vendredi 16 novembre 2012

Je vais passer pour un vieux con et autres phrases qui en disent long de Philippe Delerm








Présentation de l’éditeur : «Dans la liste des précautions oratoires, celle-ci occupe une place à part. Elle souhaite jouer la surprise par sa forme, une vulgarité appuyée qui aurait pour mission de gommer à l'avance le pire des soupçons : une pensée réactionnaire. L'interlocuteur ne doit pas se récrier avant la remarque promise. Mais une petite réticence aux commissures des lèvres signifiant "Toi, passer pour un vieux con ! ?" semble bienvenue. Elle était espérée.»Traquant les apparentes banalités de nos discours, nos petites phrases toutes faites, Philippe Delerm révèle pour chacune un monde de nuances, de petits travers, de rires en coin. La vérité de nos vies, en somme. Tour à tour attendri, moqueur ou mélancolique, il s'attache aux détails qui nous dévoilent un monde. Des mots qui nous échappent, des instants vécus par tous.







Ma petite récré à moi, c’est Philippe Delerm.

Un jour, j’étais allé voir mon grand-père à Cannes (oui, je vous raconte ma vie, et alors ?) pour réviser mes exams (Cannes, en hiver, c’est mort !). Et comme j’étais stressée (bah oui), il m’a dit : « Prends-ça, c’est bon pour ce que tu as ». Et j’ai lu. Et je l’ai remercié. Ce livre, c’était La Première Gorgée de bière et autres plaisirs minuscules, dont je vous ferai la chronique un jour de grand stress. Ce type a l’art de décortiquer nos petites phrases habituelles, de s’arrêter dessus et de me faire rire. J’en suis ressortie moins stressées, et les zygomatiques un peu plus en forme. Cette année, mon grand-père n’est plus là et j’ai tout de même sauté sur Je vais passer pour un vieux con et autres petites phrases qui en disent long en pensant bien à lui et en me demandant quand j’allais le lire.

Après la Vampire de Paul Féval,  je me suis retrouvée dans un état neuronal proche de la crise. Et je me suis dit : « Ma Koko, tu as ce qu’il faut ! Sors ton bouquin ! » (Mais oui, je parle à moi-même, c’est bien connu). Et j’ai pu après quelques années redécouvrir la petite touche de Philippe Delerm, m’arrêter sur mes petites phrases du quotidien et j’ai ri comme pas deux (comme d’habitude). J’ai rangé le livre et je l’ai mis pas loin, au cas où j’en aurai besoin dans cette période hivernale où mon rythme de vie devient beaucoup plus intense.



Je vais passer pour un vieux con…

Qui ne l’a pas sorti dépassant un certain âge, pour conseiller quelqu’un de plus jeune ? Bah moi ! Je la sors assez souvent au boulot d’ailleurs. Mais il y a d’autres expressions qui sont à hurler ! Je n’en prendrai qu’une : celle de : « Je t’ai cassé ! ». Et bien notre Philippe Delerm nous l’a remise en contexte avec une histoire de la Bible. Et je m’arrête sur cette expression car il a réussi le miracle que seul mon amoureux peut faire : me faire cracher ce que je bois par le nez. Evidemment, je n’ai pas fait gaffe. En lisant le livre, j’ai bu mon thé en même temps (bah oui, je cumule). Et comme j’ai explosé littéralement de rire, j’ai aussi craché mon thé par le nez (j’ai tout senti à la menthe toute la soirée, je ne vous dis pas).

En clair, si vous avez envie de rire (jaune ou clair d’ailleurs), prenez ce petit livre et lisez le d’une traite ou par petit bout. Parce que parfois, cela fait du bien de s’arrêter sur ce que l’on dit, sur nos expressions et comment elle peut être perçue par d’autres.

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