mardi 15 janvier 2013

Duma Key de Stephen King







Présentation de l’éditeur : Duma Key : un trait de crayon sur une page blanche. Une ligne d’horizon, peut-être. Mais aussi une ouverture dans laquelle s’infiltrent les ténèbres… Mutilé par un terrible accident, abandonné par sa femme, Edgar Freemantle, un businessman du Minnesota, décide de tout quitter pour la Floride. Une nouvelle vie l’attend sur l’îlot de Duma Key, langue de terre presqu’inhabitée, dévastée régulièrement par des ouragans imprévisibles, et qui appartient à une mécène excentrique dont les sœurs jumelles ont disparu dans les années 20. Edgar va s’y découvrir un incroyable don pour la peinture. Les incroyables couchers de soleil lui inspirent des tableaux qui vont vite se révéler dangereusement prémonitoires. Freemantle comprend alors qu’il doit découvrir ce qui est arrivé aux jumelles et l’étrange secret de la propriétaire des lieux, avant que les ténèbres n’engloutissent Duma Key et ses habitants.






Duma Key, ou l’association des deux grandes idées continue chez Stephe King

Non, Duma Key ne fera pas de  nouveauté dans les romans de Stephen King car l’on retrouve vraiment les ingrédients qui en font la marque de l’auteur. Tout d’abord, Stephen King pense que certains lieux sont mauvais, bien plus que les gens. Et c’est le cas sur cette île. Duma Key est en effet hantée par une grande puissance nommée Persée. Cette Persée va posséder un bâteau qui fait voyager les morts. Et Edgar Freemantle va lui-même la combattre car c’est un survivant en quelques sortes. En effet, à moitié écrasé par son accident, amputé, détruit, abandonné par sa femme, il va tenir bon et décrypter ce qui ne va pas avec ce lieu, comme Elisabeth quelques dizaines d’années auparavant. Duma Key est donc un lieu malsain, un lieu mauvais pour les filles comme le dit si bien Elisabeth. Et l’on retrouve ceci dans sa faune et sa flore même. Seule la partie nord de l’île est habitable. L’autre est hantée depuis des années

L’autre point récurent je dirai chez Stephen King, c’est sa méfiance envers le talent, la créativité. Il l’a déjà exorcisé dans un autre roman : La Part des Ténèbres. Mais ici nous nous attaquons aux peintres. En effet, les peintres, par leurs œuvres peuvent nous bouleverser, nous faire changer nos humeurs. Son postulat est donc, littéralement, et s’ils changeaient nos vies ? S’ils les influençaient. Bien entendu qu’il a raison, après tout, les œuvres de Stephen King ont pendant tout un temps bousculé mes habitudes littéraires et j’ai aussi tendance à rechercher ses allusions, sa culture dans ses romans. Evidemment, il utilise ici des métaphores, un tableau ne va pas changer littéralement les actions des hommes. Mais leur manière de penser… Allez savoir.


Duma Key, c’est aussi et avant tout le combat d’un homme contre la mort.

Edgar Freemantle est bien entendu une analogie de Stephen King. Comme vous le savez, si vous êtes fan de l’auteur, Stephen King utilise beaucoup ses peurs et les drames de sa vie dans ses romans. On sent ici la crainte qu’il a envers son art, tout d’abord, le respect qu’il en a. Et c’est surtout ce que je trouve de magnifique dans ce roman. Ce sont toutes les explications qu’ils donnent sur l’état de transe que pourrait avoir une personne talentueuse quand elle exerce son art. C’est un bel hommage quelque part sur le talent que vous avez là.

Mais vous avez aussi la bataille d’un homme pour vivre. Edgar Freemantle avait construit sa vie avant son terrible accident. Elle n’était pas parfaite mais c’était la sienne, après tout. Mais l’accident survient, changeant des choses en lui, la douleur le faisant changer un peu ses réactions. Il en perd sa femme, et doit changer de vie, aux vues de son handicap (le bras lui a été amputé). Allant dans une île paradisiaque, pour tenter de dessiner, on voit tous les efforts qu’il fait pour réapprendre à parler, pour réapprendre à marcher, à conduire, à vivre seul, à se faire des amis ensuite. J’admire beaucoup ce courage chez cet homme car il va jusqu’au bout.

En bref, j’ai bien entendu adoré ce roman de Stephen King. Qui ne les aime pas d’ailleurs ? Il n’apporte aucune grande nouveauté dans le style, vous y retrouverez  ses références habituelles, ses clés de lecture (même si parfois, on se demande vraiment où il nous mène). Si vous aimez son style, vous ne vous ennuierez pas, surtout que pour une fois, nous quittons le Maine. C’est sympa un peu de tourisme ^^ Ce ne sera pas un coup de cœur, mais plutôt la joie de retrouver un vieil ami, comme à chaque fois. Merci Monsieur King

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