue une très bonne accroche. En effet, pourquoi ce peuple ne s'est jamais rebellé ? Qui gouverne réellement ce monde ? Evidemment, qui sont Arekh et Marikani, nos deux protagonistes principaux ?


Un livre beaucoup plus accès sur l'intrigue que sur l'action

Et c'est aussi sa grande force. En débutant ce roman, je me suis dit qu'il y allait avoir une franche guerre ou une franche révolution et hop, tout ceci serait bousculé et on en reparlerait plus. Et bien non, avec cette saga, vous aurez tous les décors d'une révolution c'est à dire les intrigues. En effet, Marikani est dans une situation très délicate : elle doit diriger un royaume qui est convoité par son cousin. Tout le monde la croyait morte et qui plus est, les origines de la jeune femme sont un peu obscures. Ses réactions sont totalement contraires à ce que l'on attend d'une princesse.

Ici, de plus, la religion et la magie prennent une place bien spécifique. Elles sont l'égale de la politique. D'un autre côté, je ne peux pas vous dire si la magie existe ou pas car d'entrée de jeu, les auteurs nous mettent le doute ! Et il n'y a pas que sur ce sujet, je vous rassure. Dès que vous avez une certitude, le récit devient totalement malléable pour vous faire douter d'un personnage, d'une réalité ou d'une situation. Vous avez ainsi l'impression de lire sur un livre mouvant. Et j'avoue que j'ai adoré cela


En bref, un excellent moment passé avec Ayesha, ce n'est pas de la Fantasy de Femmelette que vous m'avez donné (private joke). D'un petit point de vue personnel, juste pour ce tome, je suis très contente que vous ayez joué le jeu de ce petit rendez vous et j'espère que vous aimerez l'édition de Juin. A plus tout le monde


Ce livre a été lu dans le cadre du rendez vous : Quand les amis s'invitent dans ma biblio

Mais aussi dans le cadre du challenge New Pal 2013 organisé par Yukie



Tome 2 : La Flamme d'Harabec



Présentation de l'éditeur :En recouvrant le trône d'Harabec dont elle est l'héritière, la princesse Marikani a aussi révélé au galérien Arekh une vérité qui remet en cause toute son existence : les dieux et croyances cimentant le monde de Tanjor n'existent pas. C'en est trop pour Arekh : en proie à de grands tourments, il quitte la cour de la souveraine. Recruté au cours de son exil pour défendre une riche cité marchande, il constate cependant avec douleur les exactions continuelles de l'Eglise. Pendant ce temps, à Harabec, on tente d'assassiner Marikani, qui oppose néanmoins sa clémence à la volonté de répression des autorités. Face à un pouvoir religieux figé dans de séculaires traditions, la révolte gronde et la tourmente va réunir à nouveau Arekh et Marikani...






Un voile s'est déchiré devant les yeux d'Arekh

En dévoilant la vérité sur elle-même, Marikani a littéralement détruit le monde d'Arekh. N'en pouvant plus, il la quitte et voit le monde d'Harabec avec d'autres yeux. Autant nous avions pris conscience de l'esclavage du peuple Turquoise dans le premer tome, autant ici, on voit la situation réelle de ce peuple fondée sur une légende et rendue permanente, voire pire par le clergé.

Mais le Peuple Turquoise se revelle et Marikani fait absolument tout ce qu'elle peut pour le soutenir malgré un environnement politique plus qu'hostile. C'est ce que devra comprendre et diférer Arekh. En recueillant une petite esclave et redevenant anonyme, il se rend compte de ce que représente le Peuple Turquoise, ce qu'il endure et ce que doit accomplir Marikani.

Va-t-il choisir de mener une vie normale ou va-t-il continuer le combat vers la libération du Peuple Turquoise.


Intrigues politiques et religion : quel beau panier de crabes.

C'est réellement l'attrait de cette trilogie. C'est Marikani qui fuit sa condition pour ensuite sentir le besoin viscéral d'agor même si pour cela elle devra risquer sa vie. C'est la naissance d'une déesse que nous voyons. C'est Arekh qui aimera cette femme comme elle est, au point de s'engager dans ce même combat suicidaire. C'est une situation politique qui devient impossible et qui aboutit à énormément de violence jusqu'à la révolte de tout un peuple, sans que la religion ne lève le petit doigt.

Ayesha, c'est l'histoire de tout un peuple qui veut vivre libre et l'égal des autres. C'est une histoire qui nous touche car nous la connaissons bien. C'est une histoire universelle qui ne donne qu'une envie : celle de continuer de dire non, de se rebeller contre l'injustice, enfin.

Ce livre a été lu dans le cadre du challenge New Pal 2013




Tome 3 : La mort d'Ayesha



Présentation de l'éditeur : Fascinante et terrible destinée que celle de Marikani, fille d'esclaves devenue Ayesha la déesse par le jeu des circonstances ! Elue du peuple turquoise, crainte ou haïe par tous les autres, Marikani est prise dans le tourbillon meurtrier de la folie des hommes. Au cœur de cette tourmente, les esclaves révoltés, qui tentent d'atteindre l'océan afin d'embarquer pour des terres nouvelles. Le peuple turquoise devra cependant d'abord traverser un continent en guerre, prêt à tomber sous l'invasion des redoutables Sakâs, créatures que l'on dit venues des abysses. Le manteau de la divinité devient de plus en plus lourd à porter pour Marikani, mais a-t-elle le droit de s'en débarrasser ? La déesse Ayesha est la seule lueur d'espoir du peuple turquoise...









Marikani devra endosser le rôle de déesse.

Avec tout ce qu'a accompli Markiani ces deux derniers tomes, elle est devenu bien plus qu'une reine, c'est devenu une déesse du peuple Turquoise, et une déesse guerrière, guidant son peuple à travers le pays pour se trouver une place où les anciens esclaves pourront vivre en paix.

Malheureusement, les anciens maîtres ne sont pas du tout d'accord pour lâcher cette main d'oeuvre gratuite et soumise. C'est toute une économie qu'il va falloir réorganiser, toute une mentalité à changer. Les auteurs ont très bien su reproduire le problème inhérent à la fin d'une période esclavagiste lorsque les soumis se rebellent ou qu'il faut leur trouver une place.

Pour le Peuple Turquoise, le salut vient de Marikani, qu'ils appellent Ayesha. Elle devra poursuivre son rôle de reine en faisant des choix tactiques, politiques, économiques. Mais elle devra aussi les guider spirituellement afin qu'ils apprennent à vivre librement.


Mais une déesse ne peut pas être humaine...

Voilà ! Une déesse ne peut pas être de chair et de sang. Ainsi, Marikani se doit de devenir Ayesha, de devenir abstraite, après avoir résolu les problèmes matériels de son peuple. Et c'est aussi en cela que les auteurs ont créé quelque chose de sublime, c'est tout simplement qu'ils vont vous montrer comment un être humain va se transformer en dieu.  Comment petit à petit son peuple va s'approprier la religion pour la façonner lui même.

Ainsi, Ayesha devient une entité indépendante de Markiani. Mais comment dissocier les deux ? J'ai trouvé l'angle abordé ici de manière très intelligente car bien sûr, on devine le dénouement, mais des tas de scénarios se forment. De plus on voit à quel point elle est déchirée et seule dans son rôle de déesse.

En bref, un final grandiose qui se lit d'une traite, d'un souffle. C'est un tome déchirant, rempli d'émotions, rempli de pleins de choses. Ayesha est une saga d'intrigues, ce n'est pas l'histoire d'un héros, c'est l'histoire d'un peuple tout entier. un seul regret : que cela ne soit pas réel en fin de compte.


1 commentaire:

  1. Certainement une de mes trilogies préférées ! Je l'ai déjà relu plusieurs fois et j'ai adoré chaque passage !!!! Les thèmes abordés sont nombreux et à chaque fois les auteurs nous laissent des pistes de réflexions.... C'est vraiment très intéressant de voir comment un système entier peut basculer juste à cause des actions d'une seule personne !

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