lundi 25 février 2013

De Grandes espérances de Charles Dickens






Présentation de l'éditeur : Pip est un jeune garçon rêveur et sensible. Élevé par une sœur revêche et un beau-frère d'une nature excellente mais tenu sous la coupe de cette maîtresse femme, il aime à traîner au cimetière où sont enterrés ses parents. Les pierres tombales, bien évidemment, ajoutent à l'atmosphère lugubre de l'Angleterre dépeinte par Dickens, toile de fond au récit de l'ascension sociale de Pip.
Enfant, avant même qu'un héritage inattendu éveille en lui "de grandes espérances", il voit le monde à travers le filtre étrange de son imagination qui frise parfois le surnaturel et le prédispose à la rencontre avec deux êtres qui vont transformer sa vie : un forçat évadé, figure qui reparaîtra de manière récurrente, et Miss Havisham, vieille folle qui n'a de cesse, pour venger sa jeunesse bafouée, d'exhorter Estella à briser le cœur de toute la gent masculine. C'est chez elle, dans une demeure au temps assassiné, qu'il fera l'apprentissage des bassesses de la nature humaine.




Un roman sur les projets que l'on se fait, et les espoirs que l'on fonde sur nous.

Ce roman est un petit bijou de Charles Dickens, ne serait-ce que par sa structure. Car il se décompose réellement en trois actes. Le premier. Ce sont les espérances du petit Pip, mais qui sait très bien qu'il ne pourra rien avoir. Il est en effet élevé à la dure par sa soeur et elle le destine à l'existence d'un forgeron (puisqu'il est en apprentissage chez son beau frère Joe). Mais voilà, Pip fait la connaissance d'Estelle dont il tombe amoureux. Mais pour avoir Estelle, il faut être important, s'élever... Ceci n'est évidemment pas possible à cause de l'avenir que les adultes lui donne.

Coup de théâtre pour la seconde partie : on lui donne un coup de pouce, et le voilà qu'il part sur Londres pour avoir de l'éducation. Mais c'est de l'éducation sans base donc on verra une espèce d'ascension qui peut paraître égoïste de notre jeune héros mais qui est en fait de la maladresse. Les produits bruts de l'éducation sans être aiguillés peuvent mal orienter les jeunes (au moins, on sait qu'il y a une morale dans le roman). Ceci correspond un peu à la jeunesse insousciante de notre héros, qui sait très bien qu'il va devoir payer les pots cassés mais qui ne peut s'empêcher de vivre dans une espèce de Carpe Diem

Enfin, la troisième partie correspond à la rédemption. Pip se rendra compte que pour réussir, il ne faut pas avoir seulement un environnement, ni même renier ses origines. Il faut travailler, persévérer.... Et là il pourra s'élever, en prenant conscience bien entendu de ce qu'il aura perdu.


Un roman d'apprentissage très touchant

Oui, Charles Dickens apprend aux "petits jeunes" de son époque comment bien réussir. Et par là il effectue une analyse toute personnelle et sans concession de son époque, à Londres. Aussi, nous retrouvons les différences de la vie à la campagne et la vie en ville. Nous avons aussi grâce à Dickens, une espèce de portrait de toutes ces différentes personnalités qui composent la société. Un vrai travail naturaliste, quand on y pense (ce n'est que mon avis). 

C'est ainsi que l'on peut se plonger à certaines époques, analysant toutes les facettes du genre humain. Et en posant l'ouvrage, je me suis dit que pas grand choses n'avait changé depuis lors. 


En bref, un roman sommes toutes toujours actuel, qu'on ne se lasse pas de découvrir et de redécouvrir. Le seul inconvénient des Grandes Espérances, c'est que vous avez envie de vous refaire toute la bibliographie de l'auteur :p

       

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