mardi 19 février 2013

Cette crédille qui nous ronge de Roland C. Wagner






Présentation de l'éditeur : Une planète : Océan.
Un conflit : Celui qui oppose les colons végétariens aux colons carnivores.
Un homme : Quartz B, garde du corps qui a perdu son client, l'ambassadeur de la Terre, et qui va devoir reprendre le flambeau d'une délicate mission.
Le problème : Non conformiste, aussi diplomate qu'un catcheur mexicain, Quartz B saura-t-il apaiser les tensions afin d'éviter que ne dégénère le conflit entre les amateurs de vraieviande et les végétares ?
" J'espère que vus saurez nous délivrer de cette crédille qui nous ronge ! Vus n'en avez pas parlé, tcas. Nageriez-vus tujûrs en aveugle ? "









De la SF pure et dure

Et oui, quels sont les avantages de la Science Fiction ? Au travers d'un univers très très lointain (dans le futur) l'auteur peut nous faire part de ses avis sur des débats actuels. Et des fois, je me dis que j'écris des trucs intelligents, même si cela ne dure pas longtemps. Mais revenons à nos futuriens. Qu'avons nous là ? Un débat très actuels sur le fait qu'on puisse chasser en masse ou tuer en masse pour se nourrir. Notre instinct va vous dire que oui, évidemment ! L'Homme est omnivore et outre le débat des végétaliens qui pourraient prétendre au contraire, nous avons besoin de protéines animales pour survivre. Soit ! Mais on peut avoir des dérivés, maintenant avec la technologie. La saison de la chasse ? C'est pour quoi? Pour la survie de l'espèce ? Et bien là je vous tiens !

Ceci évidemment, n'est qu'un questionnement de ma part. Mais on nous pousse à travers cet ouvrage à regarder plus attentivement dans notre assiette, et ceci sous couvert de thriller futuriste court, certes. Mais vachement simple à lire, très agréable et surtout qui nous fait poser de bonnes questions (mais apporte-il vraiment la réponse? En même temps, Roland Wagner ne va peut être pas tout nous mâcher non plus).


Le petit plus de ce roman : une écriture poétique

Je ne peux même pas vous dire que c'est poétique, comment exprimer cela clairement (à bientôt 40°C de fièvre, l'autre). Et bien, Roland Wagner a inventé une dérivation du langage humain dans ce roman. Donc on a l'impression de lire une espèce de québecois amélioré (sans vouloir porter jugement sur l'accent /langue du Québec). Et cela donne cette petite pointe d'exotisme à ce roman... J'ai adoré l'idée. Et je vous jure que dans ma tête, l'accent était canadien quand je lisais !

En bref : une bonne petite pause déjeuner (sisi je vous jure) qui fut réussie par ce petit questionnement. Heureusement, ce jour-là, je mangeais une salade :p A recommander pour les amateurs !



Ce livre a été lu dans le cadre du challenge New Pal 2013 organisé par Yukarie

 

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