lundi 22 avril 2013

Caroline Chérie de Jacques Laurent



Tome 1 : 1789-1794




Présentation de l'éditeur : 14 juillet 1789. Au cours d'une balade au bois de Vincennes, Gaston de Salanches entreprend l'éducation sentimentale de Caroline de Bièvre. Des rumeurs menaçantes, venues de Paris, parviennent jusqu'aux oreilles des promeneurs. Bientôt, la vie de femme de Caroline se trouve inexorablement mêlée à l'amour et à la politique. Le destin la guidera à Quimper, en passant par Londres, Quiberon et Cayenne. Dans son périple, notre héroïne sera tour à tour poursuivie par la convoitise des séducteurs et par la persécution des sectaires... Pour conserver intacts son honneur et sa vie, son ardent tempérament la poussera toujours à sacrifier un peu de vertu... pour le plus grand bonheur du lecteur








Une fresque historique particulièrement bien tournée

La Révolution Française, c'est mon dada. Depuis toute petite, j'ai été passionnée par cette période où il s'est passé tant de choses en France. Je fus tantôt du côté des Royalistes, tantôt du côté des Révolutionnaires, mais je n'ai jamais pu prendre parti. Et ici, c'est un peu la même chose. L'auteur nous donne les aventures de Caroline de Biève, une noble mais aux peu de moyens. Sa famille décide de faire carrière à Versailles mais la jeune fille sympathise avec des Bourgeois jusqu'à en épouser un.... Même si elle est amoureuse de Gaston de Salanches....

A travers cette romance un peu compliquée (il faut l'avouer) et les déboires de Caroline, nous vivrons les grands évènements de la Révolution Française, entre le Roi Louis XVI en déclin, la Prise de la Bastille, le retour du roi à Paris et la fuite dans les provinces avec les différents partis révolutionnaires. Alors, pour les frileux de l'historique, vous n'aurez pas de grandes descriptions ou de grandes envolées philosophiques sur les différents partis de la Révolution car l'auteur a eu l'audace de s'en servir comme décors (assez bien documenté, je dois dire), et l'utilise pour mettre en œuvre une romance à la "Autant en emporte le vent" (et il ne s'en cache pas) avec une petite touche française non désagréable


Caroline, une jeune femme tantôt innocente, tantôt moderne

Caroline reste un vrai mystère. Au début du roman, elle se révèle être une jeune femme simple, profitant de sa jeunesse même si elle n'a pas tout ce qu'elle veut. C'est une adolescente type qui passe lentement vers l'âge adulte. Elle commence à avoir conscience de son corps, de son désir de plaire et surtout, elle est pleine d'espoir.

Ce n'est pas une femme de tête, c'est une femme de ressenti. Lorsqu'elle aime une personne, que ce soit homme ou femme, elle se donne entière et surtout, elle est totalement indifférente au rang social, aux idées et à l'identité de la personne. Tout ce qu'elle voit, c'est un individu avec ses qualités et ses défauts. C'est vraiment un regard frais qu'elle apporte. Et c'est ce que j'ai particulièrement aimé. A la limite de la niaiserie parfois. Caroline est gentille en effet, elle ne voit pas le mal partout et surtout, elle ne réagit pas en fonction des autres, mais en fonction d'elle même.

Ce qui lui cause des déboires, bien entendu, elle gaffe, elle peut paraître égoïste et capricieuse. Ce que j'ai pu en retenir, c'est que Caroline est une femme moderne : centrée sur elle même, pas si carriériste que cela, fonctionnant et faisant confiance à ses émotions et se laissant porter par sa sensualité (et pourtant, elle tente de se retenir parfois).

En bref, un roman à découvrir, un personnage à aimer. Ce ne sera pas un coup de cœur, mais résolument un moment très agréable à passer dans la période révolutionnaire. Un grand merci à Babelio pour me l'avoir proposé à la lecture mais aussi aux Editions Archipel pour me l'avoir fait découvrir

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