mercredi 3 avril 2013

Angemort de Sire Cédric







Présentation de l'éditeur : Un mystérieux collectionneur amateur de cadavres. Une jeune fille dotée d'un don de voyance très particulier. Une âme d'ange cherchant à semer de dangereux poursuivants. Des criminels n'hésitant pas à tout ravager sur leur passage pour récupérer leur proie.









Un livre détonnant !

On m'avait prévenu, Angemort est à prendre sous le ton de la parodie, de l'absurde, pour tout ce qui est livre gore et fantastique. C'est donc dans cet esprit que je me suis aventurée dans le livre. Et je ne fus absolument pas déçue ! La première scène m'a fait extrêmement plaisir et j'ai su à ce moment là que Sire Cédric allait m'emporter dans un tourbillon de série B, distillant de sa plume noire des références tout au long de son œuvre. Ces 320 pages furent donc un vrai cadeau de fou rire, de gore, d'horreur qui étaient les bienvenus dans ma grosse semaine (oui, en ce moment, je cumule).

Aussi, je répète la mise en garde du livre, âmes sensibles s'abstenir car vous aurez du sang, beaucoup de sang, du sexe, de l'inceste, des horreurs, de la sorcellerie, de l'humour, de la violence, des méchants, des presque gentils et un ange. Cela a l'air un peu fouillis comme cela mais c'est en fait très recherché et si vous accrochez bien à l'humour, vous serez conquis. Pour donner une référence, si vous avez aimé la saga du Bourbon Kid d'anonyme (dans un registre tout de fois assez différent), Angemort est pour vous !


Des personnages tellement imparfaits qu'ils en sont magnifiques

Prenons la mystérieuse jeune fille qui a un don de voyance. C'est Jad et elle est très belle. Très belle mais très amochée aussi par la vie. Elle n'a plus aucune confiance en elle. C'est une belle statue cassée qui s'est perdue dans une espèce de jeu dominant dominé pour pouvoir vivre sa passion (les livres), vivre tranquillement son don sans avoir à rencontrer beaucoup de monde. Je la considère un peu au début comme une pièce de collection de son employeur. Elle a cet intérêt au début de ne pas avoir de vie propre, d'être comme un cadavre et c'est ce qui a suscité cet affection. Il n'y a que lorsqu'elle a des prises de position, des avis qu'elle est rejetée jusqu'à ce qu'elle prenne son envol.

Il y a ensuite le collectionneur de cadavres. C'est le collectionneur qui veut tout avoir avec lui. Pourquoi des cadavres ? J'avoue que je pense que c'est pour combler un manque paternel. Mais il ne peut s'attacher qu'aux morts. On se demande d'ailleurs pourquoi il est encore en vie. Il entre dans une espèce de folklore à outrances : collection de cadavres, canines de vampires, habits ou très sobres ou en cuir et Jad l'appelle maître. C'est vraiment la parodie du vampire qui n'en est pas un. Mais quelque part, c'est un peu ce que l'on retrouve dans les romans vampire du moment, ou même antérieur : la crypte, l'association maître et disciple, la fascination pour la mort et pour le sexe....

Ensuite, il y a la nécromancienne. C'est la méchante super sorcière que j'ai pu retrouver dans tous les romans de fantasy. Déjà elle vole la vie et les âmes des gens. Elle sévit depuis des centaines d'années, fornique avec des démons à tout va et a une espèce de serviteur à cheval entre le singe et quasimodo. Pour le serviteur, j'ai revu en clair un extrait de Tokyo Gore Police (voyez, ce livre est pour moi) avec une espèce de femme en latex qui a deux modes : agressif et dépressif. Pour ceux qui ont vu le film, le serviteur me fait penser à cela version homme ;)


En bref, tout ce mélange donne un roman qui a du chien et qui vous fera passer un excellent moment si vous êtes amateurs du genre. Pour moi cela a marché et j'en veux encore !  Un grand merci à Livraddict et aux Editions Pré au Clerc pour m'avoir fait découvrir cette petite perle noire.

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