vendredi 11 janvier 2013

Kyo-Ichi, la marque du diable de Motorô Mase









Présentation de l’éditeur : Autour de Kyoichi, fou au visage difforme porteur d’une marque étrange, se construit un culte ultraviolent qui multiplie les crimes. Un homme seul, dont les amis sont morts pour avoir croisé la route de Kyoichi, tente de lutter contre la folie meurtrière des membres de la secte, mais leur leader semble invincible, et à chaque fois qu’il survit contre toute attente, le nombre de ses adeptes augmente.Comme si plus rien, désormais, ne pouvait arrêter la propagation de la marque.








Un thriller palpitant, et horrible

Je connaissais Motorô Mase via sa saga Ikigami et je le trouvais déjà bien cruel. Mais je ne connaissais pas du tout Kyo Ichi. Et maintenant, je dois dire que je comprends mieux son style bien particulier. En effet, nous avons ici un père de famille qui ne discute quasiment plus que par email avec son fils. Mais lors d’une de ses sorties, il tabasse un homme (Kyo-Ichi) qui meurt. Mais en fait, non, il ne meurt pas et s’acharne lui demander de s’excuser, et décide de tuer tout ce qui se trouve autours de lui.

Autours de cet acharnement contre notre père de famille, on voit déjà une critique du système d’éducation japonais avec des enfants qui sont toujours au cours du soir, un manque de dialogue avec les parents, ce qui favorise, selon l’auteur, je pense, un certain désespoir, une jeunesse perdue. Et c’est ce filon qu’il développera dans ce manga là. Ces jeunes perdus seront pris en main par quelque chose de diabolique. La question est : les parents iront ils à combattre cette force là ?



Un manga à la beauté acide.

Bien entendu, le trait de crayon de Motorô Mase étant précis, incisif, magnifique tout de même bien que ce soit particulièrement dérangeant (pour faire court, c’est vraiment destiné à un public averti, certaines scènes peuvent choquer), on ne peut s’empêcher d’admirer la mise en scène et à garder le suspense jusqu’à la fin.  Autre caractéristique de l’auteur, il vous laissera justement sur votre fin, et sur votre réflexion. A vous, j’ai envie de dire de poursuivre l’histoire dans votre esprit. Certains en seront déçus. Moi pas du tout. J’adore quand on me laisse en cours de route, parfois.

Petit bonus, vous aurez un épisode de ma petite saga fétiche Ikigami. Vous aurez donc le loisir de découvrir un peu plus le travail de l’auteur.



Un grand merci à la Masse Critique de Babelio pour m'avoir encore une fois accordé sa confiance et m'avoir permis de découvrir ce one shot de l'auteur.

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